http://www.rmes.be/C2005-88.htm
Les Controverse(RME)S Technology Watch n°5 - semaine du 9 au 15 septembre 2005 <...> Leçons de Katrina : l'utilité des radios-amateurs Si de nombreuses leçons pourront êtres tirées de l'occurrence de l'ouragan Katrina, notons déjà l'utilité du réseau américain de radio-amateurs. S'enregistrant volontairement auprès de l'Amateur Radio Emergency Service (ARES), ces radios ont permis de transmettre bon nombre d'informations à destination autant des autorités que de la population. Un recoupement d'informations de la sorte aurait ainsi permis de sauver 15 vies après Katrina. L'avantage d'un tel système est qu'il permet de pallier la perte d'infrastructures d'information et de relais de communication sur la zone d'impact, qu'elles aient été détruites ou qu'elles ne disposent plus d'électricité. De particulier à des ONG (Armée du Salut, organisations caritatives) en passant par des radios institutionnelles (comme celle du Hurricane Watch Net), ces radios permettent d'activer des composantes de la société civile au bénéfice direct de la sécurisation des populations. Notons par ailleurs qu'au même titre que durant la panne de courant qu'à subit New York en 2003, la rupture/saturation des communications téléphoniques (via postes fixes ou GSM) peut être compensée par l'utilisation de systèmes de téléphonie via Internet. Dans ce cas de figure, la viabilité des liaisons Internet doit toutefois être assurée. Signalons par ailleurs que l'inconnue, peu évoquée par les médias, demeure sur la situation des laboratoires de recherches biologiques situés en Louisiane. On ne siat en effet pas ce que sont devenusplus de 5000 singes affectés à la recherche sur l'Anthrax auraient ainsi disparus, ni quelle est la situation de deux laboratoires travaillant notamment sur la peste ou l'anthrax. Pour ne pas arranger la situation, Defensetech indique que 97% des employés de ces centres ont récemment été engagés et qu'ils ne semblent pas avoir disposé d'indications quant à ce qu'il fallait faire. Le comité de biosécurité local n'aurait par ailleurs pas produit un seul PV de ses activités depuis... deux ans et demi. De l'AESA à l'antenne active : l'utilisation offensive des radars On pensait que les radars AESA (Advanced Electronically Scanned Array), équipant notamment les futurs F-35 et F/A-22, étaient capable non seulement d'assurer les fonctions de détection traditionnelles, mais aussi de brouiller les radars adverses. En effet, l'antenne est composée de milliers de composants émetteurs/récepteurs (T/R) et déphaseurs. Le radar devient fractal : chaque antenne fonctionne indépendamment des autres, de sorte que l'on peut continuer à rechercher tout en concentrant une partie de l'énergie issue du radar vers un autre radar ou système électronique. Ce dernier peut alors être aveuglé voire brûlé, faisant du radar une arme de guerre électronique offensive. Il semble bien, à cet égard, que l'US Air Force ne se soit pas trompée. L'évolution des tests semble ainsi démontrer l'utilité du système à la fois contre les missiles de croisière mais aussi contre des missiles air-air. Plus ce dernier se rapproche de l'appareil doté d'un radar AESA, plus le missile peut en effet recevoir de l'énergie. Contrairement à une HPM, ce type de système génèrerait une puissance de crête inférieure mais s'avérant en moyenne plus stable dans le temps. En conséquence, si la frappe électromagnétique est moins rapide, elle peut s'avérer plus sûre, générant une attrition plutôt qu'une tentative d'anéantissement sur le système-cible. <...> Joseph Henrotin, le 12 septembre 2005
