Bonjour Pierre Je sais que le système de constatation via téléphone fonctionne très bien ailleurs au Canada. Je comprends que certains professionnels pourraient être réticents à la faire, mais j'aimerais surtout savoir pourquoi. Il y aurait peut-être moyen de trouver une solution qui fera l'affaire de tout le monde.
Bonne journée Sébastien Gagnon, AEMCA Paramédic ----- Original Message ----- From: Pierre Bourassa To: [email protected] Sent: Friday, March 13, 2009 8:10 AM Subject: URG-L: RE: : transport de décès Cependant, il serait pratique qu'un coroner demande de revisiter la loi On demande »(recommande) beaucoup de choses mais le legislateur fait ce qu'il veut. Le coroner n'a aucuns pouvoirs exécutifs, seulement consultatifs Mais cela serait-il envisageable que le législateur essaie de voir d'autres avenues, comme par exemple la constation par téléphone? Rien ne décrit présentement ce qu'il faut faire (ou pas) pour constater un décès. Il est donc (je crois) présentement possible de le faire tel que vous le décrivez, mais comme professionel, personnellement je ne le ferait pas. Pierre Bourassa ------------------------------------------------------------------------------ From: [email protected] To: [email protected] Subject: URG-L: Re: URG-L: Re: URG-L: RE: URG-L: Re: URG-L: transport de décès Date: Thu, 12 Mar 2009 21:51:32 -0400 Bonjour Pierre Je crois savoir à quel cas tu fais référence. Cependant, il serait pratique qu'un coroner demande de revisiter la loi. En effet, à cette époque, les ambulanciers (et j'utilise le terme en pleine connaissance de cause) n'avaient qu'une formation sommaire (les chaceux avaient 140 heures de formation), et n'avaient surtout pas de moniteur-défibrillateur. Une simple application des électrodes sur la poitrine de la patiente aurait permis de déceler une activité électrique cardiaque, et cette dame n'aurait pas été laissée pour morte. C'est la procédure qui est encore appliquée de nos jours avec les rigidités cadavériques: Après avoir constaté l'impossibilité d'ouvrir les voies respiratoires, on procède à une minute de monitorage pour objectiver l'absence d'activité électrique. Par la suite, on transporte au CH. Personne ici (en tout pas moi) n'a l'intention de contester l'expertise des MD dans les sphères de la santé. Mais cela serait-il envisageable que le législateur essaie de voir d'autres avenues, comme par exemple la constation par téléphone? Si j'appelle le MD de garde au CH, et que je lui décris un patient de 85 ans, Hx cardiaque, diabétique, MPOC, AVC, etc..., vu vivant hier matin, trouvé dans un environnement normalement chauffé, en rigidité complète avec lividité, et qui n'a aucune activité électrique perceptible au moniteur cardiaque, aucun pouls apical à l'auscultation, aucun réflexe cornéen, etc... quelles sont les chances pour qu'il me dise que ce patient n'est pas mort? (je sais, l'hyporthermie ou des maladies bizarres existent, mais bon....). Donc, serait-ce si difficile de tenter l'expérience? Et pour ce qui est des données, il y a sûrement moyen d'aller chercher des résultats de recherches, comme OPALS qui existe depuis 10 ans, qui permettraient de partir sur une base solide. Petite anecdote: Lorsque la NASA commença à envoyer des astronautes dans l'espace, ils ont découvert que les crayons à l'encre ne fonctionnait pas dans l'absence de gravité (l'encre ne coulera pas vers le bas sur la surface de rédaction). Solution #1: Pour régler le problème, cela prit une décennie et $12 millions USD. Ils ont développé un crayon à l'encre qui fonctionne en l'absence de gravité, à l'envers, sous l'eau, pratiquement sur n'importe quelle surface incluant le crystal et à des températures variant de sous le point de congélation à 300 degrés Celsius. Solutions #2: Et qu'est-ce que les Russes ont fait? Ils ont utilisé un crayon à mine. Comme quoi on peut parfois éviter de coûteuses (en $$$, mais aussi en vies humaines) recherches, en regardant ce qui se fait ailleurs.... Voilà, c'est mon opinion, et tout le monde a droit à mon opinion. Paramédicalement vôtre Sébastien Gagnon, AEMCA Paramédic
