Marie Roy a écrit :
J'ai appris hier que l'équipe d'Ottawa avait analysé les taux de
mortalité des infarctus qui passent par l'urgence vs ceux qui montent
directement en hémodynamie. Ils seraient de 5% pour ceux qui passent
par nous et de 2,5% pour les autres.
Et pourtant, on peut dire qu'ils montent vite. Hier, 6 minutes pour
déshabiller, mettre un soluté, noter le numéro de téléphone de
l'épouse et faire avaler les ASA et les Plavix.
Marie
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Date: Sat, 19 Jan 2008 22:00:39 -0500
Subject: URG-L: Fwd: Infarctus: les paramédics d'Ottawafont mouche
From: [EMAIL PROTECTED]
To: [EMAIL PROTECTED]
En Montérégie, on a IPIM.
Identification en Préhospitalier des Infarctus du Myocarde.
Ça marche, on a des D2B time incroyables (40 minutes!).
En gros, l’ECG se fait tout seul et il est transmis au centre receveur
(CHPB). Si c’est un IAM, on avise l’équipe d’hémodynamie alors que
Le patient est déjà en route en ambulance vers le centre.
Le patient passe rapidement par l’urgence juste pour recevoir ses
Comprimés et l’installation d’un soluté et il monte souvent dans
La civière des ambulanciers.
Le suivi de ces patients aux soins est un charme, on a des patients
Qui arrivent avec des gros antérieurs et qui sont aux SI avec des ECG
Normaux (j’en ai eu deux hier, un antérieur et un inférieur, ECG
normaux
Post-PTCA!).
Salut,
--
Claude Rivard, md
Chef du Service des Soins Intensifs
Centre de Santé et de Services Sociaux Pierre-Boucher
Longueuil, Qc
[EMAIL PROTECTED]
Devez-vous vraiment imprimer ce courriel ? Pensons à
l'environnement ...
Le 19/01/08 15:10, « Stephan Gascon » <[EMAIL PROTECTED]> a
écrit :
http://www.cyberpresse.ca/article/20080118/CPSOLEIL/80117264/6585/CPSOLEIL
Infarctus: les paramédics d'Ottawa font mouche
Claudette Samson
Le Soleil
Québec
Un nouveau protocole d'intervention d'urgence établi entre
l'Institut
de cardiologie de l'Université d'Ottawa (ICUO) et les ambulanciers
paramédicaux a permis de réduire de près de 50 % la mortalité
causé
par un infarctus. Si ces résultats semblent peu probables au
Québec
pour l'instant, un projet pilote en cours dans
Chaudière-Appalaches
apparaît prometteur.
Les résultats présentés par le Dr Michel Le May dans le
dernier numéro
du New England Journal of Medicine démontrent que le recours aux
paramédics a permis d'abaisser les temps d'intervention de façon
importante pour les personnes présentant un infarctus aigu du
myocarde
avec surélévation du segment ST (STEMI). En outre, le taux de
fréquentation des services d'urgences pour des troubles
cardiaques a
diminué de 40 %.
La méthode traditionnelle consiste à amener le patient à l'urgence
d'un hôpital, lui faire voir un cardiologue et lui administrer un
thrombolytique, un médicament qui dissout le caillot sanguin qui
bloque l'artère. Si une autre intervention d'urgence est
requise, le
patient est transféré à l'ICUO, où il subit une angioplastie, soit
l'introduction d'un ballonnet dans l'artère obstruée.
Le programme STEMI a consisté à former les paramédics à
diagnostiquer
eux-mêmes l'infarctus. Ils emmènent dès lors le patient
directement à
l'ICUO, où une équipe spécialisée l'accueille et pratique
immédiatement l'angioplastie, sans administrer de thrombolytique.
Cette procédure a permis de faire passer le délai
d'intervention moyen
de 123 minutes à 69.
Impossible au Québec
Contrairement à l'Ontario, les ambulanciers québécois sont presque
tous des techniciens, et ne peuvent faire de diagnostic. Pas
question
donc pour l'instant de copier la formule d'Ottawa.
Selon le cardiologue Robert de la Rochelière, de l'hôpital Laval,
chaque tranche de 10 minutes de retard pour pratiquer une
angioplastie
augmente le taux de mortalité de 1 %. Un taux qui peut sembler
faible,
mais quand il s'agit de vies humaines, c'est important, dit-il.
Le délai d'intervention à viser pour de bons résultats est de 90
minutes, et Laval est en deçà lorsque les patients s'y présentent
directement. Mais s'ils transitent par un autre hôpital, le délai
moyen est de 103 à 105 minutes.
Le médecin voit toutefois une avenue fort intéressante dans le
projet
pilote en cours dans Chaudière-Appalaches depuis l'été 2006. Les
ambulances y sont équipées de systèmes de télémétrie et les
ambulanciers peuvent faire un électrocardiogramme pendant le
transport. Les résultats sont lus à distance par des
spécialistes de
l'Hôtel-Dieu de Lévis. S'ils diagnostiquent un infarctus, ils sont
orientés directement à Laval.
Selon le Dr Alain Tanguay, directeur médical des services
préhospitaliers d'urgence dans Chaudière-Appalaches, 119 infarctus
aigus ont été détectés depuis le début du projet, et 45 déviés
vers
Laval.
N'ayant pas lu l'article du Dr Le May avant l'entrevue, il ne
pouvait
se prononcer sur les taux de réussite à Ottawa. Mais une chose est
certaine, dit-il, les temps d'intervention ont été réduits
significativement depuis le début du projet sur la Rive-Sud.
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Le problème c'est peut-être que ce n'est pas les même patients.
80 ans , douleur épigastrique (antécédents) c'est les Urgences. Le
patient est dans la file.
45 ans fumeur c'est la cardio. Il a un ECG et un médecin immédiatement.
Le discours est le même en France.
Y.Paysant
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