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Les donn�es r�gionales du plus important sondage jamais r�alis�
aupr�s des m�decins du Canada laissent entrevoir des temps difficiles
 

OTTAWA, le 16 f�vrier 2005 - Les donn�es r�gionales du plus important
sondage jamais r�alis� aupr�s de la population de m�decins du Canada
nous servent un avertissement s�v�re dans chaque province et
territoire concernant les tendances � venir dans les effectifs
m�dicaux au pays.

Le Coll�ge des m�decins de famille du Canada (CMFC), l'Association
m�dicale canadienne (AMC) et le Coll�ge royal des m�decins et
chirurgiens du Canada (CRMCC) basent cette conclusion sur la
diffusion aujourd'hui de la seconde phase du Sondage national aupr�s
des m�decins (SNM). Le SNM a impliqu� 21 000 m�decins de toutes les
disciplines. C'est la premi�re fois que les trois organisations
nationales unissent leurs efforts pour mener cette recherche.

Les donn�es du SNM diffus�es � l'�chelle nationale l'automne dernier
ont r�v�l� que la raret� des effectifs m�dicaux a un impact n�gatif
sur l'acc�s aux soins et les temps d'attente pour les Canadiens.
Cette constatation sera exacerb�e puisque environ 10 % des
pathologistes, des sp�cialistes en m�decine interne, des chirurgiens
g�n�raux et des oto-rhino-laryngologistes pr�voient prendre leur
retraite au cours des 2 prochaines ann�es. Les faits saillants des
donn�es r�gionales nous livrent d'autres projections d�sastreuses,
notamment le fait que 10% des m�decins de Terre-Neuve et Labrador
planifient quitter la province au cours des deux prochaines ann�es. 

"Nos gouvernements se sont engag�s � garantir l'universalit� des
soins, un principe ench�ss� dans la Loi canadienne sur la sant�, et
nous avons des signes que ce principe est menac� par les changements
dans les ressources m�dicales", nous dit le Dr Alain Pavilanis,
pr�sident du CMFC. "Ce deuxi�me communiqu� des donn�es du SNM r�v�le
des diff�rences r�gionales importantes concernant l'acc�s aux soins
pour les Canadiens, lesquelles sont li�es aux variations r�gionales
en termes d'effectifs m�dicaux et de modes de pratique."

Les donn�es r�gionales du SNM identifient �galement le fait que de
nombreux m�decins consid�rent les activit�s de garde comme un aspect
particuli�rement stressant de la pratique m�dicale. Il n'est donc pas
surprenant que les m�decins des r�gions moins populeuses aient
rapport� de plus haut taux d'activit�s de garde, comparativement �
ceux des r�gions plus peupl�es. Dans les r�gions moins populeuses,
pr�s de 20 % des m�decins ont indiqu� �tre de garde plus de 240
heures par mois, ou plus de une nuit sur trois.

"Pendant trop longtemps, le syst�me de sant� s'est fi� aux m�decins
pour combler les lacunes", nous dit le Dr Stewart Hamilton, pr�sident
du Coll�ge royal des m�decins et chirurgiens du Canada. "Les m�decins
ont continu� � pourvoir aux besoins des patients, en d�pit de
situations o� les ressources ad�quates ne sont pas disponibles; o�
les soins urgents, mais non �mergents, sont souvent dispens�s en
dehors des heures r�guli�res et o� l'acc�s aux services en temps
opportun n'est possible que lorsque le m�decin a franchi les
obstacles bureaucratiques. Le contrat implicite entre un m�decin et
son h�pital/sa r�gion a �chou�."

Le fait que les nouveaux m�decins et ceux qui ach�vent leur carri�re
choisissent de travailler diff�remment est une consid�ration
importante qui s'applique � l'ensemble du pays. A l'�chelle
nationale, 16 % des m�decins ont r�duit leurs heures de travail
hebdomadaires au cours des deux derni�res ann�es et plus d'un quart
planifient le faire au cours des deux prochaines ann�es. Ces chiffres
sont assez uniformes dans l'ensemble du pays, le Qu�bec �tant bon
premier avec pr�s du tiers des m�decins qui planifient r�duire leur
semaine de travail.

