La réévaluation est une nécessité pour les urgences avec un temps d'attente long, mais reste difficile à implanter. On la contourne en avisant la clientèle d'aviser si un changement survient dans la condition clinique. 

Il est évident que ce processus n'éliminera pas les décès dans la salle d'attente. Nous avons connu une enquête du coroner avec un décès semblable à Maisonneuve: Mme Lacombe, vers 1996, décédée sur une civière du corridor en attente d'être vue par le médecin de nuit, triée pour "mal de gorge" et retrouvée morte quand son tour est venu, plusieurs heures plus tard. L'enquête n'avait pas établi d'erreur du triage. Une mort subite peut survenir n'importe quand, même dans une salle d'attente. Mais il donnera une meilleure sécurité à la clientèle et aide à apaiser les impatients.

Autre point digne de mention: si les délais suggérés par l'ÉTG devaient être suivis, nous passerions 90% du temps à faire de la réévaluation et il faudrait doubler les effectifs et les salles de triage. Nous proposons plutôt une réévaluation de l'ordre de 30 minutes pour les P2, 2 heures pour les P3 et 4 heures pour les P4. P5? Sais pas... 8 heures?!

Bernard
Le 05-12-22 à 00:13, Alain Vadeboncoeur a écrit :

Bonjour
 
Avec Danielle Perreault, infirmière-chef chez nous, nous avons développé le concept d'infrimière ;a l'Ambulatoire, qui commence à faire de la réévaluation, mais ça n'Est pas systématique. A la Cité, une infirmière fait ce rôle spécifiquement. Mais pas tout le temps je pense. Pas facile dans certains milieux de réévaluer quand les temps d'attente sont de 3-4-6-12 heures...
 
N'empêche qu'il fallait s'y attendre. Ce cas est exactement similaire au cas de Kyle, le jeune garçon mrt d'une mémingite en Ontario en 1997 après avoir attendu plusieurs heures dans la salle d'attente sans réévaluation, cas qui a mené au développement de l'ETG et son implantation rapide en 1999 dans tout l'Ontario ensuite.
 
Alain
 
PS. Il faut aussi un outil efficace pour supporter le processus de réévaluation. Le système Medurge a été développé afin de permettre une gestion claire de la réévaluation. L'auteur de cette ligne déclare avoir un intérêt dans Medurge mais se trouve quand même pas mal objectif.
 


From: [email protected] [mailto:[email protected]] On Behalf Of Pierre
Sent: 21 décembre 2005 23:33
To: [EMAIL PROTECTED]
Subject: URG-L: reevaluation

Est-ce qu’on fait une reevaluation systematique chez vous?

 


http://www.cyberpresse.ca/article/20051221/CPACTUALITES/512210509/5174/CPDROIT

 

 

http://www.cyberpresse.ca/article/20051221/CPACTUALITES/512210509/5174/CPDROITLe mercredi 21 décembre 2005

Urgence : un coroner recommande une infirmière affectée à la réévaluation

Mathieu Bélanger

Le Droit

La mort d'Ernest Royer, 61 ans, à la suite d'une crise cardiaque en pleine salle d'attente de l'urgence de Gatineau, en janvier dernier, alors qu'il attendait d'être vu par un médecin depuis plusieurs heures, pousse le Bureau du coroner à recommander qu'une infirmière soit spécifiquement affectée à la réévaluation systématique des patients en attente d'une consultation.

Une recommandation qui a bien été acheminée à l'établissement, mais qui n'est toujours pas appliquée, confirme la direction du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG).

"La réévaluation est inscrite dans notre échelle de triage, mais cette mesure n'est pas appliquée systématiquement, précise le directeur des services professionnels du CSSSG, Dr Guy Morissette. C'est une préoccupation des gestionnaires de l'urgence, mais aussi au niveau national. Une réflexion sur le sujet est entamée depuis plusieurs mois."


 

Fin janvier 2005 ; M. Royer se présente à l'urgence de Gatineau.

Il se plaint d'un état grippal, de toux sèche et de douleurs au dos. Cette situation perdure depuis quelques jours et semble s'aggraver, note le coroner, Michel Ferland.

Plus de détails dans notre édition du mercredi 21 décembre

 


 



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