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Les drones détrônés par les ballons captifs ?

(© Jean-Jacques CÉCILE, 19 novembre 2005) – Les plus légers que l’air vont-ils remplacer les engins aériens sans pilote dans le cadre de certaines utilisations spécifiques ? Plus que jamais, la question reste posée et, depuis plusieurs années déjà, certains industriels proposent des solutions opérationnelles allant dans ce sens. L'utilisation d'Unmanned Aerial Vehicles par les petites unités présente en effet quelques inconvénients au rangs desquels la formation des pilotes, le coût des engins ainsi que les limitations opérationnelles notamment dues à la force du vent ; or, ces inconvénients sont susceptibles d'être contournés par l'utilisation de ballons captifs de petites dimensions permettant de voir « au-delà de la colline ». Ce constat a notamment été à l'origine de la commercialisation de l'Helikite par la société britannique Allsopp Helikites Limited. Résultant d'un croisement de ballon captif avec un cerf-volant, l'Helikite peut être mis en œuvre par des vents allant jusqu'à 65 km/h alors que les drones miniatures volent difficilement lorsque gênés par un courant aérologique dont la vitesse est supérieure à 35 km/h. De tels ballons captifs sont cependant visibles à l'œil nu, raison pour laquelle Allsopp Helikites Limited a conçu un Helikite avec une enveloppe en matière transparente ; un engin de ce type gonflé à l'hélium devient invisible au-delà de 460 mètres. Dans la jungle de Brunei, les forces armées britanniques ont utilisé un Helikite pour ériger une antenne radio au-dessus de la végétation luxuriante. Or, de plus en plus, on évoque la conversion de drones légers au rôle de relais radio afin qu’ils puissent retransmettre les informations acquises par d’autres drones légers plus particulièrement dans un contexte riche en obstacles naturels ou artificiels gênant la propagation des ondes radio, zone urbaine par exemple.

© Jean-Jacques CÉCILE
19 novembre 2005

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