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14-11-2006 | 15:34  Les usages partisans de l'internet


Colloque organisé par l'équipe IRENEE – Université Nancy 2 21 et 22 juin  
2007

En partenariat avec:

Le réseau DEL – Démocratie Electronique, GDR TICs du CNRS

Le GEOPP – AFSP Groupe sur l'Etude des Organisations et des Partis  
Politiques de l'Association Française de Science Politique

L'équipe Sciences Po Recherche de l'UMR Pacte-CNRS

L’essor de la communication politique via internet, mais aussi par SMS,  
constitue un des phénomènes émergents ces dernières années. Internet est  
en passe de devenir en Europe un media de masse, avec près de 50% de la  
population utilisatrice. Cet outil est de plus en plus utilisé pour  
informer, débattre et mobiliser politiquement, comme en témoigne par  
exemple la campagne sur le Traité constitutionnel européen (Ghitalla et  
Fouetillou, 2005).

Si l’internet citoyen fait l’objet de travaux francophones relativement  
nombreux (Granjon, 2001 ; Jauréguiberry et Proulx, 2003 par exemple), les  
usages partisans de l’internet ont jusque là moins attiré l’attention des  
chercheurs de langue française, à quelques exceptions près (Ollitrault,  
1999 ; Serfaty, 2002 ; Revue Mots, 2006), tandis que les travaux  
anglo-saxons se multipliaient depuis la fin des années 1990 (Davis, 1999 ;  
Kamarck et Nye, 2002 ; Gibson, Nixon et Ward, 2003). En effet, qu’il  
s’agisse de la création de sites internet ou de blogs, de campagnes en  
ligne ou de l’ouverture d’espaces de discussion, les partis politiques  
apparaissent comme des participants actifs du cyberespace, sur lesquels on  
propose de s’interroger dans le cadre d’un colloque qui se déroulera à  
Nancy en juin 2007, juste après les campagnes présidentielle et  
législatives françaises.

Ce colloque vise à cerner de plus près comment l’internet, et plus  
globalement les technologies de l’information et de la communication sont  
appropriées/réappropriées par différents acteurs et réseaux partisans, et  
affectent éventuellement les modalités de la mobilisation partisane, les  
positions des acteurs et le fonctionnement interne des organisations  
politiques.

Divers axes de discussion pourront être développés, parmi lesquels :

1) Les spécificités et l’efficacité de la communication partisane par le  
biais des TIC, en et hors campagne électorale : celle-ci est-elle  
différente d’autres modalités de communication partisane (presse du parti,  
tracts et programmes etc) ou des interventions sur d’autres médias  
(télévision, presse écrite, radio) ? Quelle place tient la communication  
sur internet dans les stratégies de campagne des partis ? Ces « nouvelles  
» formes de communication sont-elles efficaces, quels sont leurs effets,  
aussi bien dans l’électorat que dans les organisations elles-mêmes ? En  
quoi favorisent-elles ou transforment-elles les mobilisations partisanes ?

2) Les modalités de l’appropriation de l’internet à la fois au sein et à  
la marge des partis : quels acteurs sont à l’origine du développement des  
TIC dans les organisations partisanes, comment celui-ci s’effectue-t-il ?  
Quels sont les moyens financiers, organisationnels ou symboliques mis en  
oeuvre ? En quoi les « cultures d’institutions » interviennent-elles dans  
l’appropriation et les usages sociaux et techniques des TIC ? Plus  
largement, quelles sont les spécificités sociologiques des usagers de  
l’internet partisan, quel est leur degré d’implication ? Qui sont les  
citoyens qui participent à la production de sites partisans – notamment  
locaux – ou aux discussions sur les forums des partis ? Faut-il considérer  
les « net-activistes » partisans comme des militants du monde réel passés  
au virtuel (Norris, 2001), ou comme des internautes éloignés des  
structures collectives (Putnam, 2000) ?

