Bonsoir Jean-François, Le Thu, 05 Dec 2013 18:58:54 +0100, Jean-Francois Nifenecker <[email protected]> a écrit :
> Bonjour Charles, > > version courte pour décideurs : les décideurs? tu veux parler de moi en particulier (je n'en suis plus) ou des "décideurs" du projet LibreOffice? La simple capacité de penser que les décideurs du projet soient différents des contributeurs, soient des gens pressés et une caste à part met en lumière beaucoup de notions intéressantes, au demeurant fausses ou fantasmées, et en tous cas en ligne avec ce que je disais: il n'y a pas d'un côté les pauvres gens et les méchants anglophones, la commission européenne et le groupe Bilderberg de l'autre. > -- comment faire mieux communiquer les non-anglophones avec le > projet ? Question difficile - essentielle. Aucun projet libre n'a trouvé de réponse définitive. On est preneur d'idées. > -- comment lever l'incompréhension de la communication entre > utilisateurs et projet ? où se situe l'incompréhension, c'est d'abord là qu'il faut commencer. Le projet est composé de ses contributeurs. Il n'y a pas le projet et les autres, le Parti et les travailleurs... > -- comment mieux expliquer le contrat moral qui existe entre le projet > et ses utilisateurs (ex : comment vous pouvez ou ne pouvez > (probablement) pas contribuer). Oui, excellente question je crois. Je ne peux donner d'avis que personnel, mais le Comité des Membres, dont Sophie a été, peut te renseigner plus que moi. > > > version longue pour décidés : > > Le 05/12/2013 11:13, Charles-H. Schulz a écrit : > > > > Quelques points sur lesquels j'aimerais revenir: > > Ce fil de discussion est utile, à plusieurs titres, mais révèle une > > certaine incompréhension de notre communauté, au delà des > > frustrations qui s'expriment. > > Certainement. > > > Je lis dans plusieurs messages que l'Anglais constitue > > une barrière à la participation, ce qui peut être vrai en soi. Pour > > autant, je rappelle quand même que le projet LibreOffice est formé > > de contributeurs, la plupart bénévole, et la plupart non > > anglophones -du moins n'ayant pas l'Anglais pour langue maternelle. > > Donc quand je lis que les gens qui parlent Anglais à l'extérieur > > des listes francophones semblent décider de tout, il est juste bon > > de savoir que ce sont des gens comme nous, qui essayent aussi de > > parler l'Anglais, parce qu'on a abandonné le Latin comme langue > > internationale il y a quelques siècles. > > Oui, et ? > En l'état, les non anglophones n'en restent pas moins en dehors. Non. Sans rajouter au mail de Sophie, que proposes-tu? - Le Chinois? - Le Latin? - Le retour de Napoléon et la conquête de l'Europe par la France, avec comme résultant l'emploi du Français obligatoire (note que ça ne fait que déplacer le problème, mais comme on sera du bon côté, on s'en fout un peu) - mettre en place une chaîne longue de contributeurs traducteurs, avec tous les inconvénients et la lourdeur que ça peut représenter, et le sentiment renforcé des contributeurs non anglophones d'être coupés du projet? Sérieusement, je ne suis ni prof d'Anglais ni Inspecteur d'Académie :-) > Je > comprends très bien les raisons et il est certain qu'une langue > commune doit émerger. Du fait que l'Anglais est la langue de > l'informatique, il est compréhensible que la /lingua franca/ du > projet soit celle-là. Pour ma part, je comprends *aussi* ceux qui, > nouveaux venus (ou moins nouveaux) et non anglophones, se sentent > exclus à partir d'un certain niveau, en particulier lorsqu'il faut > remonter des souhaits d'amélioration (je ne parle même pas de bugs) > et toucher directement (si possible) les développeurs. Mais très bien, dans ce cas que faut-il faire? > > > > > J'aimerai aussi rappeler que LibreOffice est un projet > > communautaire, donc se plaindre c'est bien, faire, c'est mieux, > > mais qu'à un moment personne ne commande ou ne donne d'ordre aux > > contributeurs.. > > Comment M.Toulemonde va-t-il pouvoir "faire" ? Je suis ce M. > Toulemonde et ma participation -- puisque c'en est une, n'est-ce > pas ? -- consiste à intervenir sur les listes et à tenter de répondre > lorsque je le peux. Voire à promouvoir l'usage de l'outil chaque fois > que j'en ai l'occasion. Suis-je considéré comme qqn qui "fait" ? > Probablement pas. Ah si, je suis désolé, mais pour moi tu es contributeur. Le contributeur n'est pas celui qui code uniquement, loin de là. Et je crois qu'il serait très dangereux pour LibreOffice de se structurer de cette façon. Je cite d'ailleurs le wiki francophone: https://wiki.documentfoundation.org/FR/TDF/Membership Il y a plus de détails. > Donc, oui, dire "faire, c'est mieux" est > hypocrite : tu sais pertinemment que très peu sont en capacité > d'apporter plus qu'un peu de temps (juste un peu). Donc "faire, c'est > mieux" mais presque personne ne le peut. Pas du tout d'accord. Évidemment, personne ne demande à la majorité des gens de se farcir des rapports de bugs 3 jours par semaine. En revanche, des gens trouvant, pour une grande diversité de raisons d'ailleurs, un moyen de contribuer, même un peu, est un défi