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Réponse ou transfert
de :
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Dr Philippe Pès - B.M.P. Marseille
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Question à trois sous:
Vous arrive-t-il, au SAU, de
réduire des luxations d'épaule évidentes sans faire la radio préalable
?
J'avoue que je fais toujours (ceci dit
j'en vois 1 par mois ... série impressionnante n'est-ce pas ? )
une tentative de réduction (toujours douce: Stimson ou méthode
de la chaise associé à la manipulation scapulaire en rotation, ou
manipulation scapulaire en rotation classique) en disant au
patient pourquoi je ne fais pas de radio. Il y a 2 papiers à l'appui,
petites séries.
Et vous ?
Avez-vous si vous procédez de la sorte,
des froncements de sourcil de la part des autorités chargées du suivi
?
Avantage: même avec la
morphine IV et coanalgésiques, le passage en radio et l'attente
y-afférente ajoutent un bon délai de souffrance, je trouve qu'il faut
des doses de morphine souvent importantes ce qui est gênant justement
pour envoyer en radio et allonge l'attente de la
réduction.
La réduction soulage indubitablement,
j'ai des témoins, c'est vrai qu'il n'y a pas d'essai randomisé sur le
sujet, mmm... Bref, ça me parait du même tonneau que la morphine dans
l'abdomen aigu.
Inconvénient: s'il y a
une p'tite lésion osseuse, je ne peux pas prouver que elle n'y était
pas avant. Donc je dis au patient "il peut y avoir une petite lésion"
mais ça ne change pas l'indication de réduction.
Si il y a une fracture importante
associée... J'argumenterai à l'instruction que les méthodes utilisées
ne risquent pas d'aggraver les choses. Mais je ne peux pas le
prouver.