sigir a écrit :
Je lis attentivement tous vos messages. Voici mon point de vue
d'utilisateur qui se sert de Writer de manière simple.

Je voudrais attirer l'attention sur ce qu'a écrit Jean-Yves :

 Il faut qu'il soit bien indiqué dans les documents d'aide à qui ils
s'adressent, et que leurs explications concernent bien les personnes
visées. Je ne dis pas que ce n'est pas le cas mais que c'est une
condition essentielle, ceci à cause de la complexité de
l'explication, des sous-entendus et du jargon utilisé.

Là dessus, on est d'accord. Sans perdre de vue, mais tu l'as perçu, combien il est difficile de calibrer une explication pour tel ou tel public.


Et aussi :
Il faut différencier le "concepteur de modèle" du "rédacteur".

Si c'était toujours le cas, pas de problème, mais souvent c'est le
même. Donc quel que soient les choix de mots et d'ergonomie en
général, il faut que ces choix soient justes techniquement, et qu'il
puissent être compatible avec un usage simple.

Toujours d'accord ! Mais çà devient de plus en plus de la haute voltige. Tiens, par exemple : le terme "style" est-il compatible avec un "usage simple" ? Oui, si l'on considère que c'est le B-A-BA du traitement de texte, non si l'on pose la question à monsieur Tout-le-monde (y compris en entreprise auprès d'utilisateurs fréquents).

Alors, faut-il occulter la notion, en parler différemment, la présenter quand même ?


Je prends mon exemple :
Si je mets des titres, c'est pour avoir une hiérarchisation dans mon
document,

Oui, çà me paraît le besoin de base.

que je peux ensuite retrouver si j'insère une table des
matière qui sera une vue de mon document en fonction du niveau de
hiérarchisation que j'aurai paramétré, le niveau "corps de texte"
pouvant être considéré comme le dernier niveau.

Oui, la table des matières est, en quelque sorte, un sous-produit de la hiérarchisation que tu as adoptée.


Au passage, notez la différence entre ma description et la votre :-)

:)

Mais si un utilisateur se dit, avant même de commencer : comment puis-je réaliser le plan de mon document ? Ce plan va m'aider à rédiger mon texte. Où se trouve l'option qui va bien ?

Comme tu vois, c'est, en fait, la *même* expression du *même* besoin que toi, mais dans l'autre sens. Et ta présentation n'est pas adaptée à cette description-la.

Comment concilier les deux ?

Car dans ma tête, c'est un seul but, disons un but et demi avec
l'option TdM ou pas.

Je comprends bien à la lecture de quelques documents et de vos
messages l'intérêt et la justification de la manière dont ça se
passe actuellement, mais il me semble qu'il faut qu'un utilisateur
peu exigeant puisse s'en sortir sans avoir à penser à tout ça,
notamment parce qu'il ne l'a jamais appris.

Dans cette optique, le terme "hiérarchisation" est, en effet, adapté et reflète également l'idée de plan.


Je suppose que ça passe par un ou plusieurs "presets", ce genre de
choses. Ce n'est pas très formateur, mais il y a certainement moyen
d'inciter l'utilisateur qui va cliquer sur "preset-01" à le modifier.

Je suis sûr du contraire : la quasi-totalité de ceux que je côtoie ne vont *jamais* au-delà des automatismes. Soit qu'ils n'imaginent pas que ce soit possible, soit qu'ils n'en éprouvent pas le besoin, soit qu'ils ne font pas preuve de curiosité.

> C'est encore moins formateur d'être bloqué et de ne pas trouver.

Tout le monde peut, en effet, être bloqué. Il est, par contre, très facile d'obtenir des informations : aide en ligne, collègues, amis ...et Internet. Et çà, c'est formateur : on n'apprend bien que par l'échec.


Je veux dire aussi que la découverte d'un logiciel passe aussi par
la rapidité avec laquelle on peut faire certaines choses simplement
et efficacement, soit parce qu'on est pressé (on s'en souviendra si
on n'y arrive pas) soit parce qu'on essaie, comme ça, pour voir,
sans se prendre la tête.

En fait, dans mon environnement professionnel je rencontre très fréquemment la situation suivante : un utilisateur pressé-qui-ne-se-prend-pas-la-tête veut montrer la hiérarchisation de son document mais ne connaît pas la notion de style (encore moins la hiérarchisation des styles et la numérotation). Il va mettre en forme "à la main" les titres des chapitres (du gras, taille de police, etc.) et voila.

Il ne se posera même pas la question de savoir si une hiérarchisation existe, est possible. Et ce, pendant des années ! Y compris en réalisant les tables des matières "à la main".

> Ça ressemble au problème
d'apprendre le solfège pendant 2 ans avant de toucher un instrument...


Mmmm...

Maintenant la question. *LA* question : le traitement de texte est-il une machine à écrire ? À l'évidence, non. Mais, dans l'inconscient collectif, le traitement de texte "c'est facile" et "çà s'utilise quasiment sans apprendre". Rien n'est plus faux.

L'usage du traitement de texte exige un apprentissage, que l'on soit "simple" rédacteur ou concepteur de modèles. Il me semble vain de vouloir exploiter des fonctions telles que celles que nous évoquons ici sans avoir appris un minimum. C'est pourquoi une demande comme la tienne

--
Jean-Francois Nifenecker, Bordeaux (France)

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