>> Michel Py a écrit :
>> Windows, Intel et Microsoft, tu peux pas éviter. Cisco tu peux pas éviter 
>> non plus.

> Toussaint OTTAVI a écrit :
> Maigre consolation pour moi, je suis dans l'informatique d'entreprise,

Moi aussi.

> donc j'arrive encore à me passer de Cisco :-)

Surement parce que tu es trop petit. Il n'y a pas que Cisco, mais à moins que 
tu ne fasses que de la PME c'est difficile d'éviter le switch Catalyst et la 
longue lignée ISR 2500/2600/2700/2800/2900/4000.
Pour les grandes entreprises, c'est également difficile d'éviter le Nexus dans 
le datacenter et l'ASR à la bordure.


> Toussaint OTTAVI a écrit :
> Pour fabriquer un ordinateur, il fallait un microprocesseur, de la RAM, un 
> PIA, éventuellement
> une ROM, du perchlorure de fer pour le circuit imprimé, et un fer à souder. 
> On comprenait et
> maitrisait  ce qu'on faisait... L'instruction de programme qui engendre un 
> signal électrique,
> qui lui-même génère une  action sur un périphérique. Aujourd'hui, on retrouve 
> un peu cet état
> d'esprit avec les Arduino et Raspberry, qui sont faciles d'accès et 
> économiques.

+1000, je suis un fan du Raspberry Pi. Intéressant de voir comment ça a évolué 
aussi, étant devenu un ordi utilisable pour travailler et développer; j'écris 
le code pour le Pi sur mon Pi, ce qui historiquement n'a pas été le cas avec 
les microcontrôleurs.


> A coté de çà, j'étais aux anges quand j'ai découvert Python,
> et la délimitation des blocs par indentation (obligatoire).

Je déteste cette partie; l'indentation du code c'est pour le rendre lisible, je 
ne pense pas que ça devrait faire partie de la syntaxe. Le côté "Monty Python" 
de Python ne me plait guère.

> Puis j'ai découvert ADA, qui est une évolution "logique". C'est un langage 
> robuste, qui permet
> d'éviter une grande partie des erreurs de programmation, et dont j'apprécie 
> la logique.

Il y a pas mal de truc sympas, comme la surcharge des opérateurs.

> Il me manque juste un peu plus de temps pour m'y mettre plus sérieusement.

Le problème d'ADA, c'est que à part un peu l'aviation et le militaire, ça 
n'existe pas. Si tu ne fais pas partie de cette communauté, il n'y a pas 
grand-chose à se mettre sous la dent.


> Problème résolu ici. Même si cela fait partie de mon métier, la programmation
> doit rester un loisir, un plaisir, une satisfaction intellectuelle. Pas 
> question
> donc de coder dans un langage qui m'est désagréable comme C ou Perl :-)

Je ne raisonne pas comme ça; je ne programme plus pour le plaisir de 
programmer, maintenant je programme pour le plaisir de voir mon programme faire 
quelque chose, que ça soit utile, cool, nécessaire, etc. Le dernier truc que 
j'ai fait qui a demandé un Pi et un fer à souder, c'était pour utiliser un 
lecteurs de badges RFID qui parlait en Wiegand au Pi et qui devait parler au 
réseau aussi, et qui devait ouvrir une porte. La partie soudure ça a été vite 
fait, un relais quelques résistances enfin rien de compliqué. C'est moi qui ai 
choisi le langage de programmation, et j'ai choisi C. Pourquoi ? A cause de la 
partie Wiegand. J'en avais jamais fait, et j'avais ni l'envie ni le temps de 
réinventer la roue, donc j'ai commencé à regarder qu'est-ce que quelqu'un 
d'autre avait déjà fait pour faire du Wiegand sur un Raspberry Pi et j'ai 
trouvé du C donc j'ai fait mon projet en C.

Alors oui, c'est comme ça qu'on crée une usine à gaz tentaculaire avec plein de 
librairies dont on utilise même pas 1%, maintenant pour faire clignoter une DEL 
il te faut 512 Mégas de mémoire, toussa.
Sauf que, pour faire clignoter ma DEL, j'ai besoin du réseau, de TCP/IP, d'un 
client SQL, de syslog, etc et donc oui if faut 512 Mégas de mémoire et Linux. 
La raison pour laquelle on en est arrivé là, c'est que en quelques heures je 
peux faire marcher le machin (en réutilisant le code existant), alors qu'il 
aurait fallu des mois pour développer ça à partir de rien.


>> Le temps où on écrivait du code sur un processeur 8 bits à 1 MHz avec un jeu 
>> de 100 instructions
>> et quelques malheureux Kilos de mémoire, sans système d'exploitation, par 
>> rapport à ce qu'on a
>> aujourd'hui, c'est la même différence qu'entre une bactérie et un humain. Et 
>> ça a évolué de la même
>> façon aussi : à grands coups d'erreurs et d'échecs, et pas en favorisant le 
>> plus beau, le plus
>> rapide, le plus fort ou le plus sympa. En favorisant le plus coriace ou 
>> adaptable, celui qui survit.

> Belle image. Je dirais que ceux qui ont survécu, ce sont ceux qui ont su 
> recruiter
> des commerciaux et des marketeux là où les autres recrutaient des ingénieurs 
> ;-(

Hélas, et je le déplore autant que toi. Mais nous vivons dans un monde 
capitaliste.

No bucks, no Buck Rogers.

Michel.


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