pour notre communauté mais aussi quelque chose de fondamental. > En réalité la force du > projet serait plus dans le nombre d'aficionados (au sens propre) que > dans les compétences hyper-pointues de quelques uns. Le problème des aficionados, c'est qu'ils changent souvent l'objet de leur affection. Pour moi, je me fous un peu d'avoir un fan club pour LibreOffice. Je pense que des utilisateurs finaux, des contributeurs, tous plus ou moins informés du logiciels qu'ils utilisent est bien plus important que des aficionados. Et j'ose le dire, oui, les utilisateurs finaux peuvent comprendre le sens d'un projet comme LibreOffice. On n' a certes pas à leur imposer une vision, mais véhiculer des valeurs auxquelles les gens peuvent adhérer, ça me semble important, et pas que pour rassurer les bobos parisiens, apparemment décideurs du dit projet :p > > Je peux aussi te retourner tes propos d'ouverture : > > Ce fil de discussion est utile, à plusieurs titres, mais révèle une > > certaine incompréhension de notre communauté > > Cette incompréhension, comme membre du projet, ça ne t'interpelle > pas ? ça m'interpelle, oui, mais connaissant aussi pas mal d'autres parties du projet, d'autres communautés LibreOffice non anglophones, je suis toujours surpris par le manque d'enthousiasme d'une partie de la communauté francophone. Donc ça m'interpelle, mais pas dans le sens que tu crois. > > > > > Pour finir, et sur une note plus personnelle, je suis atterré de > > voir qu'il n'est jamais venu à l'idée de personne, sur cette liste, > > en tout cas pas de ceux qui se plaignent, de remercier > > Désatterre-toi. Ce fil n'a pas pour objet d'encenser ni de dénigrer > quiconque. Tu te trompes de combat. > Le début, l'objet du fil, sans doute. Mais il a viré de cette façon. > Sophie et d'autres que je ne citerai pas pour ne pas risquer d'en > oublier et ne pas les froisser font un boulot remarquable et remarqué, > ici et ailleurs. > En ce qui concerne Sophie, depuis des années. Son > travail est régulièrement applaudi et il le mérite. Elle le mérite. > Cela signifie-t-il pour autant qu'il faut encenser et bénir dans > chaque fil ceux qui, comme elle, donnent beaucoup ? Sommes-nous > passés au royaume de Skippy ? Dieu nous en garde, mon fils. :) Justement, je pense qu'on a la tendance inverse marquée. Son travail n'est pas applaudi ici. Précisément ici. Il est remarqué et applaudi partout ailleurs. Ici, c'est différent, et j'étends ma remarque aux autres contributeurs. > > Ton combat -- puisque de marketing il peut être question -- serait de > faire en sorte que les utilisateurs, les M. Toulemonde, sachent > comment ils pourront ou ils pourraient contribuer ou comment ils ne > pourront (probablement) pas contribuer. Bref, _d'éclaircir le contrat > moral_ qui les lie de fait au logiciel (non, ne pas me parler de > "communauté", j'ai rayé ce mot de mon vocabulaire). Nous ne sommes pas d'accord sur le terme de communauté, mais sinon, oui, c'est bien ça. Et je rajoute: faire en sorte que tout le projet soit informé de ce qui se passe, ce qui est un autre moyen de ne pas se sentir exclu. > > > Tout ça pour dire que les plaintes et la mauvaise > > atmosphère en mode continue, j'en ai un peu marre. > > Je ne vois *aucune* mauvaise atmosphère. Juste un coup de gueule, > comme le dit l'objet, lorsque s'accumulent les petits problèmes et > que l'écho qu'on aimerait entendre n'est rien qu'un grand silence, > une dénégation ou une réponse hypocrite. réponse hypocrite, là il faudra me dire de quelle hypocrisie on parle. Le grand silence, je suis d'accord, il arrive assez souvent ici, mais c'est plutôt moi qui ait parfois l'impression que peu de choses se disent. > > -> Mais ces coups de gueule sont *sains*. Si j'étais toi, ce serait > leur absence qui m'inquiéterait, pour le coup. Dans l'absolu, oui. Le problème c'est que ces coups de gueule ne sont pas sains lorsqu'ils tapent toujours sur les mêmes, qui ne sont ni mieux nantis, ni plus puissants que les autres. Et ces coups de gueule présupposent que ceux sur qui on gueule soient tout-puissants. On en revient alors à une version fantasmée du projet, avec les gens d'en haut et les gens d'en bas. À titre personnel, si c'était pour en arriver là, j'aurais été bosser dans l'immobilier. > > Alors, ravale ta marritude et relis les messages pour ce qu'ils sont : > une preuve d'affection ou simplement d'attachement, au projet et à > ceux qui le font vivre ("qui aime bien..." dit-on). > J'ai arrêté de croire à l'amour vache il y a un certain temps. Il y a des manières plus simple de montrer son affection. -- Charles-H. Schulz Co-founder, The Document Foundation, Kurfürstendamm 188, 10707 Berlin Gemeinnützige rechtsfähige Stiftung des bürgerlichen Rechts Legal details: http://www.documentfoundation.org/imprint Mobile Number: +33 (0)6 98 65 54 24. -- Envoyez un mail à [email protected] pour savoir comment vous désinscrire Les archives de la liste sont disponibles à http://listarchives.libreoffice.org/fr/discuss/ Tous les messages envoyés sur cette liste seront archivés publiquement et ne pourront pas être supprimés
