Bonjour Jean, Chouette sujet, merci de l'engager.
Le 08/03/2024 à 14:49, Jean Lilensten a écrit :
Avant de m'en retirer (je n'ai pas compris comment procéder d'ailleurs : les modérateurs pourront-ils m'y aider ?), je souhaite donc m'adresser à vous.
Mets un filtre pour mettre les mails dans un sous-dossier à regarder et/ou vider de temps en temps, et garde un œil dessus, il s'y passe parfois des choses intéressantes et instructives.
Avez-vous eu connaissances de pannes de réseaux, de pannes informatiques, ou électroniques dont l'origine aurait pu être attribuée à l'activité solaire ?
En réseaux terrestres non. Tout ce qu'on peut observer sont des pics de bruit sur les signaux de certains satellites quand la ionosphère est un peu secouée.
Si vous travaillez pour un opérateur, avez-vous des plans particuliers face à ce risque ? Avez-vous pris des précautions spéciales ?
Non, et ça n'aurait aucun intérêt de tenter de se prémunir spécifiquement contre ce risque.
Déjà parce qu'il y a une impossibilité logistique et économique à dimensionner le pire des cas, et surtout parce que le jour où on n'en aurait besoin, la plupart des petites mains qui font tourner les réseaux seraient probablement plus occuper à sauver leur propre peau que leurs réseaux.
Si un Carrington Event se produisait aujourd'hui, c'est la grille électrique qui sauterait en premier. Pas de numérique sans électricité, et même si les groupes électrogène des salles machines marchent encore, les utilisateurs non.
Les réseaux cuivre aérien ou mal enfouis crameraient aussi probablement, avec leurs équipements d'extrémité. On n'a plus l'habitude de garder du spare pour ces vielles brelles, en France en tout cas.
Sur la radio, les antennes et préamplis prendraient tellement cher qu'il faudrait tout remplacer. Compte au moins 4 ans de production en mode économie de guerre pour y arriver. Par contre ça forcerait les MNO à être moins cons qu'actuellement et à mutualiser plus et mieux leurs infrastructures.
Sur la fibre, rien à craindre. Câbles comme machines sont relativement immunes contre le risque électromagnétique. Sauf peut être les BMH et Landing Points des câbles sous-marin, dans lesquels on a toujours des conducteurs pour injecter du courant modulé afin de les localiser, repêcher et réparer, même quand il n'y a pas de répéteurs.
Quelles que soient vos réponses, m'autorisez-vous à les partager avec mes collègues (si vous me communiquez des choses sensibles ou confidentielles, précisez-le, c'est important). Et même, dites-moi si vous m'autorisez à les publier (pas dans des articles scientifiques, mais dans des articles grand public ou un livre en préparation). Je cite toujours mes sources, et si vous m'y autorisez, je vous citerai donc !
Ça devrait être connu plus largement, donc vas-y, propos en CC0 pour ma part.
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