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Affaire Clearstream: Villepin aurait détruit un rapport en 2004 
                02/10/2006 - 18h06
        
                        
PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin aurait détruit de ses mains à  
l'automne 2004 un rapport de la DST qui concluait que son ami Jean-Louis  
Gergorin était l'auteur d'une manipulation utilisant de faux listings de  
la société Clearstream, assure un livre qui paraît ce mercredi.

C'est Pierre de Bousquet de Florian, patron de la DST (Direction de la  
surveillance du territoire) qui le déclare, écrit le journaliste du Monde  
Hervé Gattegno, auteur de l'ouvrage portant principalement sur Jacques  
Chirac et intitulé "L'irresponsable".

"Le rapport, qui constituait une preuve matérielle de l'identification du  
'corbeau' dès cette époque et démontait la machination, n'a jamais été  
retrouvé. Et pour cause : devant plusieurs témoins, le directeur de la DST  
a affirmé depuis que Dominique de Villepin l'avait détruit sous ses yeux",  
lit-on dans cet ouvrage.

Lundi, Pierre de Bousquet a démenti.

"Je ne puis que m'inscrire en faux contre cette assertion. Non seulement  
il n'y a jamais eu de 'rapport' de la DST sur cette affaire, mais  
l'ensemble des documents produits par mon service et déclassifiés a été  
transmis aux juges chargés du dossier", écrit-il dans un communiqué.

Hervé Gattegno a expliqué à Reuters être en mesure de confirmer que le  
patron de la DST avait bien fait ce récit. Sollicité par Reuters, Matignon  
n'a pas répondu dans l'immédiat.

Dominique de Villepin, à l'époque des faits ministre de l'Intérieur, avait  
commandé en juillet 2004 à Pierre de Bousquet une enquête sur les listings  
de la société Clearstream.

Ces listes de comptes bancaires, parvenus par lettres anonymes au  
printemps 2004 au juge Renaud Van Ruymbeke, compromettaient plusieurs  
centaines de personnalités, dont Nicolas Sarkozy.

La DST était vite parvenue à la conclusion que les listings étaient des  
faux et que Jean-Louis Gergorin, vice-président d'EADS, était l'auteur des  
courriers anonymes au juge Van Ruymbeke.

Entre la fin septembre et la mi-octobre 2004, trois "notes de contact" ont  
été rédigées avec ces conclusions et Pierre de Bousquet a proposé à  
Dominique de Villepin d'avertir l'état-major d'EADS, raconte le livre.

On ignore si l'avertissement a été lancé mais Jean-Louis Gergorin est  
resté en poste à EADS. Le juge Van Ruymbeke n'a jamais été informé des  
conclusions de la DST et il a dû mener ses propres investigations à  
l'étranger pour conclure à la manipulation, fin 2005.

Jean-Louis Gergorin a été mis en examen pour "faux, usage de faux et  
dénonciation calomnieuse" en juin, de même qu'Imad Lahoud, ex-cadre d'EADS  
soupçonné d'avoir fabriqué les faux.

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