Ca c'est bien vrai,MC.On démissionne pour diverses raisons,celle-ci
s'inscrivant la plupart du temps dans un contexte,et après un cheminement.

Ce qui ne nous empêche pas de faire un peu de broue en passant...

Parce qu'il est tout aussi exact que si le ras-le-bol s'installe
lentement,il devient un vrai raz-de-marée quand on décide de donner un tour
de roue et qu'assez est...assez.

Je suis persuadée que tu adores encore l'urgence,et que tu vas continuer à
en faire.Mais...ailleurs,et autrement.

Et c'est ça qui est dommage.On ne peut remplacer l'expérience que par
l'expérience.Tu le dis bien dans ta lettre.Et il est toujours triste de voir
quelqu'un d'aussi impliquée et urgentologue de carrière abandonner son
milieu d'origine par "désespoir".

Parce qu'il s'agit de ça,en bout du compte.

Tiens,tiens,on pourrait composer un poème là-dessus:le désespoir de
l'urgentologue..Alain?

C.
-----Message d'origine-----
De : [email protected] [mailto:[EMAIL PROTECTED] De la part de
Marie-Charlotte Koenig
Envoyé : 24 septembre 2007 10:05
À : [email protected]
Objet : URG-L: RE : URG-L: MCK....et les autres!

Salut Claude.
Je crois que l'on démissionne pour soi. QU'un autre
défi nous appelle, ou qu'on se rende compte à un
moment qu'on a franchi cette ligne invisible qui nous
rend une situation inacceptable, intolérable. 

Une démission, ne s'improvise pas.

La suite dépend de ce qu'on veut faire de cette
démission. En ce qui me concerne, il en va
probablement de même pour toi, j'ai voulu que ce
départ puisse contribuer à servir à mes collègues
locaux, et certainement des autre salles d'Urgence de
la province. J'ai voulu ajouter une autre voix que
j'estime relativement puissante, de par mon
attachement à cet hôpital, le temps que j'y ai passé
et mon expérience en Urgence tout azimut
(littéralement), aux voix bien plus fortes que la
mienne, de gens qui ont développé ce que sont les
salles d'urgence au Québec aujourd'hui et qui
dénoncent, régulièrement ce qu'une plannification
incohérente, voire totalement absente et un
sous-financement chronique y crée comme problèmes(
lire désastres potentiels). 

"Donnez-moi un levier, je soulèverai la terre". 
(Je pense que c'est d'Archimède, mais j'ose pas le
dire trop fort de peur de me taper encore trois pages
de dictionnaire dans la bouille par un collègue
hexagonal en mal de travail). 

Plus nous sommes d'urgentologues d'expérience à
témoigner publiquement des situations dans lesquelles
nous devons travailler qui défient l'entendement, plus
nous avons de chance de pouvoir faire changer des
choses, rapidement(?) et efficacement; et d'autre
part, advenant catastrophe ou "simple" coche mal
taillée, plus la responsabilité en reviendra à ceux
qui ne nous donnent systématiquement( et je pèse mes
mots) pas les outils convenables que nous réclamons
pour travailler au meilleur de nos connaissances.


Chialage? 
Je n'ai pas relevé de chialage dans les comptes-rendus
d'entrevues que tu as accordées à la presse; coupé au
montage? Témoignage, ça oui. 

salutations

MCK


--- Claude Rivard <[EMAIL PROTECTED]> a écrit :

> Je suis encore branché sur Urg-L.
> Même si j¹ai ³démissionné² de l¹urgence, le coeur y
> est encore.
> Ben difficile de décrocher après 12 ans et toutes
> les luttes faites.
> 
> J¹ai lu la lettre de Marie-Charlotte et je me suis
> reconnu dans ses écrits.
> Les mêmes raisons que les miennes.  Normal, elle
> vivait les mêmes choses
> Que moi, les mêmes émotions que nous vivons tous...
> Quand tu finis ton quart de garde enragé, c¹est
> qu¹il est temps de te poser
> de sérieuses questions sur ta pratique avant de
> commencer ton quart de garde
> enragé.
> 
> D¹accord, les urgences se sont mieux organisées
> depuis 10 ans:
> Départementalisation,
> Création de la spécialité, ETG, Guide de gestion,
> congrès et formation
> ciblée, 
> Amélioration de la facturation, etc... On s¹organise
> et c¹est bon pour notre
> pratique.  
> J¹y ai contribué, à ma façon.
> 
> Le problème est que le reste du réseau se
> désorganise plus vite encore!
> C¹est vrai que l¹urgence sert de ³fourre-tout²
> depuis un bout de temps.
> Tant que
> C¹était des moppes, des seaux pis des balais ce
> n¹était pas grave.
> Un problème est que ce qu¹on ³store² dans ce
> ³fourre-tout² commence à sentir
> Et que ça dérange un peu plus qu¹avant.
> 
> Notre CSSS a le même budget que l¹Agence de la
> Côte-Nord, mais doit soigner
> Deux fois plus de monde.
> Je me suis fait dire par une directrice de mon
> Agence que nous avions tout
> de
> Même 1.7$ milliard pour soigner notre population en
> Montérégie.
> Dans La Presse aujourd¹hui, on annonce que l¹Agence
> de la Capitale-Nationale
> Va avoir 71$M de plus pour une enveloppe globale de
> 1.8$ milliard.
> Nous sommes 1.4M en Montérégie et ils sont 660,000 à
> Québec...
> 
> Indépendamment des progrès faits pour les urgences
> depuis 10 ans, ce qu¹on
> Nous demande de faire pour supporter ³le système²
> est intolérable avec les
> Moyens qui nous sont fournis pour le faire.
> 
> Un de mes médecins m¹avait dit que tout système
> avait besoin de ³chialeux²
> et
> Que j¹étais un ³bon chialeux² qui pourrait permettre
> une amélioration du
> système
> En général.  Mon expérience à l¹urgence comme
> chialeux m¹a permis
> d¹apprendre
> à raffiner mon discours et trouver ³le bon timing²
> pour chialer.
> 
> Certains ³décideurs² de notre réseau n¹aiment pas
> les chialeux.  Ils ne le
> savent
> Pas encore, mais ils vont regretter notre absence et
> surtout notre silence.
> 
> Il est malheureux cependant que notre silence soit
> plus dérangeant que notre
> ³chialage².
> 
> À MCK et aux autres:
> Merci pour l¹engagement du coeur et le travail
> abattu.
> 
> Salutations,
> 
> Claude Rivard, md.
> 



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