je ne peux que te le reposter, cet article � tout de meme du poids !!.. ;o)

Seal20.
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Un g�n�ral de l'arm�e fran�aise s'inqui�te de l'ind�pendance informatique du 
pays Et compare la lib�ralisation de la cryptographie � un "�cran de fum�e"

Lors de son intervention au cours du premier Symposium sur la s�curit� des 
technologies de l'information et de la communication (SSTIC - Lire : S�curit� 
informatique : enfin un colloque "s�rieux" en France) qui s'est tenu du 10 au 
12 juin � Rennes, le g�n�ral Jean-Louis Desvignes, ancien chef du service 
central de la s�curit� des syst�mes d'information et actuel commandant de 
l'Ecole sup�rieure et d'application des transmissions (l'ESAT, charg�e de 
former les informaticiens de l'arm�e), a fait part de ses inqui�tudes face � 
la tendance que suivent certaines technologies de l'information. Il a 
notamment �voqu� la restriction du p�rim�tre de la vie priv�e, le besoin de 
recourir plus massivement aux logiciels libres, ainsi que les erreurs 
commises par l'Etat fran�ais en mati�re de cryptologie. 


"Le p�rim�tre de notre vie priv�e s'est r�tr�ci comme peau de chagrin, 
davantage encore depuis le 11 septembre 2001, et ce n'est pas fini", a d�lar� 
le g�n�ral Jean-Louis Desvignes, lors de l'ouverture du symposium. Pour 
appuyer son propos sur l'ensemble des technologies aujourd'hui mises en place 
pour nous surveiller, il a brandi une caricature -de son cru- montrant un 
repr�sentant des forces de l'ordre demandant � un petit vieux "Qui c'est 
cette Loana � qui tu as offert une montre Cartier de 9350 euros le 23/12/02 � 
15h43 (... ) ?", avec ce commentaire sans appel : "Alzheimer peut bien 
frapper, nous sommes prot�g�s, notre m�moire est externalis�e !" 


Lev�e de boucliers
 Concernant les abus de certaines technologies en mati�re d'intrusion dans nos 
vies priv�es, il a soulign� le r�le important de la Commission nationale 
informatique et libert�s (Cnil). "Souvent d�cri�e pour les contraintes 
qu'elle impose � tous les concepteurs de syst�mes informatis�s, elle est 
aussi notre rempart", a-t-il d�clar�. Un rempart dont les membres doivent 
exercer leur vigilance sans rel�che. "J'ai personnellement toujours la 
crainte de changements pouvant survenir � la suite d'une grave crise. 
Changements qui nous replaceraient dans une situation telle que celle qu'ont 
connue nos p�res. Je pr�f�re qu'on ne facilite par trop la t�che � ceux qui 
n'auraient pas la m�me conception que nous de la d�mocratie". 


Jean-Louis Desvignes a aussi fait part de son inqui�tude face � l'arrriv�e des 
futures techniques "anti-piratages" sign�es par les poids lourds am�ricains 
Microsoft et Intel. 


Rappelant que le projet de tatouage des microprocesseurs par un identifiant 
unique avait finalement �t� abandonn� par Intel suite � "une lev�e de 
boucliers des mouvements libertaires", le g�n�ral constate que, depuis le 11 
septembre, le proc�s antitrust contre Microsoft s'est sold� par un "deal" et 
que "le gendarme du monde ne s'embarrasse plus de scrupules pour assurer sa 
s�curit�". 


C'est dans ce contexte que se profile l'arriv�e de nouvelles techniques 
destin�es � lutter contre le piratage sous toutes ses formes, qui visent � 
contr�ler l'utilisation des PC. Parmi ces techniques, les nouvelles puces 
"Fritz" et le projet d'"alliance pour une informatique de confiance" (Trusted 
Computing Platform Alliance, en VO), d�velopp� par Intel et coupl� au 
logiciel Palladium de Microsoft (logiciel que Microsoft veut incorporer dans 
les futures versions de Windows et qui s'intallera dans les futures machines 
TCPA). 


S'appuyant sur l'analyse de Ross Anderson, universitaire anglais mondialement 
r�put� pour ses comp�tences en mati�re de s�curit� informatique, Jean-Louis 
Desvignes souligne que "les cons�quences de ces innovations peuvent �tre 
extr�mement lourdes, autant en termes �conomiques qu'en termes de 
souverainet� des Etats ou de libert�s individuelles". 


Motif suppl�mentaire d'inqui�tude pour le g�n�ral : les prises de 
participation dans Gemplus (lire Les s�nateurs communistes demandent une 
enqu�te parlementaire sur Gemplus) et les transferts de brevets probablement 
que cela pourrait entrainer pourraient, avec le d�ploiement de l'architecture 
TCPA/Palladium, ass�cher le march� de la carte � puce, qu'il consid�re comme 
"l'�l�ment qui a le meilleur rapport co�t/efficacit�" en mati�re de s�curit�. 


Ironie de l'histoire : alors que les Am�ricains ont longtemps d�nigr� cette 
technologie, la National Security Agency (NSA) avait appel� le g�n�ral � 
l'aide, en 1999 : les USA avaient alors d�cid� de doter d'une carte � puce 
l'ensemble du personnel du d�partement de la D�fense. 


