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Intelligence Online n° 514  - 23/12/05
Washington: La DIA étudie les vulnérabilités technologiques de la
défense

Quelles sont les technologies critiques fabriquées à l'étranger dont
une rupture d'approvisionnement mettrait en danger les capacités
militaires américaines ?
Créé sur l'initiative de la division Technology Warning de la Defense
Intelligence Agency (DIA), la commission Critical Technology
Accessibility, établie sous l'égide de The National Academies, devra
identifier les technologies et composants pour lesquels les Etats-Unis
s'approvisionnent exclusivement auprès d'un pays tiers. Elle aura en
charge d'évaluer l'impact d'une rupture d'approvisionnement sur les
capacités de défense américaines, suite à un embargo ou un conflit.
Composé de huit experts dont cinq sont spécialistes de secteurs
identifiés comme critiques, le comité s'est réuni deux fois en
décembre et devrait rendre ses conclusions en mai 2006. En fait, la
DIA sous-traite sa veille technologique et son évaluation des risques,
en utilisant le vaste réseau d'experts fédérés par The National
Academies, une organisation publique qui regroupe les principales
institutions scientifiques américaines (National Academy of Sciences,
National Research Council, Institute of Medecine et National Academy of
Engineering). La création de la commission Critical Technology
Accessibility s'inscrit dans une relation de long terme entre la DIA et
The National Academies. Celle-ci avait déjà coordonné l'an dernier
l'activité du DIA Technology Forecasts and Reviews Committee, dont les
conclusions parues en mai 2005 portaient sur un éventail très large
de technologies : guérilla urbaine, encryptage par ADN, guerre
bactériologique, etc. Le rapport de ce comité suggérait la création
d'un comité permanent DIA/National Academies, véritable système
d'alerte immergé au sein de la communauté scientifique, qui a vu le
jour sous le nom de TIGER.. Il est dirigé par l'ancienne sous
directrice science et technologie de la CIA, Ruth A. Davis.

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