Bonjour à toutes et à tous,
Après plusieurs échanges sur les questions de formats, de stabilité et
d’interopérabilité, je propose ici une synthèse technique visant à clarifier ce
qui pose réellement problème dans les formats documentaires actuels, et ce que
pourrait être un modèle moderne, robuste et pérenne.
1. Le constat : XML atteint ses limites structurelles
Les formats basés sur XML compressé (ODT, DOCX) ont permis une transition
historique, mais montrent aujourd’hui des limites :
complexité interne excessive,
mélange contenu / styles / logique,
régressions fréquentes à chaque nouvelle version,
difficultés de diff et d’audit,
corruption potentielle des fichiers,
impossibilité d’archiver correctement le document final si des objets internes
se complexifient.
Ces problèmes ne relèvent pas d’un logiciel particulier :
ils sont structurels, liés au choix du format.
2. Une alternative : un format source léger, lisible et diffable
Une solution moderne consiste à séparer clairement :
le contenu → Markdown (document.md),
les métadonnées → metadata.yaml,
les médias → répertoire images/,
et à regrouper l’ensemble dans un conteneur ZIP (extension dédiée).
Cela donne une structure simple :
javascript
Copier le code
document.mdz
├── document.md
├── metadata.yaml
└── images/
├── img01.png
└── diagramme.svg
Ce modèle présente plusieurs avantages :
lisibilité totale du contenu,
diff et versionnage simples,
robustesse à long terme,
archivage complet et réversible,
absence de logique cachée ou d’héritages XML complexes,
compatibilité naturelle avec Pandoc, LaTeX, Git, CI/CD, etc.
3. Au-dessus du tableur : séparation des données et de la logique
La plupart des difficultés rencontrées avec les tableurs (Calc, Excel)
proviennent du fait qu’ils mélangent :
les données (cellules),
la logique (formules, macros),
la présentation.
Un modèle industriel et pérenne repose sur :
données → CSV / TSV / Parquet,
paramètres → YAML,
logique → scripts externes (Python, Lua…),
présentation → rendu final (ODS, PDF).
C’est exactement le modèle employé dans les environnements scientifiques et
industriels modernes.
4. Pas d’outils graphiques intégrés dans le format source
Pour des raisons de stabilité et de clarté, les outils graphiques doivent
rester externes.
Le format source ne doit contenir que des références à des images stockées
séparément.
Cela garantit :
une maintenance plus simple,
des fichiers plus légers,
une stabilité bien supérieure,
une compatibilité à long terme.
5. Conclusion
L’évolution naturelle des outils documentaires va vers :
un format source textuel,
un conteneur propre,
une séparation stricte contenu / médias / logique,
une chaîne de rendu contrôlée (PDF/ODT en sortie).
Il s’agit d’un modèle industriel éprouvé, bien plus robuste que les formats XML
complexes hérités des années 2000, et parfaitement aligné avec les exigences
d’interopérabilité, d’archivage et de maintenance.
Cordialement,
Bernard
Technicien Méthodes
Rédacteur Technique
Fénétrange
Actualiser
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