Le Dimanche 29 Juin 2003 02:37, Seal20 a �crit :
> je ne peux que te le reposter, cet article � tout de meme du poids 
!!.. ;o)
 
Si on m'avait dis un jour qu'en utilisant linux, j'allais me faire des 
potes dans l'arm�e!!!???? 

> 
> Un g�n�ral de l'arm�e fran�aise s'inqui�te de l'ind�pendance 
informatique du 
> pays Et compare la lib�ralisation de la cryptographie � un "�cran de 
fum�e"
> 
> Lors de son intervention au cours du premier Symposium sur la s�curit� 
des 
> technologies de l'information et de la communication (SSTIC - Lire : 
S�curit� 
> informatique : enfin un colloque "s�rieux" en France) qui s'est tenu 
du 10 au 
> 12 juin � Rennes, le g�n�ral Jean-Louis Desvignes, ancien chef du 
service 
> central de la s�curit� des syst�mes d'information et actuel commandant 
de 
> l'Ecole sup�rieure et d'application des transmissions (l'ESAT, charg�e 
de 
> former les informaticiens de l'arm�e), a fait part de ses inqui�tudes 
face � 
> la tendance que suivent certaines technologies de l'information. Il a 
> notamment �voqu� la restriction du p�rim�tre de la vie priv�e, le 
besoin de 
> recourir plus massivement aux logiciels libres, ainsi que les erreurs 
> commises par l'Etat fran�ais en mati�re de cryptologie. 
> 
> 
> "Le p�rim�tre de notre vie priv�e s'est r�tr�ci comme peau de chagrin, 
> davantage encore depuis le 11 septembre 2001, et ce n'est pas fini", a 
d�lar� 
> le g�n�ral Jean-Louis Desvignes, lors de l'ouverture du symposium. 
Pour 
> appuyer son propos sur l'ensemble des technologies aujourd'hui mises 
en place 
> pour nous surveiller, il a brandi une caricature -de son cru- montrant 
un 
> repr�sentant des forces de l'ordre demandant � un petit vieux "Qui 
c'est 
> cette Loana � qui tu as offert une montre Cartier de 9350 euros le 
23/12/02 � 
> 15h43 (... ) ?", avec ce commentaire sans appel : "Alzheimer peut bien 
> frapper, nous sommes prot�g�s, notre m�moire est externalis�e !" 
> 
> 
> Lev�e de boucliers
>  Concernant les abus de certaines technologies en mati�re d'intrusion 
dans nos 
> vies priv�es, il a soulign� le r�le important de la Commission 
nationale 
> informatique et libert�s (Cnil). "Souvent d�cri�e pour les contraintes 
> qu'elle impose � tous les concepteurs de syst�mes informatis�s, elle 
est 
> aussi notre rempart", a-t-il d�clar�. Un rempart dont les membres 
doivent 
> exercer leur vigilance sans rel�che. "J'ai personnellement toujours la 
> crainte de changements pouvant survenir � la suite d'une grave crise. 
> Changements qui nous replaceraient dans une situation telle que celle 
qu'ont 
> connue nos p�res. Je pr�f�re qu'on ne facilite par trop la t�che � 
ceux qui 
> n'auraient pas la m�me conception que nous de la d�mocratie". 
> 
> 
> Jean-Louis Desvignes a aussi fait part de son inqui�tude face � 
l'arrriv�e des 
> futures techniques "anti-piratages" sign�es par les poids lourds 
am�ricains 
> Microsoft et Intel. 
> 
> 
> Rappelant que le projet de tatouage des microprocesseurs par un 
identifiant 
> unique avait finalement �t� abandonn� par Intel suite � "une lev�e de 
> boucliers des mouvements libertaires", le g�n�ral constate que, depuis 
le 11 
> septembre, le proc�s antitrust contre Microsoft s'est sold� par un 
"deal" et 
> que "le gendarme du monde ne s'embarrasse plus de scrupules pour 
assurer sa 
> s�curit�". 