Les m�decins ont �galement rapport� des difficult�s pour assurer
l'acc�s aux soins hospitaliers, aux lits de soins de longue dur�e et
aux services diagnostiques de pointe pour leurs patients. Les
diff�rences r�gionales dans l'acc�s aux ressources pour des services
de sant� affectent la prestation des services en temps opportun et
l'uniformit� de la qualit� des soins dispens�s aux patients qui
vivent dans certaines r�gions du Canada. Ceci peut �galement avoir un
impact sur la qualit� des soins que les Canadiens peuvent s'attendre
de recevoir d'une r�gion � l'autre.

En fait, les donn�es du SNM montrent que plus de la moiti� de tous
les m�decins de la C.-B. (55 %) ont qualifi� de passable ou faible
l'acc�s aux soins hospitaliers pour des interventions �lectives,
comparativement � 34 % au Qu�bec et � Terre-Neuve et Labrador. Plus
de 60 % des m�decins de l'I.-P.-E., de la N.-E. et de la C.-B. ont
qualifi� de passable ou faible l'acc�s aux lits de soins de longue
dur�e, comparativement � moins de la moiti� des m�decins du Qu�bec et
du Manitoba. L'acc�s aux services diagnostiques de pointe semble un
probl�me � T.-N.-L. et en Saskatchewan o� plus des deux tiers des
m�decins ont jug� cet acc�s de passable ou faible comparativement �
37 % au N.-B. Le taux de satisfaction concernant l'acc�s aux
m�dicaments et appareils m�dicaux est sup�rieur au Qu�bec o�
seulement 13 % des m�decins ont jug� l'acc�s de passable ou faible,
comparativement � plus de 30% � T.-N.-L. et l'I.-P.-E.

"Les m�decins ne peuvent plus se confondre en excuses et travailler
davantage pour dissimuler les faiblesses du syst�me de sant� afin
d'assurer aux patients les soins dont ils ont besoin", nous dit le Dr
Albert Schumacher, pr�sident de l'AMC. "Les gouvernements doivent
comprendre que les meilleurs �l�ments du syst�me, les professionnels
de la sant�, en ont assez de travailler de plus en plus fort pour
combler les lacunes."

Un document d'information et des tableaux statistiques sont
disponibles � www.nps-snm.ca.

Le sondage national aupr�s des m�decins a �t� r�alis� gr�ce aux
contributions financi�res du Coll�ge des m�decins de famille du
Canada, de l'Association m�dicale canadienne, du Coll�ge royal des
m�decins et chirurgiens du Canada, de l'Institut canadien
d'information sur la sant� et de Sant� Canada. Le SNM 2004 est un
questionnaire d'auto�valuation envoy�, par la poste et par courrier
�lectronique, � tous les m�decins qui d�tiennent un permis d'exercice
au Canada. Au total, 21 296 m�decins ont retourn� leur questionnaire.
La marge d'erreur des r�sultats est de +/- 0,7 %, 19 fois sur 20 et
vous pouvez les consulter � www.nps-snm.ca. L'Association m�dicale
canadienne est le porte-parole national des m�decins au Canada. L'AMC
qui repr�sente 59,000 membres a pour mission de servir et d'unir les
m�decins du Canada et de d�fendre sur la sc�ne nationale, en
collaboration avec la population du Canada, les normes les plus
�lev�es de sant� et de soins de sant�.

Le Coll�ge des m�decins de famille du Canada est la voix de la
m�decine familiale au Canada. Repr�sentant 17 000 membres au Canada,
c'est l'organisation professionnelle responsable de fixer les normes
de la formation, de la certification et de l'�ducation continue des
m�decins de famille, et de repr�senter les int�r�ts de la m�decine
familiale, des m�decins de famille et de leurs patients. Le CMFC
proc�de aussi � l'agr�ment des programmes de r�sidence en m�decine
familiale dans les 16 facult�s de m�decine du Canada.

