Le Dimanche 19 Novembre 2006 22:16, Sebastien Chopin a écrit :

> Moi aussi je suis un ultra-libérale car il me semble que la liberté
> doit être centrale. Mais j'admets bien volontiers que certaines
> considérations méritent que l'on s'y attarde, même si l'on doit
> écorcher un certain libéralisme là-dedans. Par exemple, pour moi,
> l'État n'a pas pour vocation de diriger une entreprise. Cependant, à
> l'heure actuelle, je ne suis pas pour la privatisation d'EDF-GDF.
> J'estime que les soucis géopolitiques et écologiques étroitement liés
> à cette entreprises seront mieux gérés par l'État que par des
> capitaux privés ... alors la privatisation attendra ... longtemps
> peut-être. Reagan et Tatcher n'ont pas mis l'ultra-libéralisme au
> service de la population mais le contraire, ce que je réprouve.
> Friedman, si vous l'aviez lu tout comme moi, ne disait pas autre
> chose.

Là nous sortons encore plus du débat et sommes encore plus [HS]
Mais l'idée qu'un économiste de premier plan théorise le libéralisme en 
n'espérant pas qu'il soit appliqué est illusoire.
Or, la mise en application de préceptes économiques ça s'appelle la 
politique. Reprocher à des politiques de suivre une doctrine économique 
et dédouaner de la même façon les économistes del'application deleurs 
théorie est tout aussi illusoire ou tout simplement un refus d'assumer 
ses responsabilités. 

Qui plus est la volonté de "l'école de chicago"  de faire mettre en 
application le maximum de ses théories économiques n'est cachée par 
personne pas même les conservateurs américains

Enfin je n'ai parlé ni de privatisation d'EDF ou de GDF mais de 
l'influence du neo-libéralisme sur le domaine qui nous concerne ici : 
le logiciel libre.

Et nous touchons là aux contradictions intrinsèques dela chose, 
contradiction reconnues d'ailleurs par à peu près tout le monde. Il 
faut que l'Etat s'efface au maximum (voire totalement) mais l'on fait 
appel à lui à travers ses fonctions régaliennes (pouvoit législatif et 
policier) pour favoriser certains groupes économiques, société, 
groupements de société ou secteur industriel ( le lobbying et donc en 
général les plus puissants ) et ainsi éviter la sacro sainte 
concurrence, fonction naturelle sensée réguler le marché. 

On va même plus loin puisque dans un deuxième temps, on le convainc de 
déléguer les pouvoirs de police à ces mêmes groupes qu'il protège.

Vous admettrez qu'on n'est pas très  d'une ploutocratie, dans le 
fonctionnement effectif de ce libéralisme.

Or si l'on doit bien admettre au vu de l'histoire que léninisme et le 
stalinisme ont été un échec (et engendré des crimes abominables), je 
n'admettrai jamais que la même réalité de l'histoire soit rejeté 
concernant le neo- libéralisme.

Il est d'ailleur à noter que les arguments ou plutôt la dialectique 
avancée pour dédouaner les théoriciens du libéralisme de leurs 
responsabilités est stristement parallèle à celle qui fut utilisée par 
les parti communistes pour dédouaner la communisme des crimes de 
Staline.

Enfin et pour terminer, car nos camarades vont se lasser de trop de 
hors-sujet, nous sommes aujourd'hui dans une situation idéale pour 
juger de ceci avec l'admirable exemple de cette économie qui ne va pas 
tarder à torcher tout le monde (tout au moins les pays  européens assez 
vite, mais ceci du point de vue purement économique ce qui est loin de 
représenter la réalité du monde) je parle de la Chine. Du 15 % de 
croissance sur un modèle économique ultra libéral (mais pas politique!) 
Le plus fantastique dans cette histoire c'est l'aisance avec laquelle 
les entreprises les plus apôtres de libéralisme se sont glissées dans 
le moule de ce régime stalinien et la bonne volonté qu'elles ont mis à 
aller au devant même des désirs gouvernementaux chinois (voir Yahoo 
Google Apple etc...et je ne parle même pas des  États les plus 
puissants qui vont faire leur cour) Toutes ces sociétes et ces 
gouvernement libéraux qui placent en avant le parallèle liberté 
économique, liberté individuelle comme le nec plus ultra de 
l'organisation sociale d'un état (ou du monde) se sont vautrés  dans un 
libéralisme stalinien rarement atteint (sauf à la chute de l'URSS).
Quant aux USA ils en sont à l'extrème limite.

À ce point il faut bien regarder la réalité en face : le neo-libéralisme 
a déjà échoué à organiser le monde car il est au moins un leurre, 
peut-être une erreur, plus sûrement un mensonge, mais de toute évidence 
une tautologie inepte (ce qui est un pléonasme d'ailleurs).

La grande vacherie pourles petits gars de base comme nous c'est que nos 
élites, à leur habitude, vont mettre 20 ans à s'en apercevoir et que 
nos dirigeants économiques vont pendant 20 ans faire semblant de ne pas 
s'en être aperçu afin de conserver leurs billes.
 
Et je ne parle même pas des autre modes de pensées existant dans le 
monde ... parce que là ... le gouffre est tel !

C'est d'ailleurs un des problèmes majeurs avec les économistes ils ne 
doutent jamais d'avoir raison, un peu comme les fameux 
crypto-trotskistes hein ? 

-- 
André Salaün



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