Bonjour Jean Louis,
Etrange opposition du public et du privé.
J'ai pu voir ailleurs que les logiciels libres étaient plus répandus
dans les services publics car "ils ont le temps eux, de biduler sur les
forum".
Ce que je peux ajouter, c'est que si on arrive à vérifier (je n'ai
toujours pas vu moi-même d'étude claire qui quantifie ceci) que les LL
sont plus répandus dans le public, eh bien tant mieux. En effet, les
service public jouerait alors son rôle de service public à l'instar de
la recherche par exemple..
S'il faut quelqu'un qui se prenne la tête pour améliorer les
infrastructures (dont les moyens de traitement de l'information) et que
les services publics y participent, après tout, c'est aussi leur rôle
non ? (à l'instar de la construction d'une route cette fois).
Au regard de cela, j'ai bien du mal à comprendre cette intervention que
je crois être sur le thème "nous n'avons pas les mêmes valeurs".
Quelques hypothèses toutefois :
- Comparaison de contraintes qui ne sont pas comparables.
Un service public n'est pas une startup. Il n'est pas possible d'établir
un système puis de recruter les personnes qui vont avec.
Là, c'est l'inverse. Il faut faire "avec". La démarche est
fondamentalement différente. Le personnel ne sera changé qu'en une bonne
vingtaine d'années.
La motivation au changement est un vecteur très dominant pour la
réussite/appropriation de ce changement.
Il n'est pas possible de former tout le monde à tout. Dès lors, il faut
"motiver" pour aboutir.
- Le modèle "je jette ce que je veux sur ton bureau et tu bosses"
serait-il prôné?
J'ai vu un directeur général d'une entreprise privée (envergure
européenne sur des fonds et culture USA) refuser tout passage au libre
car il ne voulait payer aucune formation, ni attendre que son personnel
s'autoforme pour se remettre enfin à bosser.
- Projection de contraintes "génériques" sur l'ensemble du privé.
Et Alcatel, Alsthom, Michelin etc? Les contraintes n'ont rien à voir
avec celles d'une boîte de 200 employés qui elle même n'a pas les mêmes
qu'une autre de 20. Même dans le privé, un seul modèle ne suffit pas.
- Un écran plat serait considéré comme un luxe dans le privé. Seul le
secteur public peut se le permettre.
Je vois plus d'écrans plats dans les entreprises que dans les
administrations que je côtoie. Evidemment, il faut pouvoir aller dans
l'arrière boutique, là où le public ne rentre jamais. Je reconnais
volontier que l'on ne peut pas rentrer dans une recette des impôts en
disant "je viens visiter j'ai des trucs à vérifier". Hélas... D'ailleurs
je m'efforce depuis 1 an d'engager une démarche de visites du Centre
Communal d'Action Sociale où je bosse comme une visite d'entreprise. Ce
genre de "tourisme" est de plus en plus en vogue (le "marché" est
demandeur !) et je trouve extrêmement regrettable que le contribuable ne
puisse pas regarder de temps en temps où va son pognon. Ceci permettrait
certainement de réguler bien des imaginaires. Les impôts ne sont pas
systématiquement à considérer comme perdus dans un trou noir. On pourra
toutefois nous reprocher de passer du temps à faire du "tourisme" et que
ce n'est pas notre rôle. On endosse généralement, dans le privé comme
dans le public, l'image qui plait le plus... aux autres.
Donc, non ce n'est pas un luxe de poser des écrans plats.
D'autre part, à propos de luxe, comme je n'ai pas trouvé de chiffres
clairs sur la conso des écrans tubes versus écrans plats, je me suis
acheté (à mes frais...) un tit compteur électrique. On va mesurer une
semaine de conso sur un poste avec un tube et une autre sur un plat.
Si j'en ai le "loisir", je reprendrai la mesure sur d'autres postes. La
question que je me pose c'est :
Au bout de combien de temps récupère-t-on l'écart de prix sur la conso ?
A comparer avec la durée de vie moyenne des écrans... tubes car je n'ai
pas de recul sur la durée de vie des écrans plats.
Bien évidemment, maintenant que je m'en suis vanté ici, je serai bien
obligé d'y publier les résultats :-)
Ne révez pas trop vite, les mesures ne se feront au mieux qu'en
décembre. Pas que ça à foutre non plus, et, calendrier budgétaire
oblige, le prochain appel d'offre ne sera publié qu'en avril 2006. J'ai
bien le temps d'expliquer les critères d'économie en termes de conso au
directeur des finances et à ma D.G. (vénérée bien sûr).
A plus Jean-Louis, j'ai l'air tout fâché mais je jure que ce n'est
vraiment pas le cas.
Jacques GAIGNARD
ARGENTE Jean Louis a écrit :
Bonsoir Tony,
Le lundi 10 octobre 2005 à 09:19 +0200, Tony GALMICHE a écrit :
...
Et concernant l'histoire des écrans plats, je vois que nous avons tous
la même idée ;-)
Humm, ce pot de miel... :-))
N a pas fait partie de notre migration en a l epoque, pourtant elle
etait totale (il faut dire, qu "en ce temps la" les ecrans plats n
etaient au meme prix ;-) ).
Nous avons fait une migration complete OOo + Linux sans contre partie
(hormis les avantages des deux... dont la quasi absence de virus). Il
est vrai que nous avions deja, depuis 1998, une "culture" Linux dans nos
agences.
La encore, je pense que les "contraintes" du public et prive ne sont pas
les memes, mais si dans ton entreprise tu peux leur faire ce cadeau,
alleluia !
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