Le Coll�ge royal des m�decins et chirurgiens du Canada (CRMCC) est un
organisme d'envergure nationale et � but non lucratif de 38 000
membres r�partis dans 92 pays, vou� � l'�tablissement de normes de
pratique �lev�es et � l'assurance de la qualit� des soins de sant�.
Le RCPSC est l'organe de la m�decine sp�cialis�e au Canada.  


# 2

Le 16 f�vrier 2005 - � Pendant trop longtemps, le syst�me de sant�
s�est fi� aux m�decins pour combler les lacunes �, nous dit le Dr
Stewart Hamilton, pr�sident du Coll�ge royal des m�decins et
chirurgiens du Canada. � Les m�decins ont continu� � pourvoir aux
besoins des patients, en d�pit de situations o� les ressources
ad�quates ne sont pas disponibles; o� les soins urgents, mais non
�mergents, sont souvent dispens�s en dehors des heures r�guli�res et
o� l�acc�s aux services en temps opportun n�est possible que lorsque
le m�decin a franchi les obstacles bureaucratiques. Le contrat
implicite entre un m�decin et son h�pital/sa r�gion a �chou�. �

Le fait que les nouveaux m�decins et ceux qui ach�vent leur carri�re
choisissent de travailler diff�remment est une consid�ration
importante qui s�applique � l�ensemble du pays. � l��chelle
nationale, 16 % des m�decins ont r�duit leurs heures de travail
hebdomadaires au cours des deux derni�res ann�es et plus d�un quart
planifient le faire au cours des deux prochaines ann�es. Ces chiffres
sont assez uniformes dans l�ensemble du pays, le Qu�bec �tant bon
premier avec pr�s du tiers des m�decins qui planifient r�duire leur
semaine de travail.

Les m�decins ont �galement rapport� des difficult�s pour assurer
l�acc�s aux soins hospitaliers, aux lits de soins de longue dur�e et
aux services diagnostiques de pointe pour leurs patients. Les
diff�rences r�gionales dans l�acc�s aux ressources pour des services
de sant� affectent la prestation des services en temps opportun et
l�uniformit� de la qualit� des soins dispens�s aux patients qui
vivent dans certaines r�gions du Canada. Ceci peut �galement avoir un
impact sur la qualit� des soins que les Canadiens peuvent s�attendre
de recevoir d�une r�gion � l�autre.

En fait, les donn�es du SNM montrent que plus de la moiti� de tous
les m�decins de la C.-B. (55 %) ont qualifi� de passable ou faible
l�acc�s aux soins hospitaliers pour des interventions �lectives,
comparativement � 34 % au Qu�bec et � Terre-Neuve et Labrador. Plus
de 60 % des m�decins de l��.-P.-�., de la N.-�. et de la C.-B. ont
qualifi� de passable ou faible l�acc�s aux lits de soins de longue
dur�e, comparativement � moins de la moiti� des m�decins du Qu�bec et
du Manitoba. L�acc�s aux services diagnostiques de pointe semble un
probl�me � T.-N.-L. et en Saskatchewan o� plus des deux tiers des
m�decins ont jug� cet acc�s de passable ou faible comparativement �
37 % au N.-B. Le taux de satisfaction concernant l�acc�s aux
m�dicaments et appareils m�dicaux est sup�rieur au Qu�bec o�
seulement 13 % des m�decins ont jug� l�acc�s de passable ou faible,
comparativement � plus de 30% � T.-N.-L. et l��.-P.-�.

� Les m�decins ne peuvent plus se confondre en excuses et travailler
davantage pour dissimuler les faiblesses du syst�me de sant� afin
d�assurer aux patients les soins dont ils ont besoin �, nous dit le
Dr Albert Schumacher, pr�sident de l�AMC. � Les gouvernements doivent
comprendre que les meilleurs �l�ments du syst�me, les professionnels
de la sant�, en ont assez de travailler de plus en plus fort pour
combler les lacunes. � 
Pour plus d'informations :
Carole Lavigne
Gestionnaire, relations avec les m�dias
Association m�dicale canadienne (AMC)
(613) 731-8610
1 800 663-7336 poste 1266

Pierrette Leonard 
Chef des affaires publiques
Coll�ge royal des m�decins et chirurgiens du Canada (CRMCC)
(613) 730-6201
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