Je me permets de reformuler avec mes mots pour être sûr
qu'on se comprend bien :
On sait pointer certaines activités et/ou des brevets
liés à des savoirs sociétaux/normés dans des exercices ou situations
classiques mais on ne sait pas pointer d'autres
activités que nous pensons tous pourtant bien plus bénéfiques pour
l'enfant et son développement. Oui.
Comment pointer donc ces activités là, ou plus généralement
comment faire pour suivre le développement de chaque
enfant ?
Comme il est impossible de lister précisément les
compétences en jeu (développées ou acquises) au cours de ces activités, je
propose qu'on fasse ce suivi de manière différente. (oui, la question c'est comment de manière vraiment gérable)
Il repose sur l'hypothèse que le développement
de l'enfant est assuré, c'est-à-dire que l'enfant progresse de
manière 'optimale', lorsqu'il s'engage librement (*) dans
tous les ateliers (quelque soit l'activité).
Dans ce cas, pour revenir au 'pointage', il suffirait
pour nous d'inscrire le nombre d'activités le nombre
et les intitulés ce n'est pas le plus difficile à pointer, même si cela
peut être quand même copieux... mais là nous n'avons
toujours pas les compétences en jeu. entrepris dans chaque
atelier et de suivre l'évolution tout au long de(s) (l') année(s). Les
interventions de l'adulte consisteraient alors à amener l'enfant
dans les ateliers délaissés, notamment en lui faisant trouver, ou plus
souvent retrouver, de la confiance. On pourrait évoquer des exemples de
stratégies tout comme on pourrait évoquer des solutions pragmatiques sur
ce suivi, mais partageons-nous l'hypothèse ou plutôt le postulat
de départ ? Oui je crois. Pour moi, en tant
qu'individu..., je suis convaincue sur l'hypothèse du développement
de l'enfant. Cependant, comme tous, je suis en tant
qu'enseignant(e) régulièrement interpelé(e) par les justifications
demandées et même au sein de nos équipes parfois les indécisions sont
fortes...
(*) librement ne signifie pas que l'adulte n'utilise pas son
influence, que l'adulte ne propose pas, mais signifie que c'est l'enfant
qui choisit au final de s'engager ou non dans
l'activité.
Philippe Ruelen
PS1 : Le problème de la motivation n'existe pas
lorsque l'enfant s'engage de lui-même dans les activités. Oui, c'est lorsqu'il ne s'engage pas dans les activités que cela
interpelle, ce dont nous parlions ?
coopérativement
Mireille