fyi-
---------- Forwarded message ----------
From: <[email protected]>
Date: 2013/4/4
Subject: {K@A:17255} Trans. : Re: SARIN CHHAK _ PACH CHHOEUN
To:



Merci Bang Ly Denne  d'avoir nous apporté  sur  la disparition de M. Satin
Chhak, et beaucoup de nos compatriotes restent toujours sans nouvelles.
Cordialement,
[email protected]



-----E-mail d'origine-----
De : lydenne < <[email protected]>>
A: samothsakou < <[email protected]>>
Envoyé le : Je, 4 Avr 2013 10:51
Sujet : Re: SARIN CHHAK _ PACH CHHOEUN

La REALITE DE M. SARIN CHHAK à l'entrée des Viêtnamiens le 07/01/1979.

A l'entrée des Viêts le 07/01/79, on a créé un centre de détention à la
cité des sports BOREY KEI LA surveillé
par des soldas du 6è division sous la direction de deux officiers M. S.
(colonel) et M. S. (capitaine)

Huit jours après l'occupation de Phnom-Penh qui n'était qu'un centre
immense de magasins de stockage des
Khmers Rouges (divisé en environ 12 quartiers aux rues barrées par des murs
en tôle ou en fils barbelés)
le Colonel S. a aperçu un vieux avec un arrosoir à la main et accompagné
d'une petite fille, marche dans le jardin
devant le palais royal. M. S. a interpellé ce vieux et lui est demandé de
ce qu'il est entrain de faire.
Le vieux s'est présenté qu'il est chargé par ANGKAR d' arroser le jardin et
il s'appelle SARIN CHHAK.
Très maigre, très délabré M. S. sursaute après de l'observation munitieuse
que c'est bien M. SARIN CHHAK
son professeur à la faculté de Droit. (Le colonel S était étudiant de 4è
année de droit en 1975).

M. SARIN CHHAK est emmené au Borei kei La et les 2 responsables ont bien
pris soins de lui à part.
Le rapport de cette découverte a été transmis aux hérarchies supérirures
via le gouverneur de Pnom-Penh
M. KHAING SARIN et sûrement aux Comité Suprême d' Occupation Viêt à Chamcar
Mon dirigé par
Lê Duc Thor.
Une semaine après des voitures Viêts était venues chercher M. SARIN CHHAK
et l' ont emmené au VIET-NAM
Nous n' avons aucune nouvelle de lui depuis.
Mais le Viêt-Nam avait créé des prisons spéciales pour les cambodgiens
depuis 1975 à Vung Tao (Cap St.Jacques)
et à THU DUC, où la plus part de nos compatriotes opposants y sont
internés: SON NGOC THANH, Chau Sèn Cosâl
des officiers de LoN Nol.... et les dirigeants des troupes armées de l'est
du Mékong séparées des Khmers Rouges en 1977 et luttant contre les Khmers
Rouges qui les appellent les fantôches de KGB (cette armées compte plus de
10.000 hommes et n' acceptaient pas l' intervention  des troupes viêts au
Cambodge en 1979 et leurs arrestations  s'étaient basées sur  leurs parôles
suivantes: " Nous avons suffisamment de ressources humaines et nous n'avons
besoin nécessairement que de matériels de guerres pour nous libérer des KR
génocides et non pas de troupes"
Quelques anciens prisonniers ont été relâchés de ces prisons que je ne cite
pas leur nom par raison de sécurité.
 ----- Original Message -----
 From:   [email protected]
 Sent: Saturday, March 30, 2013 4:53   PM
 Subject: SARIN CHHAK _ PACH CHHOEUN


 Chers amis,
  Vous trouverez les compléments de biographie de MM. Srin Chhak   et Pachh
Chhoeun.