> 
> 
> C'est dans ce contexte que se profile l'arriv�e de nouvelles 
techniques 
> destin�es � lutter contre le piratage sous toutes ses formes, qui 
visent � 
> contr�ler l'utilisation des PC. Parmi ces techniques, les nouvelles 
puces 
> "Fritz" et le projet d'"alliance pour une informatique de confiance" 
(Trusted 
> Computing Platform Alliance, en VO), d�velopp� par Intel et coupl� au 
> logiciel Palladium de Microsoft (logiciel que Microsoft veut 
incorporer dans 
> les futures versions de Windows et qui s'intallera dans les futures 
machines 
> TCPA). 
> 
> 
> S'appuyant sur l'analyse de Ross Anderson, universitaire anglais 
mondialement 
> r�put� pour ses comp�tences en mati�re de s�curit� informatique, 
Jean-Louis 
> Desvignes souligne que "les cons�quences de ces innovations peuvent 
�tre 
> extr�mement lourdes, autant en termes �conomiques qu'en termes de 
> souverainet� des Etats ou de libert�s individuelles". 
> 
> 
> Motif suppl�mentaire d'inqui�tude pour le g�n�ral : les prises de 
> participation dans Gemplus (lire Les s�nateurs communistes demandent 
une 
> enqu�te parlementaire sur Gemplus) et les transferts de brevets 
probablement 
> que cela pourrait entrainer pourraient, avec le d�ploiement de 
l'architecture 
> TCPA/Palladium, ass�cher le march� de la carte � puce, qu'il consid�re 
comme 
> "l'�l�ment qui a le meilleur rapport co�t/efficacit�" en mati�re de 
s�curit�. 
> 
> 
> Ironie de l'histoire : alors que les Am�ricains ont longtemps d�nigr� 
cette 
> technologie, la National Security Agency (NSA) avait appel� le g�n�ral 
� 
> l'aide, en 1999 : les USA avaient alors d�cid� de doter d'une carte � 
puce 
> l'ensemble du personnel du d�partement de la D�fense. 
> 
> 
> "Vive les logiciels libres !"
>  Si la supr�matie des am�ricains en mati�re de technologies de 
l'information 
> est une r�alit� tangible, notamment avec la pr�dominance des logiciels 
de 
> Microsoft et des processeurs Intel et AMD (qui participe aussi au 
projet 
> TCPA), il n'en va pas de m�me dans d'autres secteurs : "Nous avons 
r�ussi 
> dans les domaines de l'�nergie nucl�aire, de l'a�ronautique et de 
l'espace, � 
> gagner notre ind�pendance, pourquoi ne tenterions-nous pas de 
conqu�rir notre 
> autonomie dans les technologies de l'information ?" Pour le g�n�ral, 
cette 
> ind�pendance passe par le recours aux logiciels libres. 
> 
> 
> Illustrant ses propos par un autre de ses dessins repr�sentant le 
g�n�ral de 
> Gaulle, les bras en V, clamant "Vive les logiciels libres !", 
Desvignes, qui 
> d�clarait d�j�, il y a deux ans, que "dans les forces arm�es, Bill 
Gates 
> r�gne aujourd'hui en ma�tre", estime que "pour faire face � ce double 
> probl�me de monopole et de d�fiance, une voie existait pourtant, 
> insuffisamment explor�e quand il �tait encore temps de ne pas se 
livrer corps 
> et �mes � ce cher, tr�s cher Bill ! Celle des logiciels libres". 
> 
> 
> S'il reconna�t que nombre des solutions bas�es sur les logiciels 
libres 
> exigent "des prestations grassement r�mun�r�es" et qu'elles d�bouchent 
sur 
> "des produits propri�taires", le g�n�ral persiste � penser qu'un 
recours aux 
> logiciels libres est possible et serait hautement b�n�fique, "tant en 
termes 
> de co�t que de confiance". 
> 
> 
> Alors que la migration de nombreux ordinateurs militaires vers Windows 
XP est 
> pr�vue, Desvignes estime que l'administration devrait justement donner 
> l'exemple, mais aussi que le recours aux logiciels libres "prendrait 
plus de 
> sens s'il �tait r�ellement soutenu � l'�chelle de l'Union Europ�enne". 
