http://www.assemblee-nationale.fr/presse/divisionpresse/m01.asp

Logiciels libres à l'Assemblée nationale (communiqué du 22 novembre 2006)

Les postes micro-informatiques des députés seront dotés de logiciels libres à
compter de la prochaine législature.

A la demande du Président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, qui
avait été saisi par plusieurs députés, une réflexion a été engagée sur le
recours accru aux logiciels libres à l'Assemblée nationale.

Sur la base d'une étude à laquelle ont été associés les groupes politiques, le
Président et les Questeurs de l'Assemblée ont décidé de doter les postes
micro-informatiques mis à la disposition des députés de la prochaine
législature de logiciels libres : système d'exploitation Linux, suite
bureautique Open Office, navigateur Internet Firefox et client de messagerie
libre.

L'étude a montré que les solutions libres offrent désormais des
fonctionnalités adaptées aux besoins des députés et permettront de réaliser de
substantielles économies en dépit de certains coûts de mise enœuvre et de
formation.

Cette décision répond de manière concrète aux préconisations de nombreux
députés de voir les pouvoirs publics recourir plus largement aux logiciels
libres.

http://linuxfr.org/2006/11/23/21674.html

Les postes informatiques des députés seront dotés de logiciels libres à
compter de la prochaine législature en juin 2007 
Posté par Jean-Christophe BECQUET (page perso). Modéré le jeudi 23 novembre.

En septembre dernier, les députés Richard Cazenave et Bernard Carayon
étaient désignés par le Groupe UMP pour épauler l'administration de l'Assemblée
nationale dans l'ouverture de ses systèmes d'information aux logiciels libres.

Il s'agissait notamment d'assurer le suivi d'un audit confié par le Secrétaire
général de l'Assemblée nationale à ATOS Origin afin d'établir les usages et
les besoins des Députés pour leur poste de travail. Richard Cazenave évoquait
une migration complète vers des solutions libres : système d'exploitation et
logiciels.

Aujourd'hui, l'Assemblée nationale annonce par voie de communiqué de presse
que les postes informatiques mis à la disposition des députés seront dotés de
logiciels libres à compter de la prochaine législature en juin 2007. La
solution retenue porte comme prévu à la fois sur le système d'exploitation et
sur les logiciels : système d'exploitation GNU-Linux, suite bureautique
Openoffice.org, navigateur Internet Mozilla Firefox et client de messagerie
libre (on peut supposer qu'il s'agira de Mozilla Thunderbird).

L'étude conclut que les solutions libres offrent désormais des fonctionnalités
adaptées aux besoins des députés et permettront de réaliser de substantielles
économies en dépit de certains coûts de mise en oeuvre et de formation. Si
c'est vrai pour l'Assemblée nationale, ça doit pouvoir s'appliquer ailleurs !

On comptait déjà plusieurs migrations vers le logiciel libre dans
l'administration : notamment le remplacement des serveurs Windows NT par
GNU-Linux au Ministère de l'Agriculture (et aussi plus récemment
Openoffice.org sur les postes de travail) ou encore la migration vers
Openoffice.org, Mozilla Firefox et Thunderbird à la Gendarmerie Nationale,
mais c'est la première fois qu'on entend parler de GNU-Linux sur les postes de
travail. Il ne reste plus qu'à attendre leur retour d'expérience.

    * [fr] La précédente dépèche sur Linuxfr : Les députés bientôt libres ?
(132 hits)
    * [fr] Le communiqué sur le site de l'Assemblée Nationale : Logiciels
libres à l'Assemblée nationale (390 hits)
    * [fr] Sur le blog de Richard Cazenave : Bientôt des logiciels libres à
l'Assemblée Nationale (295 hits)
    * [fr] Sur Apitux.org : Logiciel libre, standards ouverts et
interopérabilité à l'Assemblée nationale et au Sénat (88 hits)
    * [fr] Sur Linuxfr : Le Ministère de l'Agriculture migre ses serveurs NT4
sous Linux (103 hits)
    * [fr] Sur Linuxfr : Migration de la gendarmerie sous OOo (107 hits)


http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=16016
Le logiciel libre doit devenir le support de notre indépendance technologique.
par Pierre Jean Duvivier

Une nouvelle victoire, et de taille, de la communauté du libre: l’Assemblée
nationale vient de décider de migrer vers les logiciels libres. A l’origine du
projet on retrouve d’ailleurs des députés qui s’étaient opposés, chacun à sa
manière, aux dispositions issues du lobbying anglosaxon autour du projet de
loi DADVSI qui avait comme objectif de protéger les monopoles établis comme
Microsoft: notamment Richard Cazenave et Bernard Carayon de l’UMP, Christian
Paul et Patrick Bloche du PS et Frédéric Dutoit du PCF.

Derrière ce nouveau recul des produits estampillés Microsoft, une vraie guerre
a recommencé : celle de l’indépendance technologique de la France et de
l’Europe face à l’hégémonie américaine dans le domaine.

En 1980 déjà, le minitel était né d’un rapport stigmatisant la dépendance
technologique française sur les réseaux de l’époque, et des rapporteurs, dont
Alain Minc, avaient poussé France Telecom à développer une technologie
nouvelle qui en était détachée.

Cette volonté, paradoxalement, avait d’ailleurs écarté les recherches de Louis
Pouzin et avait fait rater à notre pays la vraie découverte de l’Internet.

Cette fois-ci, ce courant techno-politique français semble avoir retrouvé des
couleurs et un poulain : la fondation Mozilla, par exemple, et d’autres
plates-formes du libre qui commencent à frissonner à l’idée d’un recul
généralisé de Bill (Gates) en France.

Il faut maintenant aussi aller plus loin et attaquer directement, comme le
dernier forum sur la société de l’information ne l’a pas fait, les instances
de gouvernance de l’Internet qui sont confisquées par les intérêts uniques de
quelques entreprises américaines.

Certes l’Icann et ses dépendances se sont dotés d’un simulacre de démocratie
participative, mais ces instances qui fixent les règles du jeu pour tout le
monde sont sous les directives politiques américaines bushiennes.

L’Europe a les moyens de gagner son indépendance technologique en créant un
autre réseau - connecté évidemment à l’Internet actuel - et en poussant sa
recherche fondamentale dans le domaine à un niveau supérieur.

Créer ce nouveau réseau européen fondé sur les solutions libres n’est pas si
utopique que ça.

Dans une projection idéale, il pourrait même servir de socle à un programme
plus ambitieux de renforcement de l’appartenance commune à l’Europe des
peuples qui la composent.

Le réseau actuel est dominé par la vision mercantile américaine du rapport au
monde, où tout doit se compter en dollars pour exister.

L’Europe, elle, a une vision plus politique du rapport à l’homme, et des
objectifs qui ne sont pas strictement économiques : cette vision plus moderne
doit primer sur la vision actuelle, plus primaire, américaine.

Nous devons porter la technologie sur nos valeurs comme un outil pour les
renforcer, alors qu’actuellement nous nous battons sur le terrain de valeurs
qui nous sont par certains aspects étrangères. 


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