Les cliniques privées de radiologie sont un fait accompli dans notre système de 
santé au Québec. Je n'ai jamais entendu personne (ministre, md etc.) s'élever 
pour les remettre en questions puisque tout semble bien fonctionné en 
complémentarité avec le système publique. Les cliniques offrent des services 
remboursés par la RAMQ (mammographies) et des service de pointe scan, IRM dont 
les biens nantis (joueurs du canadien) et les clients de la SAAQ et de la CSST 
benificient.

 

Je ne remets pas en cause la pertinence des cliniques privés puisque sans 
elles, l'infrastructure actuelle du publique en terme d'appareil ne pourrait 
probablement pas suffire à la demande. Je m'interroge plutôt sur l'effet 
qu'elles ont sur les ressources humaines du sytème publique en temps de 
pénurie. 

 

Je travaille à l'urgence du Suroît depuis 7 ans et on a vu notre clientèle 
progresser de 30000 à plus de 40000 visite par année. On a vu le nombre de 
radiologiste passé de 2 temps plein à 1 en 3 ans... Je n'ai pas besoin de vous 
expliquer que la présence d'un radiologiste sur place de jour est essentiel. Et 
1 radiologiste temps plein ne peut couvrir la garde 7/7 365 jours par an... 
Malgré toutes les démarches possibles à l'association des radiologistes, la 
FMSQ et le ministère, il semble que les radiologistes soient devenus une denrée 
rare et aucun n'était disponible pour venir faire la garde sur place. Par 
contre une couverture était assuré par un radiologiste souvent de garde 
ailleurs par téléradiologie pour la lecture des scans. Alors jamais 
techniquement en rupture de service. 

Donc depuis des années, on irradie des jeunes filles minces ou des enfants avec 
des scan pour prouver leur appendicite parce qu'un échographie ne sera pas 
disponible avant 3 jours. On prend des risques en transferant (minimum 30 
minutes de route) des patientes enceintes avec potentiellement une grossesse 
ectopique. D'ailleurs, un cas s'est retrouvé opéré dans le centre receveur 
parce qu'elle était devenue instable. On a une pratique hors norme parce qu'on 
ne peut pas offrir de doppler carotien dans un délai raisonnable à nos patients 
avec un ICT ou ACV même s'ils ont été hospitalisés pendant 1 semaines... On 
heparine nos patients avec suspiçion de TPP pendant 3 jours avant d'avoir un 
doppler veineux. 

Malgré tout depuis 1 an, grâce à la bonne volonté de certains radiologistes qui 
travaillent dans d'autres régions périphériques comme l'outaouais et l'estrie 
et surtout au dévouement de notre seul radiologiste nous avons réussi à éviter 
la catastrophe. Nous avons aussi espoirs d'attirer de nouveaux radiologistes 
avec des permis restrictifs à venir travailler chez nous à court terme. Fait à 
noter le Suroit (valleyfield) n'est qu'à 30-45 minutes du centre ville de 
montréal.

 

Pourquoi me plaindre de cette situation maintenant que des jours meilleurs sont 
proches et quel rapport avec le privé???

 

Imaginez-vous qu'hier lors de notre réunion du CMDP, nous avons appris que 
depuis une semaine le suroît n'a jamais eu autant d'offre de service de 
radiologistes disponibles pour venir faire des examens sur place. La raison 
semble-t-il, est qu'une clinique privé de radiologie ait subit des dégats d'eau 
suite à un incendie, rendant leurs équipements temporairement non-fonctionnels.

 

Ça fait réfléchir tout ça...

 

alors pour l'instant le malheur des uns fait le bonheur des patients et mds du 
suroît!

 

Yves Gagnon 

CSSS Suroît  Valleyfield

 

 

Nous avons fait face souvent à des ruptures de service, pour répondre au cas 
les plus urgents nous devions transférer en ambulance les patients vers 
d'autres centres hospitaliers. 

 existe depuis longtemps et personne ne semble s'interroger 

_________________________________________________________________
Internet Explorer 8 permet de naviguer plus vite.
http://go.microsoft.com/?linkid=9655574

Répondre à