Nous avons � HMR un m�decin dont la responsabilit� principale est la gestion des civi�res 16 heures par jours 7 jours par semaine. Il assume la responsablil� d'un coordonateur de l'urgence. Certes, cette t�che est ardue et ingrate, car elle implique une surveillance des consultants, une r��valuation clinique des patients sur civi�re, mais personne d'autre n'est mieux plac� qu'un m�decin de l'urgence pour le faire. Ce m�decin est consid�r� comme le m�decin traitant des patients non hospitalis�s � l'urgence, et il a le pouvoir de cong�dier ou d'admettre un patient selon son jugement. Ici intervient l'importance de bons contacts avec les consultants, une atmosph�re de collaboration qu'il faut cultiver � tout instant. Il restera toujours des cas difficiles que personne ne veut admettre ou le m�decin des observ�s (tel que nous l'appelons) doit trancher.
Une gestion serr�e nous a permis il y a quelques mois de r�duire de 30% la dur�e de s�jour sur civi�re. Une am�lioration sans pr�c�dent pour notre urgence qui a toujours (presque) remport� la palme de l'urgence la plus congestionn�e du Qu�bec. Ceci �tant dit, il faut absolument que l'ensemble des processus des admissions, des dur�es de s�jour � l'�tage soit constament v�rifi�, et un coordonateur des �tages m'a toujours sembl� n�cessaire. Personne ne veut faire ce travail... et il n'y en a pas. Par contre, une rencontre hebdomadaire a lieu avec la DSP, l'admission, les repr�sentants cliniques et administratifs de la m�decine et de la chirurgie, le nursing et l'urgence pour veiller � bien huiler la machine. Tr�s utile. On a trouv� de id�es int�ressantes, telles que admettre les patients de l'urgence dans les 11 lits de court s�jour qui sont normalement vides la fin de semaine. Ainsi 11 patients de plus sont admis le vendredi, au prix de 11 admissions de moins le samedi et dimanche (pour r�cup�rer les lits pour le lundi AM), ce qui permet de vider l'urgence la fin de semaine, et de b�n�ficier du ratio patient-infirmi�re favorable des �tages. L'implication des m�decins de l'urgence est une n�cessit� pour am�liorer les conditions de l'urgence. Le cr�dit nous en revient ensuite, et la reconnaisance du d�partement de m�decine d'urgence au sein de l'�tablissement en est accrue. Bernard Mathieu, MD Chef du d�partement de m�decine d'urgence H�pital Maisonneuve-Rosemont philippe tordjman a *crit : > En effet, il est vrai que nous sommes � �laborer les conditions de > fonctionnement d'un coordonnateur de m�dical de l'urgence, 24h par jour, 7 > jours semaine. A vrai dire, la tache est ardue mais possible. Cette t�che > est assez complexe et doit faire intervenir plusieurs niveaux de > consultations ou d'approbation: > Au d�partement d'urgence, > Au DSP et CMDP, > Au sein des r�gies r�gionales, FMOQ (pour la r�mun�ration). Ententes > sp�ciales ? Plusieurs avenues possibles mais rien de concret pour l'instant. > Nous utilisons le guide de gestion pour parfaire cette t�che( qui d'ailleurs > est un outil tr�s pr�cieux pour am�liorer le fonctionnement de notre > urgence).Nous avons avons la collaboration du CCNU, du minist�re et de la > r�gie r�gionale pour y arriver(Via notre comit� action-urgence).C'est une > des nombreuses t�ches que le CCNU supporte dans notre d�marche de > r�organisation de fonctionnement de l'urgence. > > Si mis en application, nous pensons qu'il pourrait �tre judicieux d'y > adjoindre au r�le de coordonnateur m�dical celui d'un m�decin de deuxi�me > ligne. Ce serait une t�che volontaire sous la responsabilit� du d�partement > d'urgence. > Ce m�decin aurait ainsi donc des fonctions cliniques(r��valuation de > patients, prise en charge par des ressources alternatives, suivis en > externe) mais aussi des fonctions medico-administratives(tel que sugg�r�es > par le guide de gestion des urgences).Son r�le s'adresse uniquement � la > client�le de patients de l'urgence non admise qui repr�sente en moyenne 40 � > 50% de notre client�le( en chiffre absolue 25 � 30 patients par jour).La > coordination de la client�le hospitalis�e(urgence et unit� de soins) serait > sous l'autorit� d'un coordonnateur des admissions. > Le point crucial � l'�laboration d'une tel poste est l'existence d'un > m�canisme qui permettrait de s'assurer que les patients puissent �tre > hospitaliser dans un d�lai maximum de 24h(id�alement entre 12h et 16h) par > rapport � sa prise en charge par le m�decin d'urgence. Il est vrai que dans > notre milieu, l'observation des patients � l'urgence se pratique > g�n�reusement ainsi que les investigations de courte dur�e. D'o� la > n�cessit� d'une telle d�marche pour �viter que nous jouions un r�le de > r�sident aupr�s de nos coll�gues sp�cialistes. Le coordonnateur pourrait > signer des billets d'hospitalisation. Cette fonction de policier nous > enchante gu�re mais pourrait �tre utiliser ultimement. > > Je sollicite d'ailleurs � cet effet la liste pour conna�tre s'il existe des > milieux ou de tels m�canismes automatiques d'hospitalisation sont en > fonction et sous quelle forme. > > Tordjman Philippe, MD(MU). > H�pital Charles lemoyne. > [EMAIL PROTECTED] > > -----Message d'origine----- > De : [EMAIL PROTECTED] [mailto:[EMAIL PROTECTED]]De la part de Marc > Gosselin > Envoy� : 22 novembre, 2001 20:15 > � : URG-L Mailing List > Objet : URG-L: coodination m�dicale � l'urgence. > > Bonjour, > > Ceci s'adresse aux urgences ( du Qu�bec) ayant implant� ( ou pr�voyant le > faire) un poste de coordonateur m�dical � l'urgence. ( J'ai entendu parler > de Charles Lemoyne plus pr�cis�ment) > > En bref je suis int�ress� � savoir : > > Qui assure ce r�le chez vous : un ou des m�decin(s) du groupe ? > Qu'elle sont ses responsabilit�s et pouvoirs ? essentiellement > administratives et/ou cliniques ? > Qu'elle forme de r�mun�ration ce m�decin recoit il ? ( assur�e enti�erement > par la direction g�n�rale ? mixte , forfaitaire ? > Toute autre information pertinente. > > � r�pondre en priv� SVP � moins d'int�r�t public > > Merci > > Marc Gosselin > D�partement d'urgence > H�tel-Dieu de St-J�r�me
