Marc Siramy a écrit :
Bonsoir,
Puisque la loi DADVSI impose l'installation de DRM sur nos ordinateurs,
l'initiative Open DRM de Sun ( http://www.internetactu.net/?p=6410 )
vaut sans doute la peine d'être soutenue pour deux raisons :
- le fait que le code soit ouvert laisse la possibilité à chaque
citoyen de pouvoir contrôler quelles informations personnelles sont
prélevées sur sa machine,
- le code est gratuit, et donc le financement des DRM prévu par le
gouvernement n'est plus justifié (rappelons que le gouvernement
projette de financer les DRM via une taxe sur le tabac).
Selon l'article, [les] "abonnés du câble ont une clé qui leur permet
de recevoir des émissions."
Que ce système de clé réponde ou non au principe que j'ai rappelé
précédemment (et déjà brillament exposé par Isabelle), il s'agit là
encore d'un mécanisme d'encodage et de cryptage de données.
La manière de faire cette guerre est stupide. Qu'un DRM soit présent
ou non au sein d'une oeuvre numérique, il faut bien que cette oeuvre
soit décodée pour pouvoir en prendre connaissance. Or une fois
l'oeuvre décodée, il sera toujours possible de contourner le DRM, ne
serait ce qu'avec un caméscope numérique.
Si j'oubliais: les DRM ont un intérêt (du moins les DRM propriétaires) :
tuer les logiciels libres multimédia, mais cela n'a jamais fait nul doute.
Or, me semble-t-il, les auteurs ou autres titulaires de droits voisins
ont le libre choix d'imposer toute mesure de protection destinée à
préserver leurs droits.
Nul doute que ceux-ci s'opposeront aux DRM open-source.
------------
Le fait que l'absence de définition du terme "interopérabilité" est
conduit à la suppression du droit à l'interopérabilité est certes
affligeant. Cependant il revenait au Conseil constitutionnel d'enlever
à la loi ses impuretés selon Philippe Aigrain (
http://paigrain.debatpublic.net/ ).
Donc le CC a bien fait son travail. Bien entendu. A moins que le CC
ait quelque pu perdu la raison.
Cela expliquerait peut-être ce que j'ai découvert aujourd'hui :
Il avait été souligné à l'Assemblée Nationale, le 29 juin 2005,
l'absence de définition du terme logiciel dans les textes :
"Notons cependant qu'il n'existe pas de définition des logiciels ou
des programmes d'ordinateur dans les textes nationaux, européens ou
internationaux régissant la propriété intellectuelle. Cette absence
peut s'expliquer par la volonté de ne pas figer une définition
susceptible d'évoluer en fonction de la technique." (
http://www.assemblee-nationale.fr/12/europe/rap-info/i2426.asp ).
Cette absence de volonté se manifeste aussi je crois lorsqu'il s'agit
de définir les DRM / MTP.
Aussi, pourquoi le CC déclare-t-il que le terme interopérabilité est
inconstitutionnel quand dans le même temps, il ne remet en cause ni la
définition du terme DRM, ni celle du terme MTP, ni celle du terme
logiciel ?
Et aussi, pourquoi donc la notion de "travail collaboratif" paraît
elle floue aux yeux du CC alors que ce terme semble depuis longtemps
entré dans les usages ?
Et surtout, forts de ce constat, que peut on faire ?
--
Marc
cherche pas a comprendre, tout était écrit d'avance.... fallait que ça
passe d'une manière ou d'une autre, alors c'est sur que justifier la
mauvaise foi ça devient compliqué lol ça entraîne qqs incohérences
forcément
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