meme nombre de population malade
meme nombre de medecins et infirmieres
meme manque d'argent
meme politique chaque fois axee sur l'election ou reelection
comment ameliorer les memes problemes qui datent depuis des annees, sinon les
cacher?
La Presse faisait surement de fausse interpretation.... comment une presidente
de l'AMUQ peut etre etonnee d'apprendre le fonctionnement d'UHT et UHB....a
moins qu'elle ne fait pas d'urgence...
Dans les firmes prives, quand on est en manque d'argent, on coupe des services
ou on vend des unites ou on s'est fait acheter a bas prix. Chez le gouvernement
federal, on tente meme de vendre le CN Tower.
Comment demander de petits gestionnaires des hopitaux de reussir a offrir
toujours les memes nombres et qualites de services avec les couts qui ne
cessent d'augementer....
kc
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From: Alain Vadeboncoeur <[EMAIL PROTECTED]>
To: [EMAIL PROTECTED]
Sent: Thursday, December 4, 2008 12:44:54 PM
Subject: URG-L: Mieux que l'UCB!
2
décembre 2008
Ariane Lacoursière
La Presse
Afin d'afficher de meilleures performances aux urgences,
certains hôpitaux de la région de Montréal cachent des patients dans de
nouvelles unités d'hospitalisation transitoires (UHT). Les patients peuvent
séjourner des jours dans ces unités, mais la durée de leur séjour n'est pas
comptabilisée, ce qui améliore les performances des urgences.
«Les patients peuvent passer de cinq à six jours dans l'unité de transition.
Mais on ne les comptabilise nulle part. C'est vraiment une façon de biaiser la
durée de séjour aux urgences», dénonce Mireille Chaumin, présidente du syndicat
local de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) à
l'hôpital Santa Cabrini.
Depuis le mois de juin, une UHT de 12 civières a été créée à l'hôpital Santa
Cabrini. Après avoir passé 48 heures aux urgences, les patients en attente
d'hospitalisation sont placés à l'UHT. «Cette unité est située dans un petit
coin de l'urgence. Les patients y passent en moyenne six jours sur une petite
civière», confirme Mme Chaumin.
À Santa Cabrini, l'UHT est desservie par le personnel des urgences. Mais dès
qu'un patient y est transféré, il ne figure plus dans les statistiques. «Quand
on dit que la durée de séjour à l'urgence de Santa Cabrini est de deux jours,
ce
n'est pas vrai! dit Mme Chaumin. C'est bien plus!»
Mme Chaumin déplore aussi que le personnel des urgences doive traiter les
patients de l'UHT alors que par définition, «ils ne sont plus à l'urgence».
Plusieurs hôpitaux de la région de Montréal se sont récemment dotés d'unités
de transition. Chacune fonctionne selon des règles variables.
À l'hôpital du Sacré-Coeur, les 42 civières de l'UHT sont desservies par une
équipe indépendante des urgences. À l'hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR), les
18
lits de l'UHT sont situés dans une pièce à part et sont gérés indépendamment
des
urgences.
À l'HMR une autre unité appelée unité d'hébergement brève (UHB) accueille des
patients des urgences qui attendent leur congé. L'UHB, qui dispose de 15 lits,
est gérée par le personnel des urgences, mais ne figure pas dans les
statistiques des urgences.
Pour la présidente du syndicat des professionnels en soins de santé de l'HMR,
Sylvie Boulet, ces unités sont une façon de «cacher la poussière sous le
tapis».
Selon elle, les hôpitaux utilisent toutes sortes de méthodes pour améliorer
leur
performance aux urgences. «Il y a des pénalités financières si on a des
patients
qui séjournent plus de 48 heures à l'urgence. Ça incite les hôpitaux à
contourner les règles», dit-elle.
Présidente de l'Association des médecins d'urgence du Québec (AMUQ), la Dr
Geneviève Bécotte a été étonnée d'apprendre le fonctionnement des UHT et des
UHB. «Si les données ne sont pas comptabilisées, ça n'a pas de bon sens. Ça
fausse les statistiques de l'urgence», dit-elle.
Les effets des unités de transition sur les statistiques des urgences sont
majeurs. À l'hôpital Santa Cabrini, l'arrivée des 12 civières de transition a
considérablement amélioré les performances des urgences. Alors que la durée
entre l'admission et l'obtention du congé atteignait 20 heures en mai 2008,
elle
a subitement chuté autour de deux heures en juin et n'a jamais augmenté
depuis.
Les nouvelles UHT ressemblent étrangement aux unités de débordement présentes
dans plusieurs hôpitaux de la province. Les unités de débordement sont des
civières placées dans un local de l'hôpital et qui accueillent les patients en
attente d'hospitalisation. Ces patients ne sont pas comptabilisés dans les
statistiques des urgences.
Au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), on confirme qu'il y
a actuellement 1054 civières en unités de débordement ou en UHT au Québec.
«L'objectif des unités de débordement et des unités de transition est le même:
assurer la fluidité de l'urgence», résume la porte-parole du MSSS, Dominique
Breton.
Le taux d'occupation des UHT et des débordements varie quotidiennement. Hier,
480 des 1054 civières étaient occupées. Au cours des trois derniers mois, 477
civières ont été occupées en moyenne.
La semaine dernière, La Presse révélait que la durée moyenne de séjour dans
les urgences du Québec ne s'est pas améliorée au cours des premiers mois de
2008
et reste de 16,6 heures. Il est difficile de déterminer à quel point les
nouvelles UHT influencent ces données.
Selon la présidente de l'AMUQ, la Dr Bécotte, l'arrivée des UHT est
«inquiétante». «Il va falloir regarder ça de plus près»,
dit-elle.