le 29/02/08 23:23, Philippe MICHEL à [EMAIL PROTECTED] a écrit :

> Il y a quelques années (une vingtaine) un jeune énarque avait démonté
> qu'il était non rentable de dépister les cancers du col : il vaut mieux
> avoir quelques traitements très chers et souvent inefficaces sur des
> femmes en fin de vie active (la cinquantaine) que des retraitées qui
> vont coûter cher en soins et en retraite.
> 
> pour être précis, l'étude était très bien menée, les chiffres réels et
> les  conclusions parfaitement étayées mais ce n'était qu'une
> démonstration par l'absurde des limites d'une vision purement comptable
> de la réalité.
> 
> 

pourquoi par l'absurde?
cette démarche est totalement dans l'air du temps. Les soins seront liés à
l'état de fortune du patient (ou plutôt du niveau et de la "qualité" de son
assurance privée), c'est clair. Il appartient ensuite à chaque société
d'assurance de voir s'il est économiquement intéressant de faire des actions
de prévention ciblée sur certains de ses adhérents, en fonction des risques
assurés. Par exemple, dans l'exemple cité, il faut faire maigrir les gros,
mais pas ceux qui ont aussi un contrat retraite ;-). C'est de la gestion
efficiente, ça , meusieu...

on va vivre une époque formidable ;-(((

jean marc cachera

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