Hello Pierre,

merci pour les retours.

Un point important : j'aurais dû préciser que l'article considère la
question des langages visuels hors de la question pédagogique, qui est
celle qui nous intéresse ici.

Pierre Boudes <[email protected]> writes:

> Je trouve l'article un peu lapidaire pour un sujet important, il y
> aurait tant à approfondir.

"Le plus long voyage commence par le premier pas" :)

@Charles: je serais heureux que la blogosphère francophone produise
autant d'articles de m... rapides, superficiels, etc. sur ces sujets!
Le mérite d'exister est tout de même un sacré mérite !

> De ce que je lis les griefs principaux sont ceux qu'on pourrait avoir
> contre n'importe quel autre type de langage dont les outils (IDE,
> debug etc.) ne sont pas au point, dont la communauté est trop petite,
> les applications ne sont pas visibles au premier plan (car réservés à
> certaines industries) :

Je ne suis pas d'accord.  Chaque grief peut s'appliquer à d'autres
langages ("non-visuels") mais l'ensemble des griefs *réunis* est
propre aux langages visuels -- ou du moins présenté comme tel.

Je reprends les arguments :

  (1) Visual Languages Aren’t Extensible
  (2) Visual Languages Generate Slow Code
  (3) Visual Language Tools Can Be Terrible
  (4) Visual Languages Lock You In
  (5) You Are Neurologically Programmed to Reject It

(1) Vaut dans un cadre classique, moins dans un cadre pédagogique.

(2) Pareil, et je suis d'accord que c'est trop général de toutes façons.

(3) Ça j'y suis très sensible : AMHA Scratch doit son succès à une
    implémentation très simple des concepts _et_ de l'interface... si
    on compare par exemple à Etoys, qui repose sur des briques un peu
    plus complexes, mais surtout sur une interface moins intuitive.

(4) Redondant avec (1)

(5) C'est le point qui m'intéresse et qui est le plus fragile dans ce
    post, mais ça me semble pointer vers quelque chose d'intéressant:
    c'est une même qualité (l'approche « visuelle ») qui rend Scratch
    facilement appréhensible par les enfants, et pour difficilement
    représentatif du travail ordinaire de l'informaticien, qui est
    _d'écrire_ du code.  D'où une forme de paradoxe... qu'on pourrait
    explorer plus à fond tous ensemble un jour :)

En fait je suis sensible au décalage qu'il y a entre l'engouement
provoqué par des réflexions comme celle de Brett Victor, et le peu de
retombées concrètes dans l'activité de programmation.

À très peu de choses près, programmer aujourd'hui se fait de la même
façon qu'il y a 20 ans, voire 40 ans.

Même si régulièrement, le sujet de la programmation visuelle lance de
nouvelles promesses.

Donc qu'est-ce qui bloque ?  À vue de nez (et mon nez n'est pas très
scientifique), je dirais qu'il y a une contrainte cognitive cachée.

Turing ne joue pas aux dés.

:)

Bonne semaine à tous !

-- 
 Bastien
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