Selon Jérémy Martin le 29/09/09 21:06:

> Je souhaite votre avis et vos retours d'expérience à propos des câblage
> de lignes téléphoniques ADSL en zone rurale.
> Pour la petite histoire, je fais construire à la campagne, dans un
> village qui est branché sur celui d'à coté. Résultat, toutes les lignes
> sont en calibre 4/10 et 3km minimum en longueur. 50 dB pour une ligne,
> je trouve ça ahurissant pour une longueur pareille (alors qu'on peut
> avoir 2 fois moins sur du 6/10).

La distribution en zone rurale est essentiellement aérienne, et dans ce cas,
plus le câble est lourd, plus les risques en exploitation sont élevés. Au
moindre événement climatique (tempêtes, chutes de neige...), le câble peut
céder.

Or tant que les obligations générales au titre du Service Universel en
termes de qualité de service resteront sur de la simple continuité
électrique en vue de fournir du service téléphonique en bande de base, il
n'y a aucune raison de modifier les règles d'ingénierie.

Ceci étant dit, avec les normes actuellement en exploit sur les réseaux
Français (ADSL2+, RE-ADSL), on est pas vraiment les plus mal lotis. Allez,
au hasard, une ligne dans un petit village avec vue sur Sancerre (pas
vraiment de la zone dense CSP++), 6116m avec une distribution en 4/10eme,
63dB => 1904 kbp/s DOWN & 609 kbp/s UP


> Au delà de mon petite cas personnel, je me posais donc question à propos
> du génie civil concernant le câblage des constructions neuves et
> anciennes pour ces villages qui n'ont pas de DSLAM. Est ce
> qu'aujourd'hui, un particulier qui a l'argent et l'envie de payer le
> câblage en 6/10 jusqu'au DSLAM (par exemple) peut avoir un interlocuteur
> auprès de l'opérateur historique ou des opérateurs alternatifs ?

Non. Sauf à faire du NRA-ZO, opération initiée par une collectivité locale
consistant à requalifier en NRA une SR. Opération réalisée dans le cadre
d'un marché public, remporté à 95% par FT qui se fait ainsi subventionner
(environ 300 000 euros le bazar, pour au max quelques centaines de lignes
ainsi éclairées, avec une proportion non négligeable de NRA-ZO collectés...
sur des liens Ethernet cuivre, la belle affaire) par la collectivité le
recalibrage de sa boucle locale.

Avec à la clé des cahutes dignes de ce qu'on a fait dans les 70's en milieu
rural, c'est à dire calibrées sur les besoins actuels sans aucune vision
prospective du truc, avec une ARCEP. Car quitte à refaire un peu de GC,
autant prévoir l'avenir en faisant des NRA ZO qui le moment venu pourront
servir de point de mutualisation FTTH. Pour éviter de reproduire ce qu'on
connait actuellement sur le dégroupage où il est de plus en plus rare de
pouvoir héberger ses équipements dans la cahute.


> Autre question à propos des opérateurs et de leur installation
> "gratuites".

Ce genre de prestation s'entend lorsque les infrastructures d'accueil
existent.

En règle générale (cf. art. D.407-3 CPCE), un opérateur n'est pas tenu de
raccorder un abonné lorsque ces infrastructures d'accueil sont inexistantes,
infrastructures d'accueil qui restent à la charge du propriétaire de la
parcelle à au titre des obligations générales d'urbanisme relatives à la
viabilisation.

Et chez FT, les cas de facturation de la construction de l'accès sont
précisés en rubrique A13 du catalogue des prix.

> J'ai eu le retour d'expérience de plusieurs amis qui sont
> en conflit avec certains opérateurs car ces derniers ne veulent pas
> câbler la ligne depuis plusieurs centaines de mètres. Il faut donc
> mettre quelques poteaux en plus. Apparemment, les CGV ne prenaient pas
> en compte ce type de cas.

Pour les offres grand public, la plupart des offres précisent que les
obligations de l'opérateur s'entendent au sens où l'abonné à desservir
dispose soit d'un raccordement existant, soit d'infrastructures d'accueil
lorsque le cablâge est inexistant.

En effet, le raccordement d'une parcelle aux réseaux (énergie, eau,
assainissement, communications électroniques) est à la charge du
propriétaire (art. L.332-15 Code de l'Urbanisme) sur le segment bâtiment <->
zone droit du terrain (pour faire simple, surface du domaine public en
trottoir et voirie située dans le prolongement de la façade de la parcelle).
Lorsque le point de raccordement est situé en dehors de la zone droit du
terrain, le segment zone droit du terrain <-> point de raccordement est à la
charge de l'exploitant du réseau.


Alec, 
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