Bonjour,

Très intéressant.

Désolé si c'est un peu "Off Topic", mais j'ai souhaité répondre.

Boudreau Denis a écrit :
Pour les gens qui cherchent un correcteur pour OO.
Jusqu'ici, nous n'avons pas créé d'Antidote sous Linux pour trois raisons :

1. La demande ne justifiait pas le coût.

C'est bien d'utiliser le passé pour présenter ce point : la demande est *là*


Nous n'avions jusqu'à récemment reçu qu'une quarantaine de demandes. Mais le vent semble tourner.

Le demande peut exploser : les administrations seront très probablement intéressées.

Et le premier sur le créneau aura un gros avantage. Mais si vous préférez attendre, c'est votre choix.


2. Ce que doit être un « Antidote pour Linux » n'est pas clair.

- Soit un logiciel qu'on achète, et qui peut être utilisé par des logiciels libres, parce que le mode d'emploi est fourni, mais de qualité

- Soit une version libre, mais la communauté Linux doit se débrouiller pour que ça fonctionne

Pourquoi pas :-)


 Doit-il
opérer sous X11 ?  Sous Gnome ?  Sous KDE ?  Sous Wine ?

Si je puis me permettre, la confusion est révélatrice d'une méconnaissance de Linux et ds environnements graphiques utilisés avec : Gnome et KDE utilisent X11 : tous deux dessinent des fenêtres, et souvent font plus, mais ils le font obligatoirement en utilisant X11 (via la Xlib) qui s'occupe de gérer la demande d'affichage (serveur/client graphique).

Une bonne recette pour une appication universelle : utiliser une libc pas trop vieille ni récente, couplée à la Xlib sous, et tout le monde pourra en profiter. Y compirs les *BSD ! Si en plus les sources de la partie graphique sont dispos, alors aucun problème pour l'habiller avec gtk/kde/ ou autre (motif, tcl/tk ... )

Il existe même des logiciels permettant de créer des applications graphiques sous Linux, juste par glisser-déposer.

Enfin, il vaut mieux oublier Wine pour émuler un front end :-)


Devons-nous le compiler

Si les sources sont disponibles, la réponse est non : ce qui ne va pas dans le code sera très vite corrigé - et amélioré - , et chaque distribution proposera son propre paquet, comme c'est déjà le cas pour, bon an mal an ~ plus de 8000 logiciels sous Linux

et le tester pour toutes les distributions ?

Si vous mettez des binaires à disposition, les tests qualité seront très vite faits.

Un exemple : une version d'OpenOffice.org qui comporte un bug important demande juste quelques heures pour que le bug remonte. Maximum une journée. Aucun fournisseur de logiciel, à ma connaissance, ne peut obtenir ce résultat *à tous les coups*, et en testant un logiciel de cette taille en interne.

Une des forces du libre est là.

Mais vous pouvez imposer un choix. En choisissant une API pour la partie graphique, et vous imposerez la libgtk+ (gnome), ou qt (si KDE). Si ce ne sont pas des versions exotiques, tout ira bien : la compatibilité est souvent mieux assurée sous Linux que sous Windows. Dernier point : on peut, depuis très longtemps, utiliser une application gnome sous KDE et inversement.

Encore plus simple (mais plus lourd aussi) : linker statiquement l'API de votre choix, et vous fournissez alors tout en même temps :-)

Quels sont les logiciels avec lesquels nous devrions nous intégrer ?

IMHO, il suffit de définir correctement l'interface entre antidote et le logiciel hôte ? Aux logiciels désirant utiliser Antidote de s'adapter. L'important, c'est de fournir des informations de qualité.


Comment pouvons-nous harnacher cette diversité en un seul binaire ?

C'est à discuter, mais si on calcule rapidement, il faut un binaire par type de processeur. Et encore : avec x86 , x86_64 et PowerPC, énormément d'utilisateurs seraient comblés (plus de 95% de façon certaine)

Si de plus la version x86_64 est compilée avec compatibilité 32bits, alors il ne reste plus que deux binaires à produire.

