Etats-Unis: les études médicales sous l'influence grandissante de l'argentWASHINGTON (AFP) - Les études médicales et les essais cliniques sont soumis à l'influence grandissante de l'argent aux Etats-Unis, les laboratoires pharmaceutiques en finançant désormais la plus grande partie.
Mais depuis une quinzaine d'années, le secteur privé a fortement accru ses contributions. Pendant cette période, les laboratoires pharmaceutiques américains, représentés par le groupement professionnel PhRMA (Pharmaceutical Research and Manufacturers of America), ont quintuplé leurs dépenses dans la recherche clinique, passées à 30,6 milliards de dollars en 2005 contre 6,8 milliards en 1990. En comparaison, l'Institut national de la santé, plus grande source de financement public de recherche médicale dans le monde, n'y a consacré l'an dernier qu'environ huit milliards de dollars, soit un tiers de son budget total (28,6 milliards). En 2005, 75% des études publiées dans les trois revues médicales les plus respectées et lues par le corps médical, "The New England Journal of Medicine/NEJM", "The Journal of the American Medical Association/JAMA" et la britannique, The Lancet, étaient financées par les laboratoires. Cette influence grandissante de l'argent fait courir le risque que les résultats des études médicales soient biaisés en faveur des firmes qui les financent, souligne le Dr John Abramson de l'université d'Harvard et auteur de l'ouvrage très critique des laboratoires privés intitulé: "L'Amérique victime de surdose, la promesse trahie de la médecine américaine" paru en 2004. Un rapport publié en 2003 dans le JAMA indiquait que les études sur des essais cliniques financées par une firme pharmaceutique sont trois fois plus susceptibles de conclure en faveur du nouveau médicament examiné que celles portant sur le même traitement mais payées par des fonds sans lien commercial. Une enquête rendue publique le 24 mai par l'American Psychiatry Association montre qu'en 2002, 57% des études publiées dans les quatre grandes revues psychiatriques américaines avaient été payées par des firmes pharmaceutiques contre 25% en 1992. Huit études sur dix financées par un laboratoire avaient, en 2002, des conclusions favorables au traitement examiné, contre cinq études sur dix dont les coûts ont été couverts par d'autres fonds. L'inquiétude suscitée par cette situation avait grandi dans les milieux médicaux et les organisations de défense des consommateurs avec le scandale de l'anti-inflammatoire vedette Vioxx, retiré du marché par son fabricant Merck fin 2004. Quand le NEJM a publié l'étude sur le Vioxx en 2000, rien n'indiquait ses risques cardiovasculaires élevés pourtant reconnus sept mois avant par Merck et l'autorité fédérale des médicaments (FDA), rappelle le Dr Abramson. Peter Lurie, un responsable de l'association de défense des intérêts publics (Public Citizen) préconise, sans grand espoir, une réforme du système. Mais il y a pire, estime-t-il. Le financement par les laboratoires de la plus grande partie des coûts d'examen de la FDA pour approuver un nouveau médicament "constitue un conflit d'intérêt fondamental", explique-t-il. Pourtant, le Congrès, qui critique pourtant cette situation, a renouvelé la loi qu'il a votée en 1992, au nom de l'efficacité. Alan Goldhammer, du PhRMA, assure à l'AFP que les laboratoires suivent les directives établies par la FDA. D'ailleurs, souligne-t-il, le taux des médicaments retirés du marché depuis 1992 est resté constant à moins de 3%. Seul article trouvé en Français sur le bouquin. Garde le moral, Axel, c'est du hard, ton livre. Dr Jacques FRIBOURG Département des Urgences HPOP 78190 TRAPPES France Le mercredi 27 février 2008 à 15:00 +0100, Axel Ellrodt a écrit :Bon , évidemment ça ne parle pas du Canada...Je suis à la moitié de ce bouquin http://www.amazon.fr/Overdosed-America-Promise-American-Medicine/dp/0060568534/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1204119404&sr=1-1Bien qu'au courant des practiques cyniques de Big Pharma, des tromperies multiples et volontaires au mépris de vies menacées et en réalité, perdues, ce bouquin qui date un peu (2005), glace le sang. On se croirait dasn un film de gangsters. Bine pire que ce que dénonçait Alain V. le siècle dernier dans son grand numéro sur les "leaders d'opinion"". Je dois avoir le dit numéro quelque part, rescapé de quelques crashes de PC.POur ceux qui ne connaissent pas , je le recommande.PSL'auteur a publié dans un quasi silence assourdissant un édito ou commentaire dans le Lancet. L'importance des questions posées (il remet en cause le traitement de millions de gens) et l'absence de vrai débat éclairé pose question. |
- URG-L: Overdosed America Axel Ellrodt
- URG-L: Overdosed America Philippe PES
- URG-L: Overdosed America JEF
- URG-L: Overdosed America Axel Ellrodt

