La majorité des CLSC n'ont pas de DEA L'ACLS n'est pas obligatoire dans la majorité des SALLES D'URGENCES au Québec L'ACLS n'existe pes en France Maudit systèmes privés Vivre l'hypocrisie http://www.msp.gouv.qc.ca/coroner/communiques/communique.asp?txtparam=2&c=1623&theme=coroner Rapport d'enquête sur le décès de M. Jean-Jacques Sauvageau Québec, le 22 avril 2009 – Le Bureau du coroner annonce le dépôt du rapport de la coroner, Me Catherine Rudel-Tessier, à la suite des audiences publiques tenues en décembre 2008 pour éclaircir les causes et les circonstances entourant le décès de M. Jean-Jacques Sauvageau survenu le 11 janvier 2008 dans une clinique médicale de Montréal. Les faits Le 11 janvier 2008, vers 15 h 30, M. Sauvageau se présente à la Clinique médicale Viau, une clinique qui reçoit des patients avec ou sans rendez-vous et offre des services d'urgence. M. Sauvageau éprouve de graves difficultés respiratoires: son teint est bleuté, selon les témoins, et ses épaules se soulèvent à chaque respiration. La réceptionniste procède à son inscription. Elle ne fait pas attention à l'état du patient, ne lui pose aucune question sur la raison de sa consultation et lui demande de s'asseoir dans la salle d'attente. Une vingtaine de minutes plus tard, des patients s'aperçoivent que M. Sauvageau a du mal à respirer. Rapidement, un médecin se rend auprès de lui et après un examen sommaire, conclut que ce dernier est décédé. Le médecin juge les manœuvres de réanimation inutiles et demande à une infirmière d'appeler le 9-1-1 pour un constat de décès et afin qu'on dispose du corps. Le médecin retourne ensuite à ses occupations. M. Sauvageau est laissé sur sa chaise, sans être isolé des autres patients et, malgré les demandes des préposés aux appels du 9-1-1, aucune manœuvre n'est débutée. Un certain désarroi s'installe parmi les autres patients de la clinique. Une femme veut même tenter de le réanimer, mais on l'en empêche. Lorsque les ambulanciers arrivent à la clinique à 16 h 08, ils transportent M. Sauvageau à l'écart et débutent leur protocole de réanimation. À la demande du médecin de la clinique, ils y mettent fin au bout de cinq minutes et couvrent le corps. Les policiers attendent sur place qu'un médecin d'Urgences-santé vienne constater le décès de M. Sauvageau. Cela est fait à 17 h 08. Une autopsie pratiquée à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont dans les jours suivants a permis de conclure que M. Sauvageau a, le 11 janvier 2008, succombé à des embolies pulmonaires bilatérales massives. L'analyse de la coroner L'analyse de ces événements par la coroner l'a amenée à faire certaines constatations. D'abord Me Rudel-Tessier considère que la Clinique médicale Viau devrait améliorer la qualité de l'accueil de ses patients : le personnel qui en est chargé devrait avoir des directives claires à respecter et être attentif aux besoins de la clientèle. La clinique devrait également procéder à un certain triage des patients. Il faudrait, de plus, qu'une telle clinique qui s'affiche comme une clinique d'urgence ait du personnel capable de faire face à des situations urgentes, sachant prodiguer des premiers soins et connaissant les techniques de réanimation.