  &gt;   Srin Chhak est le frère (Phaun) de M. Khin Chhè, avocat très
renommé du Cambodge dans les années 1960-70. Ils sont nés dans le village
Kraing Sla, khum Char, srok Prey kabbas, khèt Takeo. Ce village se situe
non   loin de Prey Lovea, chef lieu du srok Prey kabbas. Leur père
s’appelle KHIN et   leur mère s’appelle CHHAY Lak. Son nom d’origine fut
Kaing, mais en raison de   l’âge avancé qui l’empêchait de poursuivre ses
études, il changeait l’état   civil en empruntant un autre nom et
prénom Sarin Chhak (le   vrai Sarin Chhak, son ami habitait à Saang, khet
Kandal).
  Maître Khin Chhè et Maître Chum furent deux avocats de la   défense du
procès de Norodom Sihanouk accusé «pour atteinte à la   sûreté extérieure
de l’Etat » par le tribunal militaire du 5   juillet 1970 ; ce tribunal
composé par un président  Mèn Kim San et   4 juges militaires (Cf. Cambodge
nouveau, juillet 1970). Me Khin Chhè avait   plusieurs enfants vivant
actuellement en France, dont Dr Khin Chan   Keo.
  Sarin Chak, sorti de l’Ecole Royale Administrative   (ERA), fut nommé
haut fonctionnaire et travailla dans l’administration y   compris la
Municipalité de Phnom Penh. Puis il entra au Ministère des Affaires
étrangères et prépara sa Licence à la Faculté de Droit et des Sciences
économiques de Phnom Penh. Après sa Licence en Droit il fit ses recherches
sur   les problèmes des frontières du Cambodge. Il fut nommé Directeur de
la Maison   du Cambodge à la Cité Universitaire Internationale de Paris et
Ambassadeur du   Gouvernement Royal du Cambodge auprès de l’UNESCO dans les
années 1960. En   1966, Sarin Chhak soutint brillamment sa thèse de
doctorat en Sciences   politiques intitulée « Les frontières du Cambodge ».
  Cette thèse fut publiée à Paris en 1966 (librairie Dalloz) avec les
préfaces de S.A.R. Norodom Sihanouk et du Professeur Paul Reuter.  Cette
thèse est traduite en khmer et éditée à Phnom Penh en 2004. En 1967 il fut
  nommé Ambassadeur du Cambodge au Caire.
  Après la destitution du prince Sihanouk, le 18 mars 1970, il   rejoignit
ce dernier en qualité de Sihanoukiste et fut nommé membre du comité
central du FUNK et Ministre des affaires étrangères   du GRUNK, poste qu’il
a gardé jusqu’au 19 juillet 1975. Après la   victoire des Khmers Rouges
d’avril 1975, il est rentré au Cambodge et fut   incarcéré à Boeung Trabèk.
En 1978, après sa réhabilitation, il est venu   travailler au Ministère des
affaires étrangères, sous la direction de Ieng   Sary, ministre. Il est
disparu en 1979 lors de l’invasion vietnamienne. Des   rumeurs circulaient
sur cette disparition :
  -   Les enfants de Sarin Chhak vivant en   France, donnaient une version
selon laquelle ce sont les Vietnamiens qui ont   emmené Sarin Chhak et son
épouse au Vietnam, ils les ont mis dans une   résidence surveillée à Vung
Tau connu sous le nom le Cap-Saint-Jacques, on les   a vus jusqu’en 1990.
Selon les mêmes sources, au cours d'une visite à Hanoï de   Sihanouk en
juillet 1970, le  général vietnamien Vo Nguyen Giap a demandé   à ses
subordonnés de bien suivre le mouvement de Sarin Chhak. Les mêmes   sources
indiquaient que le Vietnam ne voulait pas qu’il sorte du Cambodge, car   sa
thèse de doctorat a mis en cause les frontières terrestres entre
Vietnam-Cambodge.
  - En 1979, Thiounn Mumm, ancien ministre de   l’Industrie du GRUNK avait
demandé Ieng Sary de relancer la recherche de Sarin   Chhak, mais Mumm
disait que «Sary a refusé cette demande, arguant qu’une fois   libéré, il
(Sarin Chhak) pourrait se retourner contre le «Kampuchea   démocratique».
(cf. Sarin Chhak).

  &gt;   Pach Chhoeun :  Sa biographie permet de faire sortir deux   points
importants :
   - La première guerre mondiale (1914-18), sous le   règne du roi Sisowath
(1904-1927), un groupe cambodgien (Sisowath Léng, Pach   Chhoeun, M. Mèn,…)
est venu volontairement s’engager dans l’armée française   pour combattre
contre les envahisseurs Allemands. Certains camarades du groupe   avaient
sacrifié leur vie pour la France, on peut citer Sisowath Léng,   M. Mèn
(chef du groupe),…Après la fin de la guerre, à Phnom Penh,
l’administration française avait érigé une   statue «Roupi» située à côté
de l’Ambassade de France. Cette   statue «Roupi=2personnages=1soldat
français+1soldat khmer» symbolisait un   lien, une amitié plus étroite que
le Cambodge avait envoyé ses enfants   combattre pour la France. 1 soldat
khmer représentait Ta   Mèn (Grand père Mèn). Et jusqu’aujourd’hui, ses
descendants portant   le nom de famille Mèn : Mèn Sothavarin, Mèn
Sokeneary, Mèn Narom,…suivent   le chemin de leur grand père. Mèn
Sothavarin est élu Député/Sénateur du   PSR.
  Cette statue d’une valeur inestimable historique existe   jusqu’en 1990,
date à laquelle Sâr Khéng, ministre de l’Intérieur avait   ordonné à la
faire disparaître sous prétexte « déposer les armes et   faire la paix ».
Depuis, la place de cette statue Roupi est remplacée par   deux grands
fusils.
  Détruire un mémorial historique de souvenir d’amitié   franco-khmère
revient à détruire la trace et l’histoire de notre pays.
  Souvenez-vous, en 1907, sous le règne du même roi Sisowath,   grâce à la
France, que nos trois provinces Battambang, Sisophon, Siem Reap ont   été
restituées au Cambodge, et le monument commémorant le traité
franco-siamois a été érigé à Vat Phnom (cf.Sisowath)


