La majorit� des Canadiens en phase terminale ne sont pas en mesure de recevoir des soins palliatifs � domicile
Un nouveau rapport souligne l'importance dune strat�gie pour formuler des normes nationales - ASSOCIATION CANADIENNE DES SOINS PALLIATIFS - COALITION POUR DES SOINS DE FIN DE VIE DE QUALITE OTTAWA, le 13 sept. 2004 - Un rapport national diffus� aujourd'hui a pr�cis� que sur les 160 000 Canadiens qui meurent chaque ann�e d'une maladie terminale, seulement cinq � quinze pour cent ont acc�s � des soins palliatifs � domicile permettant de soulager leurs sympt�mes et de g�rer leur douleur, un soutien �tant aussi fourni aux soignants du patient. Cette statistique ne s'am�liorera probablement pas, le nombre annuel de d�c�s au Canada �tant projet� par Statistique Canada comme devant augmenter de mani�re dramatique, passant de 227 620 en 2002 - 2003, � 317 300 en 2020, et accusant ainsi une augmentation de presque 40 pour cent. Dans le rapport Mourir entour� de soins de la Coalition pour des soins de fin de vie de qualit�, des �carts marqu�s ont �t� observ�s entre les provinces et les territoires du Canada sur le plan de l'accessibilit�, de la prestation et du co�t des services de soins palliatifs. Dans certaines provinces, les personnes ayant une maladie terminale doivent assumer les frais des services de maintien en vie, comme les m�dicaments sur ordonnance, l'oxyg�ne et l'�quipement. Dans d'autres, particuli�rement celles se composant surtout de collectivit�s rurales, les services de soins palliatifs sont pratiquement non existants. "Bien que les recherches aient indiqu� que 90 pour cent des Canadiens pr�f�rent rester � la maison pendant les derni�res �tapes de la vie, 75 pour cent de tous les d�c�s se produisent en milieu hospitalier ou dans un �tablissement de soins de longue dur�e" a d�clar� Sharon Baxter, directrice g�n�rale de l'Association canadienne de soins palliatifs. "Seulement quatre juridictions sur treize au Canada, le Manitoba, l'Ontario, la Nouvelle-Ecosse et le Territoire du Yukon, couvrent le co�t des m�dicaments sur ordonnance pour les soins palliatifs � domicile. Les autres provinces et territoires exigent un nombre vari� de crit�res � remplir avant que les soins palliatifs et les m�dicaments sur ordonnance soient couverts et dans certains cas ils ne le sont m�me pas." Reconnaissant le niveau fragment� et incoh�rent des soins palliatifs disponibles dans le pays, le gouvernement du Canada a annonc� en 2001 la Strat�gie canadienne sur les soins palliatifs et de fin de vie, subventionn�e � raison de 1 million $ par an sur trois ans, afin de financer une r�ponse nationale incluant une composante communautaire. Les objectifs de cette strat�gie incluent faire avancer l'enseignement public et professionnel, ainsi que la recherche, et aider � formuler des normes nationales de soins dans tout le Canada. "Ce montant, d�j� tout � fait inad�quat, vient d'�tre baiss� par le gouvernement du Canada de 30 pour cent, malgr� l'engagement par le Parti Lib�ral de "prendre d'autres mesures pour fournir des avantages tangibles aux Canadiens en fin de vie" lors de la campagne des �lections f�d�rales du printemps dernier", de d�clarer Mme Baxter. "Le Canada ne dispose que de 160 m�decins de soins palliatifs, travaillant � temps plein ou � temps partiel", a d�clar� Mme Baxter. "La plus grande partie des soins de fin de vie, au Canada, est fournie par des m�decins de famille, la plupart d'entre eux n'ayant pas re�u de formation ad�quate en gestion de la douleur et en soutien aux soignants. Un nombre tr�s limit� d'�coles de sciences infirmi�res offrent un enseignement formel en soins palliatifs au sein du programme d'�tudes. Ceci ne correspond pas du tout � la r�alit� de notre pays, alors que la population accuse un vieillissement marqu�." Le rapport Mourir entour� de soins indique que, malgr� le besoin croissant de services de soins palliatifs, les deux-tiers des programmes Canadiens comptent sur des dons de charit� fournis par des donateurs priv�s, ce qui restreint la taille, l'�tendue et l'acc�s aux programmes. Il r�v�le �galement que seulement quatre provinces ont d�sign� les soins palliatifs comme �tant un service central dans le cadre des r�gimes de sant� provinciaux. Dans les autres provinces, les soins palliatifs sont parfois inclus au budget des soins � domicile ou d'autres services de sant�, ce qui les rend vuln�rables aux coupures budg�taires. Le rapport Mourir entour� de soins recommande que les gouvernements provinciaux/territoriaux collaborent avec le gouvernement f�d�ral pour cr�er un "panier de services" complet pour les soins de fin de vie incluant : - Acc�s 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 � des professionnels en soins palliatifs - M�dicaments sur ordonnance - Acc�s aux th�rapies non prescrites (comme oxyg�ne) - Services de soins � domicile - Soins de rel�ve (soins aux aidants naturels) - Soins de compassion pour les aidants naturels (aide financi�re aux aidants naturels) "Le syst�me de sant� canadien actuel doit �tre restructur� pour permettre l'int�gration des soins palliatifs et de fin de vie", a d�clar� Mme Baxter. O� qu'ils vivent au Canada, que ce soit en milieu rural ou urbain, tous les Canadiens m�ritent des soins ad�quats et un soutien pendant les �tapes finales de leur vie." Un sondage effectu� aupr�s de 1 055 Canadiens par Ipsos-Reid et commandit� par l'ACSP et GlaxoSmithKline Inc. afin de mieux comprendre les attitudes et le niveau de sensibilisation aux soins palliatifs et de fin de vie vient �tayer cette th�se. Les r�sultats indiquent que les Canadiens estiment � 54 heures par semaine, en moyenne, le temps n�cessaire pour prendre soin d'un proche mourant � la maison, mais environ les deux-tiers(*) ont indiqu� qu'ils ne pourraient pas consacrer tout ce temps, vu leur horaire actuel. "Il est clair que nous avons besoin d'une strat�gie nationale en mati�re de soins palliatifs bas�e sur les principes de l'accessibilit� aux soins complets" a d�clar� Nadine Hennington, directrice g�n�rale de l'Association canadienne de soins et services � domicile. "Les familles ne sont pas en mesure de s'adapter � la gestion des soins pour un proche mourant � la maison sans recevoir un soutien � domicile." L'ancienne pr�sidente de la Division du vieillissement et des a�n�s, Pat Raymaker, d�clare que "les soins palliatifs et de fin de vie ne sont pas seulement la cl� d'une soci�t� humaine, mais sont appel�s � jouer un r�le de plus en plus important au sein du syst�me de soins de sant�, vu les tendances d�mographiques. La Division du vieillissement et des a�n�s enjoint le premier ministre du Canada et les premiers ministres provinciaux � mettre en vigueur les conclusions et les recommandations du rapport Mourir entour� de soins." (*)(Environ les deux-tiers des personnes ayant d�clar� que les soins prendraient plus de z�ro heures ont indiqu� qu'elles ne pourraient pas y consacrer ce temps, vu leur horaire actuel.) Ce sondage t�l�phonique a �t� effectu� du 9 d�cembre au 11 d�cembre 2003. Avec un �chantillon de 1055 personnes, les r�sultats sont consid�r�s comme �tant exacts � 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20, si toute la population canadienne adulte avait �t� interrog�e. La marge d'erreur sera plus �lev�e dans les sous-groupes de la population du sondage. Ces donn�es ont �t� pond�r�es sur le plan statistique pour veiller � ce que la composition sur les plans g�ographiques, de l'�ge et du sexe de l'�chantillon corresponde � la population canadienne r�elle, selon les donn�es fournies par le recensement de 2001. Pour obtenir de plus amples informations, veuillez vous rendre au site www.ipsos.ca Pour plus d'informations : Renseignements: Sharon Baxter ACSP (613) 241-3663 x 227 (t�l�phone cellulaire) (613) 447-3906 Greg Adams ACSP (613) 241-3663 x 222 ASSOCIATION CANADIENNE DES SOINS PALLIATIFS - COALITION POUR DES SOINS DE FIN DE VIE DE QUALITE http://www.guidesanteenligne.com/news_mail.asp?ID=26640 --- URG-L Si vous avez plusieurs adresses email, vous pouvez les envoyer a Frederic Giroux a l'adresse [EMAIL PROTECTED] Un (ou des) alias pourront ainsi etre crees pour que vous puissiez envoyer des messages a travers la liste a partir de n'importe quel de vos alias. Autrement, les messages qui proviennent d'une adresse non-listee sont automatiquement rejetes.
