Chez nous, à St-Jérôme dans les Laurentides, ça fait longtemps que plusieurs patients restent à l'urgence en attente de leur lit aux SIM...... Juste la semaine dernière, un patient est resté à l'urgence 72h (dans notre salle de choc qui comprend 4 civières) en attente de son lit aux SIM..... Et ce n'est pas une situation exceptionnelle. Pratiquement tous les jours des patients sont à l'urgence plus de 24 h en attente de leur lit aux SIM. Les causes sont bien sûr le manque d'infirmière et le nombre croissant de patients nécessitant des SIM. Y'a-t'il des solutions? Non, pas vraiment. Comme md d'urgence suis-je contre? À 100 miles à l'heure. Pour nous, c'est devenu une situation 'normale' avec laquelle on vit. On met notre responsabilité professionnelle et la vie des patients en danger. Ce printemps, par exemple, une journée il y avait 3 patients en attente de lits aux SIM dans notre salle de choc. On nous annonce 3 traumas majeurs mais il n'y a pas de place pour déplacer les patients de SIM et encore moins des infimières pour s'en occuper puisque nous aurons 3 polytraumatisés majeurs nécessitant plusieurs infirmières..... Solution: on met des patients dans le corridor, on transfère les patients de SIM dans l'aire monitorée de civière, on espère...... Il parait que l'urgence déborde parce que les md d'urgence gardent trop de patients en observation.....
Anyway, avez-vous envie de vous joindre à notre équipe?!!!

Julie
----- Original Message ----- From: "Sylvie Clément" <[EMAIL PROTECTED]>
To: <[email protected]>
Sent: Friday, May 11, 2007 11:36 AM
Subject: URG-L: Soins intensifs


Bonjour à la communauté de soins critiques !


Désolée d'utiliser la tribune d'urg-l à ces fins mes je veux avoir le pouls de mon problème au niveau provincial .


Le service des soins intensifs de l'hôpital du Haut-Richelieu (St-Jean-sur-Richelieu) subit une coupe de 4 lits (sur 15) à cause du manque d'infirmières. Aucune date prévisible de retour à la normale n'est donnée , d'ailleurs pas de lettre explicative aux membres du CMDP.

Pas de corridor de transfert , donc qq patients doivent rester à l'urgence en attendant d'aller mieux ou d'avoir peut-être une place aux soins intensifs (donc utiliser la salle de réanim pendant un certain temps...) .

Evidemmment on est contre comme médecin , mais le couteau est tombé et les patients ne cessent d'affluer .


J'aimerais savoir si vous vivez la même chose ou si le problème est pire en Montérégie ou simplement chez nous .

Si oui, avez-vous trouvé des solutions palliatives ?

Tout commentaire sera bienvenue


Sylvie Clément

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