http://www.liberation.fr/vous/emploi/216714.FR.php

Qu'est-ce que je vais faire plus tard ?
Intelligence peu économique
Par Stéphanie PLATAT
QUOTIDIEN : lundi 13 novembre 2006

C'est la salle où Madame de Pompadour donnait autrefois des bals.
Aujourd'hui, une quinzaine d'élèves se forment à l'intelligence
économique (IE), ordinateur wi-fi sur leur bureau ambulant. Le bureau
du directeur de l'école est l'ex-chambre de la favorite du roi, le
fond de la pièce est le dernier mur du château de Versailles.

Le lieu est d'exception, l'école (1) assez sélect. La quinzaine
d'élèves a été choisie sur 67 candidats, quasiment élus sur leurs
capacités à intégrer à la fin de l'année une entreprise. «Ce sont
tous des gens enthousiastes, créatifs, des enfants de l'information,
en somme», explique Benoît de Saint-Sernin, directeur et fondateur de
l'Ecole européenne d'intelligence économique. Niveau bac + 4 voire
bac + 5, ils viennent de Toulouse, Bordeaux, Paris, et aussi de Serbie
ou du Canada, pour suivre ainsi les cours de spécialistes de l'IE
comme François Jakobiak et apprendre à rechercher, traiter et
diffuser l'information au sein des entreprises. Cette formation sera
bientôt accessible en droit individuel à la formation .

«Google offre 5 % seulement de connaissances, explique Benoît de
Saint-Sernin, nous apprenons à nos élèves à aller plus loin dans la
recherche en leur fournissant notamment la méthodologie.»
Etonnamment, les élèves n'ont que deux jours de cours par semaine, le
reste est consacré à des cas pratiques de résolution de dossiers,
où les élèves plantés dans la réalité deviennent alors des
sous-traitants. «Nous répondons à de vraies demandes d'entreprises,
qui nous confient des missions de recherche», explique le directeur.
Les élèves sont rémunérés 300 euros mensuels pendant au moins
quatre mois. Ils ont notamment eu à renseigner des exploitants
forestiers sur l'exportation de bois en Chine : aides possibles, état
du marché et de la demande. Les élèves ont aussi bûché pour une
PME spécialisée dans les glissières de sécurité, qui recherchait
des moyens de se diversifier. Ces missions durent entre trois et six
mois, et le travail est évalué par le client. L'école promet plus de
dix heures d'entretiens personnels avec un chasseur de têtes, ainsi
que des séances de coaching avec tests de personnalité, «ce sont des
modules d'aide à l'embauche, pour que l'élève sache se valoriser
lors d'un entretien».

Une fois diplômés, les élèves sont déjà assurés d'être reçus
en entretien par le parrain de la promotion, le groupe Vranken-Pomerol.
Mais l'IE se paie cher : la formation «offerte» par l'Ecole
européenne d'intelligence économique est facturée 9 300 euros, «sur
lesquels on doit retirer les 1 200 euros perçus pendant les
missions», essaie de relativiser Benoît de Saint-Sernin, «8 100
euros, pour une école haut de gamme de troisième cycle, je craignais
que cela ne soit pas assez cher quand on sait qu'une école de commerce
coûte environ 10 000 euros par an». Beau ticket d'entrée quand même
chez la Pompadour.
(1) www.eeie.fr.


--~--~---------~--~----~------------~-------~--~----~
  Vous avez reçu ce message, car vous êtes abonné au groupe Groupe "guerrelec" 
de Google Groupes.
 Pour transmettre des messages à ce groupe, envoyez un e-mail à 
l'adresse [email protected]
 Pour résilier votre abonnement à ce groupe, envoyez un e-mail à 
l'adresse [EMAIL PROTECTED]
 Pour afficher d'autres options, visitez ce groupe à l'adresse 
http://groups-beta.google.com/group/guerrelec?hl=fr
-~----------~----~----~----~------~----~------~--~---

Répondre à