http://permanent.nouvelobs.com/politique/20061115.OBS9359.html

L'Elysée nie le compte japonais de Chirac

NOUVELOBS.COM | 15.11.06 | 16:12

Le Canard Enchaîné publie un extrait d'un document de la DGSE
attestant en 1996 un compte ouvert à la Tokyo Sowa Bank. L'Elysée
dément.

L'hebdomadaire Le Canard enchaîné publie partiellement, dans son
édition de mercredi 15 novembre, un fac-similé d'une note de la
Direction générale des services extérieurs (DGSE, services secrets),
datée de novembre 1996, faisant état d'un compte bancaire au Japon au
nom de Jacques Chirac.

"L'Elysée oppose un démenti catégorique aux allégations
mensongères selon lesquelles le président de la République aurait
possédé un compte bancaire au Japon", a réaffirmé mardi soir la
présidence.

Cette note a été saisie aux Archives de l'armée dans les cartons du
général Philippe Rondot par les juges en charge de l'affaire
Clearstream, précise l'hebdomadaire satirique.

300 millions de francs

Selon cette note, un informateur du chef de poste de la DGSE à Tokyo
lui a remis des documents sur la Tokyo Sowa Bank, mise en faillite en
2001. "Le montant des sommes versées sur le compte ouvert par Sowa au
nom de M. Chirac serait de soixante-dix oku yens, soit sept milliards
de yens, soit environ trois cents millions de francs", lit-on sur ce
document partiellement reproduit par Le Canard enchaîné.

Le 10 mai dernier, le journal avait reproduit des extraits de
l'audition du général Rondot par les deux magistrats instructeurs
dans laquelle il évoquait l'existence de ce compte.

L'Elysée avait alors réagi en assurant que "le président de la
République n'a jamais possédé aucun compte à la Sowa Bank",
assurant que "ces allégations sont à rattacher à une campagne de
calomnies qui avait été lancée à l'encontre du président de la
République en 2001 et dont il a été établi qu'elle était sans
aucun fondement".

Démentis

Selon l'hebdomadaire, peu après ses "révélations sur le compte de
Chirac", le rédacteur de cette note "devait être dépêché dans deux
autres ambassades, toujours en Asie, mais sous un autre nom".

Dans un rapport daté de janvier 2002, l'ex-patron de la DGSE,
Jean-Claude Cousseran, démis de ses fonctions après la réélection
de Jacques Chirac en mai 2002, affirme que cette note a été rédigée
"à partir de vagues rumeurs" ayant pour origine "un entrefilet du
Shunka Post, un magazine populaire japonais sans aucun crédit",
poursuit Le Canard enchaîné.

En mai 2006, le général Rondot assurera dans une interview au Journal
du Dimanche que l'histoire de ce compte au Japon est une "non-affaire".
"Il n'y a pas de compte de Jacques Chirac au Japon", avait-il dit.

"Jambage"

Dans un livre intitulé "Machinations" (Denoël), à paraître le 16
novembre, les journalistes Karl Laske et Laurent Valdiguié évoquent
également cette affaire, en citant la note de la DGSE envoyée de
Tokyo le 11 novembre 1996.

Selon Le Canard Enchaîné et l'ouvrage de Karl Laske et Laurent
Valdiguié, la "taupe" de la DGSE dont le pseudonyme est "Jambage" a eu
accès à des documents internes de la banque japonaise dirigée par
Shoichi Osada, un ami de Jacques Chirac. (avec AP)


--~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~
  Vous avez reçu ce message, car vous êtes abonné au groupe Groupe "guerrelec" 
de Google Groupes.
 Pour transmettre des messages à ce groupe, envoyez un e-mail à 
l'adresse [email protected]
 Pour résilier votre abonnement à ce groupe, envoyez un e-mail à 
l'adresse [EMAIL PROTECTED]
 Pour afficher d'autres options, visitez ce groupe à l'adresse 
http://groups-beta.google.com/group/guerrelec?hl=fr
-~----------~----~----~----~------~----~------~--~---

Répondre à