Un programme novateur visant le traitement des crises cardiaques devient le 
premier protocole d'urgence utilisé à l'échelle d'un district de santé de 
l'Ontario
Le protocole, mis sur pied à l'Institut de cardiologie, garantit l'offre de 
soins normalisés visant à assurer la survie dans un rayon de 200 km
 

Ottawa, le 18 septembre 2009 - Les victimes d'une crise cardiaque qui résident 
à l'extérieur de la région d'Ottawa font désormais partie du programme 
d'urgence de grande portée visant à assurer la survie, mis sur pied à 
l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa (ICUO). Cette initiative 
garantit ainsi un traitement d'urgence normalisé sans restriction géographique, 
et pour la première fois en Ontario, dans tout un district de santé.

Les spécialistes de l'Institut de cardiologie ont collaboré avec les médecins, 
les membres du personnel infirmier, les ambulanciers paramédicaux et les 
présidents-directeurs généraux de 16 hôpitaux régionaux ou communautaires à la 
mise au point du premier programme ontarien de traitement d'urgence des crises 
cardiaques à l'échelle d'un Réseau local d'intégration des services de santé 
(RLISS).

"Cela signifie une prise en charge accélérée dans les établissements moins 
importants et un transfert plus rapide vers l'Institut de cardiologie en cas de 
crise cardiaque majeure, explique le Dr Michel Le May, directeur de l'Unité de 
soins coronariens de l'ICUO. Le nombre de patients qui survivent à une crise 
cardiaque augmente, la congestion dans les salles d'urgence est réduite et les 
temps d'attente vitaux diminuent. Chaque minute compte lorsqu'une artère 
coronaire est bloquée, et ce programme est conçu pour sauver des vies", 
ajoute-t-il.

Les travaux du Dr Le May montrent que les décès hospitaliers à l'ICUO ont 
diminué de 50 %, passant à moins de 5 %, chez les patients victimes d'un 
infarctus du myocarde avec surélévation du segment ST (STEMI), l'une des formes 
de crises cardiaques les plus courantes. Le programme STEMI de l'Institut de 
cardiologie prévoit un diagnostic préhospitalier par les ambulanciers 
paramédicaux ainsi qu'un traitement à l'aide de thrombolytiques (médicaments 
visant à dissoudre les caillots sanguins) lorsqu'il est impossible de réaliser 
une angioplastie d'urgence. Cette intervention consiste à restaurer le débit 
sanguin en ouvrant les artères à l'aide d'un cathéter à ballonnet.

Pour certaines victimes d'une crise cardiaque qui résident à l'extérieur des 
zones urbaines ou suburbaines, il demeure difficile de recevoir un traitement 
d'urgence dans un délai très serré. Les équipes des centres médicaux de tout le 
RLISS de Champlain - lequel couvre un rayon de 200 km autour de l'ICUO - 
utilisent les protocoles de l'Institut de cardiologie pour, d'une part, 
identifier les cas de STEMI et accélérer leur prise en charge et, d'autre part, 
transférer immédiatement les patients qui présentent un risque élevé à 
l'Institut de cardiologie.

Le programme STEMI de l'Institut de cardiologie a été mis au point grâce aux 
études menées par le Dr Le May, dont les travaux et le protocole sont reconnus 
tant au Canada qu'aux États-Unis et en Europe. Depuis 2005, 1 550 patients 
victimes de STEMI ont été traités à l'Institut de cardiologie, où une équipe 
d'urgence est de garde jour et nuit pour administrer un traitement optimal 
destiné à améliorer considérablement les chances de survie en cas de crise 
cardiaque.

Les résultats des recherches du Dr Le May ont été publiés dans la revue New 
England Journal of Medicine (353, 2008, p. 231-40). Certains volets du 
programme de l'Institut de cardiologie en matière de traitement d'urgence des 
crises cardiaques servent à présent de norme dans plusieurs villes canadiennes, 
dont Kingston, Hamilton, Québec et Vancouver.

Par le passé, les patients qui ressentaient des douleurs thoraciques arrivaient 
dans un service des urgences où ils étaient examinés par un médecin de 
l'hôpital, puis, après consultation avec un cardiologue, le statut de STEMI 
était confirmé. Ce processus retardait considérablement le traitement.

La phase pilote du programme STEMI a été lancée en 2001 par le Dr Le May et ses 
collègues, le Dr Justin Maloney, directeur médical du Programme de base 
hospitalière pour les services ambulanciers paramédicaux d'Ottawa, et le Dr 
Richard Dionne, directeur médical adjoint du même programme.

Selon la déclaration du Dr Robert Cushman, président-directeur général du RLISS 
de Champlain, "le programme STEMI de l'Institut de cardiologie de l'Université 
d'Ottawa, lequel est fondé sur la collaboration, permet de sauver des vies dans 
notre vaste région. Foncièrement, le programme permettra d'accroître 
l'efficacité de notre système de santé, de réduire les temps d'attente pour les 
patients gravement malades et de soulager la pression sur les salles d'urgence".

Les 16 hôpitaux régionaux ou communautaires du RLISS de Champlain qui 
participent au programme régional STEMI de l'Institut de cardiologie sont les 
suivants :

        * L'Hôpital d'Ottawa, campus Général; 
        * L'Hôpital d'Ottawa, campus Civic; 
        * Hôpital Montfort; 
        * Hôpital Queensway Carleton; 
        * Hôpital général d'Almonte; 
        * Hôpital Memorial d'Arnprior et du district; 
        * Hôpital du district de Kemptville; 
        * Hôpital Memorial du district de Winchester; 
        * Hôpital Memorial de Carleton Place et du district; 
        * Hôpital communautaire de Cornwall; 
        * Hôpital régional de Pembroke; 
        * Hôpital Victoria de Renfrew; 
        * Hôpital Glengarry Memorial; 
        * Hôpital général de Hawkesbury et District General Hospital Inc; 
        * Hôpital de Deep River et du district; 
        * Hôpital St. Francis Memorial, Barry's Bay.
Pour plus d'informations :
Marlene Orton
Gestionnaire principale
Affaires publiques
Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa
(613) 761-4427
www.ottawaheart.ca
[email protected]

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