J'ai reçu l'an dernier l'épouse d'un de nos ORL qui a déménagé à
Syracuse. Ils étaient de passage à Montréal, lorsqu'elle a fait une
appendicite (atypique, évidemment, puisqu'il est md)
Il a préfére la ramener en auto à Syracuse (4-5h), étan certain
qu'elle verrait la salle d'op plus vite que dans son ancien hôpital.
La chirurgienne de garde n'a pas contesté le fait.
Michel Garner
[EMAIL PROTECTED]
On 16-Oct-07, at 8:32 PM, Claude Rivard wrote:
Bravo Dr Ngodjoum Nitcheu!
Dans toute cette histoire rocambolesque, vous êtes le seul qui se
démarque par
Son efficacité, le reste du réseau dormait au gaz ou quoi?
Regardez les délais!
Une fois le Dx fait, ça ne prend que trois heures au Dr Ngodjoum
Nitcheu pour
Faire des appels à SIX hôpitaux ET avoir une ambulance pour
transférer le patient.
Bravo, votre prochain mandat sera de négocier la paix au Proche-
Orient ;¬)
Une fois l’ambulance partie, elle arrive à Montréal (233 km plus
loin) 4 hrs plus tard!!!!
Une fois arrivé à Montréal, 8hrs pour avoir un scan!
Une fois le scan fait (ça irradie les bactéries...un peu)...
Le patient est opéré 22 hrs après son arrivée à Montréal.
Il est opéré 28 hrs après que le diagnostic clinique soit fait!!!
Si vous comparez les chiffres, je crois que ça fait plus dur à
Montréal
Qu’à Wakefield.
Morale de l’histoire:
Ne transférer jamais vos patients à Montréal si vous manquez de
lits dans
Votre région. Opérez le tout de suite, ne vous en faite pas, une
chambre
Se libérera certainement dans les prochains 12 hrs dans votre CH.
Ce sera ainsi moins dangereux pour votre patient.
Débile, si vous y pensez comme il faut, oui le ridicule peut
parfois tuer.
Bye,
Claude Rivard, md
Le 16/10/07 14:22, « Pierre Bourassa »
<[EMAIL PROTECTED]> a écrit :
http://www.cyberpresse.ca/article/20071016/CPACTUALITES/
710160333/6790/CPDROIT
Le mardi 16 oct 2007
L'Outaouais incapable de soigner une appendicite
Justine Mercier
Le Droit
Le réseau de la santé de l'Outaouais n'a pas été en mesure,
vendredi, de s'occuper d'un cas d'appendicite aiguë qui s'est
gravement détérioré en attendant que le patient puisse être opéré,
à Montréal.
Pendant le délai de 28 heures entre son diagnostic à Wakefield et
son opération à l'Hôpital Général de Montréal, Dany Bureau, 21
ans, a vu son mal se transformer en péritonite, son appendice
ayant subi une perforation.
C'est vendredi dernier, vers 17 h 30, que le jeune homme apprend
qu'il souffre d'une appendicite. Le Dr Louis Roger Ngodjoum
Nitcheu, à Wakefield, tente alors de trouver un lit et un
chirurgien, dans la région, pouvant accueillir son patient. Après
des appels vains à Hull, Gatineau, Buckingham, Maniwaki et Ottawa,
une place est finalement trouvée à Montréal. "C'était une
appendicite assez avancée, précise le Dr Ngodjoum Nitcheu. C'était
vraiment une urgence extrême, il ne fallait pas attendre qu'un
drame comme une péritonite arrive."
Bris de service
Au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau, le porte-
parole Sylvain Dubé affirme que cette situation est due au fait
qu'"il n'y avait plus de lits disponibles", ce que confirme le Dr
Ngodjoum Nitcheu. Ce dernier estime que cette situation
"déplorable" est causée par "le système de santé en général qui ne
marche pas bien".
Un bris de service a affecté le centre de traumatologie de Hull,
en fin de semaine, mais M. Dubé assure qu'il n'a débuté qu'à 8 h,
samedi matin, et qu'un chirurgien était disponible à Gatineau pour
prendre la relève à Hull en cas de besoin.
Ambulance perdue
Une ambulance est arrivée à Wakefield vers 20 h 30 pour transférer
le patient vers Montréal. Le père du jeune homme, Robert Bureau,
prend lui aussi la route, et arrive à l'Hôpital Général de
Montréal vers 23 h, mais l'ambulance n'y est pas. À minuit, il
contacte l'Hôpital de Wakefield pour avoir des nouvelles, sans
succès. À l'arrivée de l'ambulance, vers minuit trente, il apprend
que les paramédics se sont égarés en chemin.
M. Bureau soutient que son fils a été débarqué dans deux hôpitaux
avant d'arriver au bon, mais la version de la Coopérative des
paramédics de l'Outaouais (CPO) diffère. "Il s'est trompé de
chemin, il a manqué la sortie du boulevard Décarie Sud, admet Marc
Paquette, directeur aux opérations de la CPO. Après, il s'est
arrêté à l'urgence de l'Hôpital pour enfants, mais c'était juste à
côté de l'Hôpital Général. C'est regrettable, mais c'est un cas
isolé."
Une fois à l'Hôpital Général, les délais s'additionnent. M. Bureau
soutient que le retard de l'ambulance a fait en sorte que son fils
a été devancé par d'autres patients arrivés entre-temps. La
morphine, pour calmer la douleur, tarde à arriver. Un
tomodensitogramme (CT scan) démontre, vers 8 h, qu'il n'y a pas
d'abcès, mais qu'il y a tout de même un "véritable mess (fouillis)
à l'intérieur", se rappelle M. Bureau.
Ce n'est qu'à 21 h 50, samedi, que le jeune homme est transporté
en salle d'opération. L'appendicite, à cause d'une perforation, a
dégénéré en péritonite. Dany Bureau récupère toujours de son
opération, à Montréal.
[EMAIL PROTECTED]
Pierre B.
Gatineau