"Vive les logiciels libres !"
 Si la supr�matie des am�ricains en mati�re de technologies de l'information 
est une r�alit� tangible, notamment avec la pr�dominance des logiciels de 
Microsoft et des processeurs Intel et AMD (qui participe aussi au projet 
TCPA), il n'en va pas de m�me dans d'autres secteurs : "Nous avons r�ussi 
dans les domaines de l'�nergie nucl�aire, de l'a�ronautique et de l'espace, � 
gagner notre ind�pendance, pourquoi ne tenterions-nous pas de conqu�rir notre 
autonomie dans les technologies de l'information ?" Pour le g�n�ral, cette 
ind�pendance passe par le recours aux logiciels libres. 


Illustrant ses propos par un autre de ses dessins repr�sentant le g�n�ral de 
Gaulle, les bras en V, clamant "Vive les logiciels libres !", Desvignes, qui 
d�clarait d�j�, il y a deux ans, que "dans les forces arm�es, Bill Gates 
r�gne aujourd'hui en ma�tre", estime que "pour faire face � ce double 
probl�me de monopole et de d�fiance, une voie existait pourtant, 
insuffisamment explor�e quand il �tait encore temps de ne pas se livrer corps 
et �mes � ce cher, tr�s cher Bill ! Celle des logiciels libres". 


S'il reconna�t que nombre des solutions bas�es sur les logiciels libres 
exigent "des prestations grassement r�mun�r�es" et qu'elles d�bouchent sur 
"des produits propri�taires", le g�n�ral persiste � penser qu'un recours aux 
logiciels libres est possible et serait hautement b�n�fique, "tant en termes 
de co�t que de confiance". 


Alors que la migration de nombreux ordinateurs militaires vers Windows XP est 
pr�vue, Desvignes estime que l'administration devrait justement donner 
l'exemple, mais aussi que le recours aux logiciels libres "prendrait plus de 
sens s'il �tait r�ellement soutenu � l'�chelle de l'Union Europ�enne". 


Rappelant que l'�valuation des syst�mes de s�curit� �taient auparavant confi� 
� "une agence de l'OTAN situ�e en fait au sein de la NSA", Desvignes se 
f�licite qu'une premi�re �tape ait �t� franchie il y a peu de temps, avec la 
prochaine cr�ation d'une agence europ�enne de la s�curit� des syst�mes 
d'information. 


Crypto : les vrais probl�mes sont ailleurs
 Revenant sur la lib�ralisation de la cryptologie, � laquelle il s'�tait 
oppos�, le g�n�ral regrette d'avoir, "pour simplifier le d�bat � l'intention 
des politiques, quelque peu caricatur� la probl�matique". Jusqu'en 1999, la 
taille des clefs des outils de cryptographie librement utilisables en France 
(taille qui conditionne, en partie, la s�curit� de ces outils) �tait limit�e 
de fa�on � ce que les services de l'Etat soient en mesure de les casser. 


Or, s'il est d�sormais possible d'utiliser des clefs th�oriquement 
incassables, ce changement ne r�soud pas tous les probl�mes de s�curit�. "Les 
vrais probl�mes �taient ailleurs (...) Pendant que l'on guerroyait entre 
sp�cialistes de fra�che date sur la longueur des clefs, d'autres imaginaient 
comment rester ma�tre des syst�mes informatiques". 


Desvignes, lui-m�me ancien du Chiffre (le service des arm�es charg� de d�finir 
les r�gles en mati�re de cryptologie), note que "ce que certains politiques 
ont pris pour un rem�de miracle contre les actes de piratage de toutes sortes 
(rappelez-vous Echelon), s'est en fait traduit par l'arriv�e massive de 
produits de s�curit� aussi efficaces qu'un placebo". 


Comparant nombre de modules cryptographiques � "une porte blind�e fix�e sur 
des cloisons en placopl�tre", Desvignes d�nonce le faux sentiment de s�curit� 
occasionn� par la lib�ralisation de la cryptologie : "A quoi bon s'encombrer 
d'une clef de 128 bits, si seulement 8 bits sont effectivement utilis�s, si 
votre clef se prom�ne quelque part sur votre ordinateur ou si elle est 
transmise � votre insu avec vos messages ? A quoi bon s'emb�ter � chiffrer 
ses fichiers avant de les envoyer, si ceux-ci sont accessibles lorsqu'ils 
sont encore disponibles, non crypt�s, en utilisant, via Internet, l'une des 
multiples failles du syst�me d'exploitation devenu le standard mondial dont 
on ne veut pas nous donner les sources." 


Pour lui, le d�bat sur la cryptographie n'�tait qu'un �cran de fum�e. "S'il 
�tait loin d'�tre secondaire, il n'en a pas moins servi � occulter celui, 
plus d�licat, de la s�curit� informatique". 


Heureusement, les mentalit�s �voluent. Si "une foule de responsables n'a pas 
encore pris la juste mesure des enjeux (...) certains dirigeants ont saisi 
que, si nous ne ma�trisons pas nous-m�me la s�curit� des syst�mes 
d'information, il n'y aura pas de v�ritable ind�pendance ni de v�ritable 
libert�. Souhaitons qu'ils agissent avant qu'il ne soit trop tard". Concluant 
sur une note optimiste, le g�n�ral constate ainsi qu'il a "cess� de pr�cher 
dans le d�sert".

source :http://www.transfert.net/a8955

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Seal20.
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Le 30 juin 2003, l'Europe sera vendue aux USA : 
http://www.eurolinux.org/news/coup01A/index.fr.html
http://petition.eurolinux.org/index_html







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Foire Aux Questions de la liste : http://mdk.mondelinux.org

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