Et si, au lieu de chercher à réinventer la roue et de "pondre" quelque chose, 
on regardait tout simplement ce qui se fait ailleurs au Canada???

Ça irait sûrement plus vite, non?

Bonne journée

Sébastien Gagnon, AEMCA
Paramédic
  ----- Original Message ----- 
  From: Pierre Bourassa 
  To: [email protected] 
  Sent: Friday, March 13, 2009 8:39 AM
  Subject: URG-L: RE: URG-L: Re: URG-L: RE: : transport de décès


  Il faudrait un câdre législatif bien défini, ce qui prendra une éternité <a 
prondre
   
  PB
   

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  From: [email protected]
  To: [email protected]
  Subject: URG-L: Re: URG-L: RE: : transport de décès
  Date: Fri, 13 Mar 2009 08:26:36 -0400


  Bonjour Pierre

  Je sais que le système de constatation via téléphone fonctionne très bien 
ailleurs au Canada.  Je comprends que certains professionnels pourraient être 
réticents à la faire, mais j'aimerais surtout savoir pourquoi.  Il y aurait 
peut-être moyen de trouver une solution qui fera l'affaire de tout le monde.

  Bonne journée

  Sébastien Gagnon, AEMCA
  Paramédic
    ----- Original Message ----- 
    From: Pierre Bourassa 
    To: [email protected] 
    Sent: Friday, March 13, 2009 8:10 AM
    Subject: URG-L: RE: : transport de décès



     Cependant, il serait pratique qu'un coroner demande de revisiter la loi
     
    On demande »(recommande) beaucoup de choses mais le legislateur fait ce 
qu'il veut.  Le coroner n'a aucuns pouvoirs exécutifs, seulement consultatifs
     
    Mais cela serait-il envisageable que le législateur essaie de voir d'autres 
avenues, comme par exemple la constation par téléphone?
     
     
    Rien ne décrit présentement ce qu'il faut faire (ou pas) pour constater un 
décès.  Il est donc (je crois) présentement possible de le faire tel que vous 
le décrivez, mais comme professionel, personnellement je ne le ferait pas.
     
     
    Pierre Bourassa

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    From: [email protected]
    To: [email protected]
    Subject: URG-L: Re: URG-L: Re: URG-L: RE: URG-L: Re: URG-L: transport de 
décès
    Date: Thu, 12 Mar 2009 21:51:32 -0400


    Bonjour Pierre

    Je crois savoir à quel cas tu fais référence.  Cependant, il serait 
pratique qu'un coroner demande de revisiter la loi.  En effet, à cette époque, 
les ambulanciers (et j'utilise le terme en pleine connaissance de cause) 
n'avaient qu'une formation sommaire (les chaceux avaient 140 heures de 
formation), et n'avaient surtout pas de moniteur-défibrillateur.  Une simple 
application des électrodes sur la poitrine de la patiente aurait permis de 
déceler une activité électrique cardiaque, et cette dame n'aurait pas été 
laissée pour morte.  C'est la procédure qui est encore appliquée de nos jours 
avec les rigidités cadavériques: Après avoir constaté l'impossibilité d'ouvrir 
les voies respiratoires, on procède à une minute de monitorage pour objectiver 
l'absence d'activité électrique.  Par la suite, on transporte au CH.

    Personne ici (en tout pas moi) n'a l'intention de contester l'expertise des 
MD dans les sphères de la santé.  Mais cela serait-il envisageable que le 
législateur essaie de voir d'autres avenues, comme par exemple la constation 
par téléphone?

    Si j'appelle le MD de garde au CH, et que je lui décris un patient de 85 
ans, Hx cardiaque, diabétique, MPOC, AVC, etc..., vu vivant hier matin, trouvé 
dans un environnement normalement chauffé, en rigidité complète avec lividité, 
et qui n'a aucune activité électrique perceptible au moniteur cardiaque, aucun 
pouls apical à l'auscultation, aucun réflexe cornéen, etc... quelles sont les 
chances pour qu'il me dise que ce patient n'est pas mort? (je sais, 
l'hyporthermie ou des maladies bizarres existent, mais bon....).

    Donc, serait-ce si difficile de tenter l'expérience?  Et pour ce qui est 
des données, il y a sûrement moyen d'aller chercher des résultats de 
recherches, comme OPALS qui existe depuis 10 ans, qui permettraient de partir 
sur une base solide.

    Petite anecdote:  Lorsque la NASA commença à envoyer des astronautes dans 
l'espace, ils ont découvert que les crayons à l'encre ne fonctionnait pas dans 
l'absence de gravité (l'encre ne coulera pas vers le bas sur la surface de 
rédaction). Solution #1: Pour régler le problème, cela prit une décennie et $12 
millions USD. Ils ont développé un crayon à l'encre qui fonctionne en l'absence 
de gravité, à l'envers, sous l'eau, pratiquement sur n'importe quelle surface 
incluant le crystal et à des températures variant de sous le point de 
congélation à 300 degrés Celsius. Solutions #2: Et qu'est-ce que les Russes ont 
fait? Ils ont utilisé un crayon à mine.

    Comme quoi on peut parfois éviter de coûteuses (en $$$, mais aussi en vies 
humaines) recherches, en regardant ce qui se fait ailleurs....

    Voilà, c'est mon opinion, et tout le monde a droit à mon opinion.

    Paramédicalement vôtre

    Sébastien Gagnon, AEMCA
    Paramédic

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