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Le samedi 19 janvier 2008





Des ambulances avec électrocardiographes

Claudette Samson

Le Soleil

Québec



D'ici quelques mois, Québec entreprendra l'installation, dans toutes
les ambulances de la province, d'électrocardiographes qui permettront
d'abaisser le temps entre le moment de la prise en charge d'un patient
en infarctus et l'intervention médicale.
 De tels appareils sont présentement à l'essai dans cinq régions du
Québec : Saguenay, Estrie, Montérégie, Montréal et
Chaudière-Appalaches, avec des particularités dans ce dernier cas. Et
selon le directeur médical des services préhospitaliers d'urgence au
Québec, le Dr Daniel Lefrançois, l'intégration de
l'électrocardiogramme dans les soins préhospitaliers a fait ses
preuves, d'où la décision d'aller de l'avant.

Le modèle retenu par Québec est celui utilisé dans les quatre régions
autres que Chaudière-Appalaches. Il est généralement utilisé à la
maison du patient, avant le départ vers l'hôpital. Un logiciel intégré
livre le diagnostic et, en cas d'infarctus, le patient est dirigé
directement vers un laboratoire d'hémodynamie, où il subira une
angioplastie. Ce protocole ressemble à celui qui a été testé à Ottawa
et dont Le Soleil faisait mention hier. Ce protocole a permis
d'abaisser le taux de mortalité par infarctus aigu de moitié.

À Ottawa, toutefois, ce sont les ambulanciers paramédicaux qui posent
le diagnostic, alors qu'au Québec, cet acte est réservé aux médecins.
L'appareil retenu par Québec, qui produit lui-même le diagnostic,
permet de contourner cette contrainte. Il est approuvé médicalement et
d'une grande fiabilité, indique le Dr Lefrançois.

Selon lui, ce n'est pas le fait que les paramédics puissent faire des
diagnostics en Ontario qui fait la différence dans l'amélioration du
temps d'intervention, mais la capacité de mettre en place une chaîne
d'actions une fois que l'on sait que l'on fait face à un infarctus. Il
estime que les quelques minutes perdues à la maison sont largement
compensées par le fait que le patient est conduit directement vers les
soins spécialisés.

Dans les cinq régions testées, les délais obtenus se comparent à ceux
d'Ottawa, avec une moyenne de 78 minutes entre la prise en charge et
l'intervention médicale (69 à Ottawa), dit-il.

L'appel d'offres pour les nouveaux appareils sera lancé d'ici six à
huit semaines. Il faudra acheter environ 750 unités, pour environ 650
ambulances sur tout le territoire. Le surplus servira aux formations
et aux remplacements lors de bris. Les moniteurs défibrillateurs
traditionnels présentement utilisés ont coûté entre 16 000 $ et 18 000
$. Ils arrivent à la fin de leur vie utile et il aurait fallu les
remplacer, note le médecin.

À l'unité, un appareil intégrant un électrocardiographe coûte de 25
000 $ à 28 000 $. Il faudra voir quel prix le gouvernement pourra
négocier pour le remplacement complet de son parc.

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