&lt;!--[endif]--&gt;
  (Le monument commémorant le traité   franco-siamois de 1907 à Vat Phnom
(Phnom Penh), grâce auquel le royaume du   Cambodge obtint la restitution
de ses provinces occidentales (Battambang,   Sisophon, Siem Reap). Ce
monument réalisé par un sculpteur français Théodore   Rovière fut inauguré
le 23 février 1909.
  De gauche à droite: 1   soldat français, le roi Sisowath, 3 Danseuses
Apsara portant les symboles des   trois provinces rétrocédées au roi.)
  - La deuxième guerre mondiale (1939-45) a eu une   répercussion sur la
vie politique khmère. Pach Chhoeun, achar Hèm Chèv, achar   Nuon Duong, Bun
Chan Mol, …ont été condamnés à vie aux travaux forcés à   perpétuité et
détenus à Koh Tralach où était aussi emprisonné un communiste   vietnamien
Pham Van Dong. Le coup de force japonais en Indochine en 1945   entrainait
la libération de Pach Chhoeun, Pham Van Dong,….
  Pach Chhoeun continuait à mener une lutte pour réaliser ses   convictions
jusqu’en 1971.
  Pham Van Dong (1906-2000) rejoignit le Parti communiste   indochinois
(PCI) créé par Hô Chi Minh en 1931. Lors de la création de la   République
démocratique du Vietnam en 1945, Pham Van Dong a été nommé ministre   des
Finances, et en 1954 vice-premier ministre et ministre des Affaires
étrangères. Pendant la conférence de Genève en 1954, il y était présent et
  essayait de faire reconnaitre la légitimité de l’occupation de quelques
lambeaux du territoire khmer par les Vietminhs (délégation Son Ngoc Minh à
  Genève : Keo Moni, Mey Pho) avec le soutien  de Zhou Enlai, premier
ministre de la RPC.
  La délégation khmère du roi Norodom Sihanouk composée des   personnalités
civiles : Tep Phân, Sam Sary, Son Sann, Pok Thoeun, Koch   Sân, Héng Ly Kim
Héng, Au Chhuen et les représentants militaires :   Général Nhiek Tioulong
et anciens khmers Issaraks Norodom Chantea Rainsey, Dap   Chhoun, Puth
Chhay, s’y opposait avec l’approbation de l’URSS et des pays   Occidentaux.
Cependant, les succès décisifs de l’armée khmère à Siempang en   avril, à
Srè Ches en mai et à Prèk Té en juillet 1954 ont eu pour effet de   mettre
fin provisoirement aux ambitions vietnamiennes et chinoises sur le
Cambodge. Le 23 juillet 1954, l’acte final de la Conférence de Genève
établit,   avec d’autres dispositions, l’intégrité territoriale du Cambodge
et une   commission mixte pour surveiller l’évacuation du Cambodge par les
troupes   étrangères.
  En mai 1970 après la destitution de Norodom Sihanouk, Pham Van   Dong a
pris sa revanche en organisant avec lui (NS) à Pékin, le 22 avril 1970,
une armée destinée à envahir le Cambodge.
  Après l’invasion vietnamienne, le prince Sihanouk avait   adressé une
lettre à Pham Van Dong lui demandant de retirer ses troupes du   Cambodge.
Non seulement Pham Van Dong n’avait pas ouvert cette lettre mais il   l’a
retourné en paraphant : « la situation du Cambodge est   irréversible ».
  On peut tirer la conclusion de cette biographie sur   l’amateurisme de
Sihanouk et le professionnalisme des politiciens   vietnamiens.

  PS: je continuerais à   vous envoyer des « morceaux de l’histoire du
Cambodge » à travers la   biographie des personnalités khmères. Vos
réactions seront les bienvenues pour   compléter l’information.

 Cordialement,
 SAKOU Samoth

  PJ :   Biographie : Chau Xéng Ua, Nhiek Tioulong, Sam Sary, Sarin Chhak,
Pach   Chhoeun.

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