Le Fri, 22 Oct 2010 21:30:13 +0200 Michel Cauchois <[email protected]> a écrit:
> Le 22/10/2010 20:12, Paul Parton a écrit : > > > > Bonjour, > > Je voudrais savoir s'il existe sous openoffice un module en français > > pour créer un journal scolaire. Merci pour votre réponse. Bien > > cordialement. > Bonsoir, > Que veux-tu dire ? une sorte de Publisher ? dans ce cas non. > S'il s'agit d'un petit journal de 4 à 8 pgaes Writer fait bien l'affaire à > condition de bien savoir gèrer les styles de pages et de bien savoir insérer > des sections. > Au delà rien n'est aussi simple que Publisher, Scribus le seul logiciel de > PAO libre est beaucoup plus difficile à utiliser que Publisher. > C'est bien dommage ! > -- > Cordialement > Michel > OOo 3.2.1 - Ubuntu 10.04 Oui mais c'est libre, Publisher ultra proprio... faudrait pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages. En clair entre la praticité et la liberté, je choisis la liberté même si c'est plus difficile et moins confortable : l'esclavage peut être relativement confortable pour peu que le maître soit assez généreux, ça n'en reste pas moins un esclavage : C'est une cour carrée et qui n'a rien d'étrange : Sur les flancs, l'écurie et l'étable au toit bas ; Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras. ... Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies, Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers. Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies, Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ? ... Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu'avril bourgeonne Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents. Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ; Ca lui suffit, il sait que l'amour n'a qu'un temps. Ce dindon a toujours béni sa destinée. Et quand vient le moment de mourir il faut voir Cette jeune oie en pleurs : " C'est là que je suis née ; Je meurs près de ma mère et j'ai fait mon devoir. " Elle a fait son devoir ! C'est à dire que oncque Elle n'eut de souhait impossible, elle n'eut Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque L'emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu. ... Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages. Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts, Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages. L'air qu'ils boivent feraient éclater vos poumons. Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère, Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux, Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère, Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux. Pour choyer cette femme et nourrir cette mère, Ils pouvaient devenir volaille comme vous. Mais ils sont avant tout les fils de la chimère, Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous. ... Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante ! Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux. Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente. Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux. Jean Richepin. (1849-1926) -- A.Salaün --------------------------------------------------------------------- To unsubscribe, e-mail: [email protected] For additional commands, e-mail: [email protected]