N'oubliez pas que si vous vendez votre application, il faut bien investir quelque part...


3. Nous ne sommes pas persuadés, étant donné un certain « esprit de croisade » pour le logiciel libre qui anime les amateurs de Linux, qu'un logiciel commercial serait bien reçu.

Cette vision du monde du libre est - désolé - un peu réductrice, et ce cliché a pris un coup de vieux.

Pour information, et à titre d'exemple significatif, on trouve Linux dans les grandes écoles (y compris les plus grandes). Dans ces écoles, certains logiciels commerciaux qui n'ont pas d'équivalent sous Linux sont achetés et utilisés sous Linux, parce qu'ils sont la meilleure solution.

Dans la modeste école où je travaille, je pense à un logiciel de Mathématiques (dont je tairai le nom ici), que nous utilisons sous Linux, parce qu'il n'y a pas d'équivalent.

Linux est un choix. Linux + des logiciels propriétaires en est un aussi, et il n'est pas rare (même si je ne souhaite pas qu'il devienne le cas général).

 Nous craignons même que notre
réputation puisse en souffrir.

Absolument pas, et c'est un gage de qualité que d'avoir une meilleure portabilité. C'est comme les voyages, plus on en fait plus on s'ouvre aux autres, et les idées neuves viennent souvent d'ailleurs.

 (En aucun cas, le prix d'une version Linux
ne pourrait être moindre que celui pour Mac et Windows; en fait, nous les distribuerions toutes sur le même cédérom.)

Si vous avez déjà pensé à cela, alors vous avez déjà pas mal réfléchi au problème :-)

D'aucuns pourraient croire que la version Mac OS X, très proche d'Unix, devrait pouvoir se porter sur Linux sans trop de difficulté.

Sans avoir vu les sources, on ne peut rien dire. Quelle est la taille du code source d'Antidote ?

Ce n'est malheureusement pas le cas.

Il faut voir le code...

La difficulté réside dans l'interface personne-machine, d'une part, qu'il faut réécrire au grand complet,

Oui, mais si je comprends bien, ce n'est qu'un front end ? C'est relativement facile à faire sour Linux.

sauf possiblement en partant de la version Windows et en utilisant Wine.

Pourquoi faire quelque chose de si compliqué ? Cela va nuire au produit si c'est plantogène, ou lent ou que sais-je ?

Elle réside aussi dans l'interaction entre applications; sur Windows, nous utilisons OLE et DDE;

OpenOffice.org sait gérer ce type d'objets

sous Mac, nous utilisons AppleScript et Apple Events;

Si vous utilisez Applescript ou AppleEvents ( que je connais un peu), alors c'est normalement portable sous Linux.

Mais à mon humble avis, un port utilisant python serait encore plus pertinent: la portabilité est immense, c'est stable, fiable, et forcément bien écrit.

aucune de ces technologies n'existe sous Linux, et il faudra donc tout récrire.

Encore un point qui mérite un discussion

Ainsi, nous sommes parfaitement ouverts au principe d'un port à Linux, pourvu que les circonstances techniques et financières y soient favorables.

Elles le sont : ce produit n'existe pas encore, et votre produit est de qualité.

Cela n'a pas été le cas jusqu'ici, mais des interventions comme la vôtre pourraient faire basculer l'équation.

Merci d'ajouter ma contribution du bon côté :-)

Nous vous remercions de votre commentaire et de votre intérêt, tant pour Antidote que pour Linux. Nous accueillerons avec plaisir tout autre élément d'information que vous jugerez utile d'ajouter au dossier.

Juste pour finir, et parce que c'est uin point important ; vous avez peut-être sous évalué le potentiel apporté par une version Linux de votre produit.


Cordialement,
Eric Bachard

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<ericb at openoffice |dot_ org>
Francophone OpenOffice.org Commmunity developer (Linux PPC / Mac OS X / X11)
See : <http://fr.openoffice.org>

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