Chères et chers collègues,
Nous avons le plaisir de vous convier à la prochaine séance du séminaire
Phénoménologie de l'analogie et de l'instance de la technique dans la pensée
scientifique
Intervention:
Jean-Hugues Barthélémy
(CIDES/MSH Paris-Nord)
Penser par-delà Husserl et Simondon :
quelques réflexions paradoxologiques sur l'analogie, la science et la technique
vendredi 14 Juin
de 14h à 17h
Vous y êtes cordialement invité. L’entrée est libre et ne requiert pas
d’inscription préalable.
En raison du concours d’entrée à l’ENS, nous vous prions de noter le
changement de lieu:
Adresse : Salle Delacommune-Orgebin, USIC, 18 rue de Varenne, 75007 Paris.
Code porte 01563
Résumé : Séminaire organisé avec le soutien de l’École normale supérieure.
L’exploration du parallèle entre espace et probabilité s’inscrit dans un
horizon plus vaste : celui de l’analogie en science et en mathématique en
particulier. Parce qu’elle signalerait quelque chose de la créativité
mathématique, l’analogie échappe-t-elle par essence à tout traitement formel ?
À quelle sorte d’analogie ressortissent, dans ce cadre, les « ponts »
construits par la théorie des catégories ou la théorie des topoi entre « objets
» mathématiques ? Les analogies dans leurs formes maîtrisées ne sont-elles
qu’une standardisation du geste mathématique, une mise en ordre de diagrammes
de pensée qu’il faudrait se garder de confondre avec des « analogies obscures »
qui constituent autant de provocations pour des « captures rationnelles » ?
Tout en revisitant les questions traditionnelles de la « logique de la
découverte scientifique » (de l’heuristique, du raisonnement analogique, de
l’induction, etc.), nous touchons ici à
la propédeutique de l’esprit scientifique. Que cette dernière soit envisagée
dans le cadre de l’enseignement des mathématiques au sens strict ou celui d’une
« phénoménotechnique élargie », il reste à décrire ces transferts entre
habileté technique et « intuition » mathématique, entre les mathématiques
dormantes et latentes dans les gestes techniques (ou les jeux réglés) et les
mathématiques expresses, symboliquement et logiquement construites. Le double
enjeu d’une telle exploration de l’opératoire subjectif est de surmonter
l’antagonisme factice de deux conceptions dominantes des mathématiques
(logiciste et réaliste) et son corollaire : le discours mystificateur ou
mystifié sur l’étrange efficacité des mathématiques ; il est, corrélativement,
de surmonter les clichés symétriques touchant la position rétive sinon hostile,
supposée de principe, de la phénoménologie à l’égard du technologique en
général et du technologique
dans la constitution de la connaissance scientifique, en particulier.
Rappel des anciennes séances :
- Vendredi 15 mars : Didier Vaudène (U. Marie-Curie) : « L’analogie des niveaux
»
- Vendredi 26 avril : C. Lobo (CIPh/CFCUL) : « L’à peu près phénoménologique,
la connaissance approchée et les techniques d'approximation statistique »
- Vendredi 17 mai : C. Lobo (CIPh/CFCUL) : « Measure for Measure. Approximate
knowledge vs knowledge of approximation »
Séance suivante :
- Vendredi 28 juin : Bernard Maille (Paris) & C. Lobo : « L’individuation
simondonienne et l’interprétation de la MQ par De Broglie (après 1952) »
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Pour toute question, la FAQ de la liste se trouve ici:
https://www.vidal-rosset.net/