> 
> 
> Rappelant que l'�valuation des syst�mes de s�curit� �taient auparavant 
confi� 
> � "une agence de l'OTAN situ�e en fait au sein de la NSA", Desvignes 
se 
> f�licite qu'une premi�re �tape ait �t� franchie il y a peu de temps, 
avec la 
> prochaine cr�ation d'une agence europ�enne de la s�curit� des syst�mes 
> d'information. 
> 
> 
> Crypto : les vrais probl�mes sont ailleurs
>  Revenant sur la lib�ralisation de la cryptologie, � laquelle il 
s'�tait 
> oppos�, le g�n�ral regrette d'avoir, "pour simplifier le d�bat � 
l'intention 
> des politiques, quelque peu caricatur� la probl�matique". Jusqu'en 
1999, la 
> taille des clefs des outils de cryptographie librement utilisables en 
France 
> (taille qui conditionne, en partie, la s�curit� de ces outils) �tait 
limit�e 
> de fa�on � ce que les services de l'Etat soient en mesure de les 
casser. 
> 
> 
> Or, s'il est d�sormais possible d'utiliser des clefs th�oriquement 
> incassables, ce changement ne r�soud pas tous les probl�mes de 
s�curit�. "Les 
> vrais probl�mes �taient ailleurs (...) Pendant que l'on guerroyait 
entre 
> sp�cialistes de fra�che date sur la longueur des clefs, d'autres 
imaginaient 
> comment rester ma�tre des syst�mes informatiques". 
> 
> 
> Desvignes, lui-m�me ancien du Chiffre (le service des arm�es charg� de 
d�finir 
> les r�gles en mati�re de cryptologie), note que "ce que certains 
politiques 
> ont pris pour un rem�de miracle contre les actes de piratage de toutes 
sortes 
> (rappelez-vous Echelon), s'est en fait traduit par l'arriv�e massive 
de 
> produits de s�curit� aussi efficaces qu'un placebo". 
> 
> 
> Comparant nombre de modules cryptographiques � "une porte blind�e 
fix�e sur 
> des cloisons en placopl�tre", Desvignes d�nonce le faux sentiment de 
s�curit� 
> occasionn� par la lib�ralisation de la cryptologie : "A quoi bon 
s'encombrer 
> d'une clef de 128 bits, si seulement 8 bits sont effectivement 
utilis�s, si 
> votre clef se prom�ne quelque part sur votre ordinateur ou si elle est 
> transmise � votre insu avec vos messages ? A quoi bon s'emb�ter � 
chiffrer 
> ses fichiers avant de les envoyer, si ceux-ci sont accessibles 
lorsqu'ils 
> sont encore disponibles, non crypt�s, en utilisant, via Internet, 
l'une des 
> multiples failles du syst�me d'exploitation devenu le standard mondial 
dont 
> on ne veut pas nous donner les sources." 
> 
> 
> Pour lui, le d�bat sur la cryptographie n'�tait qu'un �cran de fum�e. 
"S'il 
> �tait loin d'�tre secondaire, il n'en a pas moins servi � occulter 
celui, 
> plus d�licat, de la s�curit� informatique". 
> 
> 
> Heureusement, les mentalit�s �voluent. Si "une foule de responsables 
n'a pas 
> encore pris la juste mesure des enjeux (...) certains dirigeants ont 
saisi 
> que, si nous ne ma�trisons pas nous-m�me la s�curit� des syst�mes 
> d'information, il n'y aura pas de v�ritable ind�pendance ni de 
v�ritable 
> libert�. Souhaitons qu'ils agissent avant qu'il ne soit trop tard". 
Concluant 
> sur une note optimiste, le g�n�ral constate ainsi qu'il a "cess� de 
pr�cher 
> dans le d�sert".
> 
> source :http://www.transfert.net/a8955
> 
> -- 
> Seal20.
> La musique adoucit les moeurs, rdv sur http://www.newchumpchange.com
> ___________________________________________________________
> Le 30 juin 2003, l'Europe sera vendue aux USA : 
> http://www.eurolinux.org/news/coup01A/index.fr.html
> http://petition.eurolinux.org/index_html
> 
> 
> 
> 
> 
> 
> 
> 


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