Bonjour, �a fait depuis la rentr�e que je voulais intervenir sur ce point... cl�... s�rement. Lundi dernier, j'ai dit aux enfants que j'en avais marre d'entendre "est-ce que je peux..." "est-ce que j'ai le droit de..." "quand est-ce qu'on va..." En �change, je leur ai dit qu'ils fassent, qu'ils agissent, qu'ils vivent... Evidemment, s'ils font les cons, il y aura bien quelqu'un pour leur dire qu'ils g�nent, en r�union ou pas. Pour ma part, je propose des choses, � la r�union, comme les enfants. Je viens avec du mat�riel que je pr�sente. Des fois, les enfants s'en fichent comme de l'an 40. Et alors l�, je me dis "ouf !!! tu te serais pris la t�te � essayer de les int�resser � �a !!! En fait, ils s'en fichent !" �a fait longtemps que je pense � �a, que je le rem�che, que je me demande comment �a va se passer concernant les parents, etc... Et puis par rapport � moi-m�me : j'ai toujours ces foutus programmes qui me taraudent. Maintenant, je me demande notamment comment on fait des maths par exemple. l'occasion ne s'est pas encore vraiment pr�sent�e d'aborder certaines notions du "programmes". J'ai la trouille maintenant : - de craquer en r�injectant des trucs � moi. En fait, les enfants comptent beaucoup sur moi pour proposer des trucs. Le "l�cher de lest" entra�ne depuis une semaine et demi une activit� extraordinaire. Personne ne fait rien et je passe mes journ�es � courir. Par contre, le plus grand de la classe passe ses journ�es � dessiner... (alors que si on se place d'un point de vue tayloriste, il n'a pas vraiment besoin de �a...) Et �a, �a me fait peur... - de pr�senter �a de mani�re convaincante, claire et motiv�e � chacune des personnes avec qui je bosse (parents, �lus, IEN, etc...) mais il est vrai que le boulot et les discussions via marelle fournissent des �l�ments et une base relativement solide de ce c�t�... - de voir ce que j'avais install� auparavant (journal, r�union, communication, ateliers, etc...) tomber en d�su�tude alors que je pensais que c'�tait ce qu'il y avait de mieux... et d'accepter cela non comme une destruction de quelque chose qui marchait � peu pr�s mais comme la construction d'un groupe...
La phrase importante dans le texte de Pascale est, � mon sens, "on verra bien sur la dur�e si je fais fausse route. Je fais le pari que non." On fait bien un pari. Du moins en a-t-on le sentiment... Mais finalement, ne fait-on pas le pari que la le�on de lecture ou les exp�riences impos�es vont porter des fruits ? La difficult� est s�rement l�, dans le non-contr�le des �v�nements, des perturbations que le syst�me dans lequel on vit va vivre... Je croyais que l'enseignant �tait ma�tre des apprentissages, des chemins par lesquels passer (didactique...). Eh bien je me trompais largement et c'est dur de revenir dessus... Dur de se dire "un tel va prendre un chemin pour apprendre � lire et si �a se trouve, je n'y comprendrai pas grand chose ou que les choses de surface..." Dur de se dire "et si pendant une semaine un tel ne fait que du dessin, je le laisse faire et mieux, je l'accompagne au m�me t�tre que les autres..." En tous cas, j'ai cru remarquer que, au moins pour un moment, il fallait que j'�vite de proposer des choses mais uniquement que j'accompagne. On verra bien ce que �a donne... Voila, t�moignage � chaud plus que structur�... J'attends que le temps s'installe pour revoir tout �a... Ludo ----------------------------------------- [EMAIL PROTECTED] Visitez le site Marelle : http://www.marelle.org -- ---------------------------------------------------------------- Vous pouvez vous desinscrire a tout moment de cette liste de discussion en postant un message a [EMAIL PROTECTED]
