À mon avis, il ne devrait pas y avoir de réticence.
"Pourquoi fait-on des ECG au triage? Ça n'a pas de sens, imaginez qu'un patient quitte sans voir vu le médecin? Qui sera responsable? --) C'est pas bon parce que ça implique notre responsabilité?" Maintenant, remplace le terme ECG par n'importe quoi et c'est toujours le même débat qui tourne en rond. Les médecins sont, en général, des peureux! Et cest le contexte médicolégal de notre pratique qui nous rend ainsi. Nous évitons un geste potentiellement bénéfique pour une majorité parce quon ne veut pas impliquer sa responsabilité médicolégale pour un rare cas « potentiellement problématique ». On fait des ECG au triage parce que les patients en bénéficient, parce quil est parfois difficile de différentier une indigestion dun infarctus à lhistoire, parce que la prise en charge est plus ciblée, plus rapide et que ça évite au patient de mourir dans la salle dattente. On fait des radiographies au triage parce que les patients en bénéficient, parce quil est parfois difficile de différentier une fracture de hanche dune simple contusion à lhistoire, parce que la prise en charge est plus ciblée, plus rapide et que ça évite au patient de souffrir dans la salle dattente. Maintenant, tu peux remplacer les termes ECG et radiographies par nimporte quoi et cest le même message. À mon avis, on devrait développer davantage les protocoles dinvestigations au triage surtout parce que nos temps dattente sont extrêmes au Québec. Ça prend environ une heure avoir une troponine. Il y a combien dinfarctus qui sont classés ETG-IV et qui attendent >6 heures à lurgence parce que présentation atypique? De la même facon que lECG au triage, la troponine pourrait accélérer la prise en charge et rendre nos urgences plus sécuritaires. Une troponine ou un bhcg ou nimporte quel bilan au triage ne tuera jamais personne et ne cause pas plus deffets secondaires que la le bilan dans la salle dexamen 6 heures plus tard Si cest bon pour le patient, si ça nous aide à décider + vite et à lorienter mieux, pourquoi alors on le refuse? Parce quon est peureux Les poursuites, la responsabilité médicale, etc tout un système qui, lorsque poussé à lextrême, néfaste pour celui quil doit protéger. [EMAIL PROTECTED] martinphamdinh.googlepages.com -----Message d'origine----- De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de Marie-Lou Morel Envoyé : February 23, 2007 9:16 AM À : [email protected] Objet : URG-L: protocoles de triage avance En general, les objections, venant principalement du CMDP, sont qu'on ne devrait pas administrer un medicament avant de poser un diagnostic medical, ce que l'infirmiere ne peut faire. J'ai reussi recemment a faire passer une ordonnance collective pour l'administration de gravol a l'urgence de peine et de misere. On me disait qu'on pouvait manquer un infarctus en donnant du gravol au triage...! Imaginez pour les opiaces ...L'autre argument est que le patient puisse quitter parce qu'il se sent mieux sans qu'un diagnostic soit pose. Pourtant, on donne du tempra aux enfants au triage qui font de la fievre et on n'a pas de diagnostic pour autant. Martin Pham Dinh wrote: > Quelles réticences exactament? > > > --- URG-L Pour quitter URG-L, envoyez un message a la liste ([email protected]) avec, COMME SUJET, le mot REMOVE (rien d'autre). -- No virus found in this incoming message. Checked by AVG Free Edition. Version: 7.5.441 / Virus Database: 268.18.3/697 - Release Date: 22/02/2007 11:55 AM -- No virus found in this outgoing message. Checked by AVG Free Edition. Version: 7.5.441 / Virus Database: 268.18.3/698 - Release Date: 23/02/2007 4:39 AM