3) Les transformations des organisations internes permises par les usages  
des TIC : en quoi ceux-ci peuvent-ils favoriser (ou pas) une remise en  
question du travail politique effectué au sein des partis ? En quoi  
peuvent-ils soutenir la constitution ou le maintien de réseaux spécifiques  
? Nombre d’hypothèses demandent à être vérifiées dans ce domaine,  
concernant le recours aux intervenants extérieurs pour les activités de  
communication partisane, les modifications éventuelles des relations entre  
structures nationales et structures locales, la visibilité plus grande des  
minorités partisanes, la « dématérialisation » des congrès... On peut  
également s’interroger sur la définition des frontières des organisations,  
les TIC constituant un outil d’intégration des sympathisants, des  
non-membres. Enfin, on peut se demander dans quelle mesure l’essor des  
technologies de l’information et de la communication accompagne des  
évolutions débattues ces dernières années concernant les partis  
politiques, telles que la professionnalisation politique et le recours aux  
experts (think tanks, conseillers en communication...), la tendance à la  
cartellisation (Katz et Mair, 1994 ; Aucante, Dézé et Sauger, 2006) ou le  
déclin du nombre d’adhérents.

4) Le lien entre les usages partisans des NTIC et les valeurs qui les  
sous-tendent : quels discours sur le rôle des partis et les  
transformations de la démocratie accompagnent-ils les usages des TIC au  
sein des organisations partisanes ? La sensibilité à certains outils (le  
logiciel libre, par exemple) s’appuie-t-elle sur des valeurs spécifiques?  
Les acteurs partisans considèrent-ils les TIC comme une voie possible de  
(re)légitimation des partis politiques, ou comme des outils aboutissant à  
une démocratie « dépersonnalisée », technicisée ? Il s’agit ici d’évaluer  
dans quelle mesure les « mythologies » de l’internet imprègnent les  
organisations politiques, et orientent éventuellement leur action.

Les propositions, d’une page, sont à renvoyer pour le 10 janvier 2007. Les  
approches comparatives seront particulièrement appréciées. Ces journées  
sont ouvertes à l’ensemble des chercheurs en sciences humaines et  
sociales, sans exclusive disciplinaire.
Organisation :

Fabienne Greffet, Maître de conférences en science politique à  
l'Université Nancy 2, équipe IRENEE, Chercheure associée au Pacte-CNRS  
([EMAIL PROTECTED])

Ludivine Laurent, Ingénieure d'études IRENEE  
([EMAIL PROTECTED])
Comité scientifique:

Christophe Bouillaud, Professeur de science politique à l'Institut  
d’Etudes Politiques de Grenoble, représentant de l'UMR-Pacte

Hélène Combes, Chercheure en en science politique, CNRS-CRPS Paris 1,  
représentante du GEOPP-AFSP

Béatrice Fleury-Vilatte, Professeure de sciences de l’information et de la  
communication à l'Université Nancy 2, Chercheure au CREM de l'Université  
de Metz

Jacques Gerstlé, Professeur de science politique à l'Université Paris 1,  
Chercheur au CRPS

Rémi Lefebvre, Professeur de science politique à l'Université de Reims,  
Chercheur au CERAPS-Lille 2

Laurence Monnoyer-Smith, Maître de conférences en sciences de  
l’information et de la communication à l'Université Technologique de  
Compiègne, Chercheure au laboratoire Costech

Paul Nixon, Senior Lecturer in European Studies à l'Université de la Haye

Viviane Serfaty, Maître de conférences en études américaines à  
l'Université de Marne-la-Vallée, Chercheure à IMAGER-Université Paris 12  
et Chercheure associée au GSPE-IEP de Strasbourg

Thierry Vedel, Chercheur en science politique, Cevipof-FNSP, représentant  
du réseau DEL-CNRS



Date limite de remise des propositions : 10 janvier 2007

Merci de renvoyer votre proposition à [EMAIL PROTECTED], en  
précisant dans quelle thématique du colloque elle s’inscrit.

Notification de l’acceptation : 1er mars 2007

Remise des papiers (30 000 signes espaces compris max.) le 15 mai 2007.  
Une publication des actes est envisagée.

Pour les contributeurs du colloque, les frais de séjour à Nancy seront  
pris en charge par l'équipe IRENEE-Université Nancy 2. Les participants  
pourront emprunter le tout nouveau TGV Est (mise en service prévue pour le  
10 juin 2007!).

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