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Trois lettres à propos de l'affaire Rhodia
LE MONDE | 09.09.05 | 14h50  ·  Mis à jour le 09.09.05 | 15h03

A la suite de notre article intitulé "Rhodia : les deux plaignants ont
été espionnés par des sociétés privées" (Le Monde du 1er
septembre), nous avons reçu trois lettres, respectivement d'Hughes de
Lasteyrie, partie civile dans l'affaire Rhodia, d'Yves-Michel Marti,
dirigeant de la société Egideria, et enfin de Joël Rey, gérant
d'Astarte intelligence.

Hughes de Lasteyrie, par l'intermédiaire de son avocat, Me Champetier
de Ribes, tient à préciser que les propos qui lui sont attribués
dans l'article "sont cités de façon tronquée et gravement inexacte.
En effet, répondant à une question des juges, explique M. de
Lasteyrie, j'ai rapporté les propos que M. Edouard Stern m'avait tenus
quelques jours avant mon audition. Je ne suis donc pas l'auteur de ces
propos, contrairement à ce que vous affirmez".

Yves-Michel Marti, dirigeant d'Egideria, souligne de son côté qu'il
"réprouve les méthodes décrites indiquant clairement, sans aucune
preuve, l'utilisation d'écoutes, d'intrusion ou de filatures par (sa)
société. Egideria est une société d'intelligence économique
honorable et reconnue comme telle, qui ne peut donc accepter
pareillesaccusations exprimées sans aucun fondement" .

Joël Rey précise, pour sa part : "Je n'ai jamais eu la moindre
relation avec Claude Bébéar, pas plus qu'avec Jean-René Fourtou.
J'ajoute que je n'espionne ou ne déstabilise personne, la nature même
de mes activités excluant tout particulièrement que je m'intéresse
aux mœurs de qui que ce soit : spécialiste des recherches
documentaires, j'ai depuis quatorze ans pour règle de ne travailler
qu'à partir d'informations issues du domaine public, garantissant
ainsi que mes synthèses sont tout aussi respectueuses de la légalité
que de la vie privée.

" Cet engagement étant la base de mon activité, poursuit M. Rey, je
ne pourrais évidemment pas le rompre sans ruiner mon crédit
professionnel, ce qui ­ - précisément ­ - est l'objectif par trop
évident de ces allégations. Enseignant mes méthodes de travail dans
deux établissements d'enseignement supérieur, à plus de cinquante
étudiants chaque année, j'interviens assez souvent dans les médias
pour qu'il soit facile de s'assurer que de telles pratiques me sont
totalement étrangères", conclut-il.

Article paru dans l'édition du 10.09.05

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