> > De: "Bernard Collot" <[EMAIL PROTECTED]> > Date: 2005/06/24 ven. AM 08:59:36 GMT-04:00 > À: <[EMAIL PROTECTED]>, "Marc Audet" <[EMAIL PROTECTED]>, > <[email protected]> > Objet: Re: [3type] > > ----- Original Message ----- > From: "Emmanuelle Hersant" <[EMAIL PROTECTED]> > To: <[EMAIL PROTECTED]>; <[email protected]> > Sent: Friday, June 24, 2005 1:12 PM > Subject: RE: [3type] > > > à mon avis, l'idée la plus proche de 3è type est celle de Summerhill...pour > les souvenirs qu'il m'en reste (bouquin lu il y a 15 ans !) > ****************** > BC : Pas tout à fait. Les lycées auto-gérés s'en rapprochent beaucoup plus. > Si avec son "self-government" qui en est l'épine dorsale Summerhill est dans > la grande ligne de l'autogestion, Si Neil, son fondateur et psychnalyste, a > appliqué de façon intransigeante la notion de non-interférence avec le > développement de l'enfant et d'absence de pression sur lui, par contre il > s'est assez peu préoccupé de transformer la transmission des savoirs. Les > cours où l'on pouvait aller ou ne pas aller sont restés des cours et > relativement traditionnels. Le plus ennuyeux étant que ces structures > (Summerhill à ma connaissance existe toujours), comme celles de Montessori, > Decroly... sont restées relativement figées en l'état où elles ont été > conçues il y a pas loin d'un siècle. > > A bientôt, > Emmanuelle Hersant
Bonjour, Je suis passablement d'accord avec Bernard. J'ajouterais que le principe de non-interférence de Summerhill ne me paraît pas du même ordre que celui du 3ième type. Il s'agit carrément de non intervention, et à mon avis, avec ce petit côté peu positif qui fait dire aux frénétistes habituellement que le maître Freinet, lui, est interventionniste (ce qui n'est pas la négation de la liberté des enfants...). Toujours à mon avis, c'est aussi là le noeud du problème pour les fervents du 3ième type. Il ne s'agit pas de ne pas intervenir, mais plutôt de transformer notre intervention de manière à laisser le maximum de place aux enfants pour organiser, s'organiser, évoluer. Notre rôle est alors plus de l'ordre de l'adulte accompagnateur (qui peut intervenir comme participant au groupe, avec son expérience et son savoir d'adulte) que de l'ordre du "magister". Mais la distinction peut être très mince, volatile, et infiniment difficile à préciser. Quand faut-il intervenir, voire prendre le leadership, et quand faut-il s'effacer et laisser les choses évoluer d'elles-mêmes? Pas simple... Marc Audet -- ---------------------------------------------------------------- Vous pouvez vous desinscrire a tout moment de cette liste de discussion en postant un message a [EMAIL PROTECTED]
