Il n’est pas le seul.

 

Grosse bordée de vieux messages ce matin.

 

C.

 

  _____  

De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de
ellrodtmailinglist
Envoyé : 13 mars 2007 04:34
À : [email protected]
Objet : URG-L: Re: URG-L: Cas clinique lombalgie fébrile

 

Ce message refroidi est revenu tout seul sur la liste: mystère total. 

----- Original Message ----- 

From: Axel Ellrodt _listes <mailto:[EMAIL PROTECTED]>  

To: [email protected] 

Sent: Tuesday, March 06, 2007 7:27 PM

Subject: URG-L: Cas clinique lombalgie fébrile

 

Dame 80 ans.

 

Fievre 40 douleur lombaire  ce matin, son MT au telephone lui dit "A
l'hopital, fissa , allez, Yallah !"

 

Fatiguée depuis des semaines va savoir combien. Ce qu'elle dit c'est que son
médecin envisageait une hospitalisation pour bilan (argl !) histoire de voir
si elle n'avait pas un Horton ou une PPR (sic).

En effet, elle a un mois auparavant sur un résultat de laboratoire une
anémie inflammatoire à 9 g/dl d'Hb et une CRP à 150 mg/ l.  

 

A posteriori j'obtiendrai au retrospectoscope une plainte négligée ou non
recherchée ni émise.

Rhumatisme du genou droit arthrose je suppose, pour lequel etlle reçoit
force acide hylauronique en infiltration.

 

Ce matin-là  donc elle se réveille avec une violente douleur lombaire gauche
des frissons et 40°. Mal dans la cuisse gauche itou note l'infirmière de tri
[(pardon ici on est cérébré, en France,  on dit "Infirmière Organisatrice de
l'Accueil" qui a remplaca la toute simple "infirmière d'accueil et
d'orientation", en attendant les VOA (Vigiles oraganisateurs de l'accueil)
sauf chez nous, village d'irréductibles,  où on persiste dans le vulgaire
tri. POuah !]

 

38°5, PA 170/89, pouls 85, FR 18

 

Bonne mine relative (a mal) 

 

 

Examen: Fosse lombaire G tres douloureuse le rein palpé par devant z'et
derrière est douloureux, ventre souple mais masse de la FIG (quadrant
inférieur gauche je suppose au Canada) , sensible sans défense, mais
douloureuse à la décompression, et il me semble la retrouver au TV faisant
corps avec l'uterus (ATCD de fibromes) qui peut-être comprime l'uretère, me
dis-je in petto. A moins que ce ne soit un cochonocarcinome, pauvre dame.

Urines purulentes nitrites leuco , odeur nauseabonde.

Pas de signe d'AAA.

 

Hospitalisation pour pyélo, suspicion d'obstacle chez vieille dame seule a
la maison. 1 g de ceftriaxone , analgésiques. 

Je demande , quel con, une écho, parce que je n'ai pas sa créatininémie et
que je me dis,  c'est une pyélo... ils verront bien cette masse et son
effet. (re quel con).

 

Echo : "que dalle. Lithiase biliaire non compliquée.  Pas de masse hé
dugenou, t'as encore picolé ou quoi ?"    

 

Bio 24OOO leucos dont 23000 PNN. CRP 350, le reste non interessant (je sais
ça sert à rien ici, mais je sais que derrière il la voudront, pour s'assurer
plus encore de la bonne évolution.

 

ALors que la malade monte enfin dans sa chambre 3 heures plus tard,
l'accompagnante me dit "Mais docteur elle a mal au genou et ça gonfle ! "

 

Je mets la main et l'oeil, et horreur des plaques rouges nouvelles sur le
genou (je l'avais aperçu lors du toucher pelvien, et il pliait) il fait mal
il est chaud et j'en frémis encor', ça crépite, et ça crépite jusqu'au
scarpa. Ce genou n'a pas été infiltré, il n'y a pas d'épanchement
articulaire et sous l'oeil réprobateur des infirmières (mais il verront ça
dans sa chambre) et de la malade (Dr, je veux etre dans un lit, tranquille)
je la remets en boxe pour Scanner.

Alors qu'esse ça peut bien être ? 

Axel

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