Title: Re: URG-L: congestion urgence

Bonjour,

Ce n’est pas élégant, par l’absurde planifions de déménager l’urgence à un autre site et laissons cet hôpital fourre tout première ligne et guichet d’accès se débrouiller.

L’erreur est de permettre des activité de deuxième ligne élective et peu urgente s’opérer en clinique externe hospitalière au frais du contribuable.  L’insulte est d’obliger un passage à l’urgence. J’ai souvent observé des professionnels infirmier après plusieurs années d’expérience « gradué » à une poste dans une clinique externe, ces professionnels sont utilisés pour accueillir les patients et simplement prendre leur tension artérielle qu’elle gaspillage. Sommes toutes une endoscopie peut se pratiquer aux deuxième étage d’une pharmacie communautaire.

Comment un gestionnaire peut-il gérer ce genre de décision ?

 

Avez-vous des médecins ou départements qui disent simplement non à la coopération ?

Dans notre pénurie nationale

Pigaro

 

 

 

-----Message d'origine-----
De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Claude Rivard
Envoyé : 28 octobre 2006 13:55
À : [email protected]
Objet : URG-L: congestion urgence

 

Merci de l’info.
Content de voir que des investissements iront dans les CHSLD ontariens.
Optique correcte si on considère que les patients chroniques engorgent les
Lits de soins aigus des étages et amènent ainsi un engorgement de nos
Civières d’urgence par des patients qui attendent un lit sur les étages.

Dans un autre ordre d’idée, plus près de chez nous...
Depuis une semaine, les gastro-entérologues de chez nous se sont donnés
Le mot pour engorger le système le plus possible, ils disent que ces actions
Sont motivées par un mot d’ordre qu’ils auraient reçu de leur fédé.

Voici comment ça se passe:
Un patient chez qui son médecin de famille découvre un polype au colon (par LB)
Veut que son patient passe une coloscopie.
Avant: le médecin de famille appelle le gastro de garde qui ajoutait le patient
En clinique externe ou en endoscopie directement.
Maintenant: le médecin de famille se fait dire d’envoyer le patient à l’urgence
Avec la copie de son résultat de lavement baryté pour qu’il soit vu par le
Médecin d’urgence...qui le fera ajouter à la clinique de gastro.

Si les autres spécialités emboîtent le pas:
On va voir des cytologies anormales qui ont besoin de colposcopies.
Des scléroses en plaques (découverte à la RMN externe) qui veulent voir un neuro.
Des arthrites (avec bilan complet déjà fait) qui veulent voir un rhumato ou interniste.

En gros, un maudit bordel qui va augmenter le niveau de frustration des patients
Et va engorger l’urgence de cas “administratifs” qui étaient auparavant réglés
Sans qu’on les voient passer à l’urgence.

Les spécialistes respectent l’esprit de la loi 37.  Le patient est vu tout de même
(donc pas de diminution d’activité), mais il aura coûté beaucoup plus cher au
Système avec l’inscription à l’urgence, le paiement au médecin d’urgence et ceci
Sans compter les bilans à faire et les patients qui y seront parfois couchés (car
Certains spécialistes refusent de voir les patients de la salle d’attente de l’urgence,
Il faut que le patient soit couché sur une civière).

Je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu de la manière qu’on adopté certains
Spécialistes pour faire payer au gouvernement actuel le passage de la loi 37,  ils
Diminuent la qualité des services offerts, font générer des coûts supplémentaires
Et, avec l’engorgement qu’ils risquent de créer dans les urgences, mettent en
Péril la capacité de l’urgence de pouvoir donner des soins urgents aux personnes
qui en ont vraiment besoin.

Nous avions vraiment besoin de ça...

--
Claude Rivard, md
Chef du Département de Médecine d'Urgence
Centre de Santé et de Services Sociaux Pierre-Boucher
Longueuil, Qc
[EMAIL PROTECTED]


Le 27/10/06 13:23, « Dr Pierre Hamel » <[EMAIL PROTECTED]> a écrit :

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