http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,[EMAIL PROTECTED],50-708377,0.html

Mystérieux cambriolages au "Point" et au "Figaro"
LE MONDE | 09.11.05 | 16h27  ?  Mis à jour le 09.11.05 | 16h27

n l'espace de quelques semaines, les rédactions du quotidien Le Figaro et de
l'hebdomadaire Le Point ont été victimes de cambrioleurs. Lundi 31 octobre, un
visiteur s'est introduit dans les locaux du journal Le Figaro , dans le 9e
arrondissement, vers 9 heures du matin, a dérobé deux ordinateurs et tenté
vainement d'en arracher un troisième.
 
Cette intrusion suscite de nombreuses interrogations au sein du quotidien. La
journaliste dont l'ordinateur a été volé n'est autre que la nouvelle compagne
du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy. Sollicitée par Le Monde , elle a
indiqué qu'elle ignorait "totalement" si elle avait été personnellement visée
par le cambrioleur. Elle n'exclut pas que son bureau, "le premier en sortant de
l'ascenseur au deuxième étage" , ait été pris pour cible totalement au hasard. 

"Une chose est certaine, mon ordinateur ne contenait aucune information
intéressante", affirme-t-elle. Elle semble écarter l'hypothèse de
l'intervention d'officines privées. Les policiers de la première division de
police judiciaire privilégient la thèse du vol crapuleux. D'autant qu'en moins
d'un an, ils ont été saisis par la direction du Figaro d'une dizaine de
plaintes pour vols.

Le premier épisode de ce feuilleton s'était déroulé le lundi 15 août. A l'heure
du déjeuner, François Malye, un journaliste du service politique du Point ,
quitte son bureau. A son retour, il constate que son ordinateur portable,
laissé sur son bureau, a disparu. Une sacoche a également été volée. En
consultant la bande vidéo des caméras de surveillance situées dans le hall
d'entrée de l'hebdomadaire, dont le siège est situé dans le 14e arrondissement,
le journaliste découvre une silhouette inconnue, qui s'est faufilée dans les
locaux du journal au moment du déjeuner. "Un homme d'une trentaine d'années,
dont malheureusement on ne discerne pas le visage, que l'on voit ressortir une
sacoche à la main, sept minutes après être entré" , raconte le reporter.

Deuxième épisode, mardi 18 octobre. François Malye, qui a rangé la veille au
soir son nouvel ordinateur portable dans le tiroir de son bureau fermé à clé ,
découvre que ce dernier a été forcé. Une nouvelle fois, l'objet a été dérobé.
Le mystérieux visiteur a été filmé par la caméra de surveillance. Cette fois,
il est resté dix minutes dans les locaux de l'hebdomadaire. Le journaliste, qui
a déposé plainte, assure qu'il a été victime de "professionnels" : "Il fallait
être très bien renseigné pour savoir à quel moment je n'étais pas au journal et
quand j'y avais laissé mon portable, que j'emporte souvent avec moi."
D'ailleurs, les enquêteurs de la troisième division de police judiciaire n'ont
découvert sur place aucune empreinte digitale. Que cherchait le cambrioleur ?
François Malye, qui est président de la société des rédacteurs du Point et du
Forum des sociétés de journalistes, s'interroge : "Je travaille sur des
dossiers qui ne me paraissent pas spécialement sensibles", explique-t-il. 

Fabrice Lhomme
Article paru dans l'édition du 10.11.05

http://www.liberation.fr/page.php?Article=337398
Cambriolages au «Figaro» et au «Point»

Des ordinateurs de journalistes dérobés dans les deux rédactions.

par Olivier COSTEMALLE
QUOTIDIEN : jeudi 10 novembre 2005

Des ordinateurs ont été dérobés dans les rédactions du Figaro et du Point. En
apparence, aucun lien entre les deux affaires. Au Figaro, l'un des ordinateurs
volés est celui de la nouvelle compagne de Nicolas Sarkozy. Au Point, François
Malye, spécialiste des questions de santé publique et auteur de livres sur le
scandale de l'amiante, s'est fait voler deux ordinateurs à deux mois
d'intervalle. Des larcins comme il en survient dans toutes les entreprises ?
Peut-être pas. Car le mode opératoire est identique : le ou les cambrioleurs
sont très bien renseignés sur la configuration des lieux, ils agissent à visage
découvert etavec beaucoup d'audace. La marque d'une officine privée, assure un
connaisseur. La police judiciaire est chargée de l'enquête.

Répondre à